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OBORERU

07Partie 7

Partie 7

Elle ne pouvait rien dire, ni à personne, ni à quoi que ce soit. Partager ce qui s’était passé ne serait pas pardonné. Pourquoi les choses étaient-elles devenues ainsi ? Pourquoi cela lui était-il arrivé ? Ces jours lointains au manoir, avec ces enfants pas du tout mignons, cet enfant mignon, ce maître sans espoir――où étaient passés ces moments ?

――Ayant reçu un mot d’un messager secret, Cecilus ferma un œil et regarda la lune. Cecilus : “Hmm, hmmhmm, hmmhmmhmmmm~.”

Tordant son cou et se courbant la taille, assez bas pour que les pointes de ses longs cheveux puissent effleurer le sol, il inclina sa forme. Par nature, la réflexion n’avait jamais été son meilleur attribut. Cecilus n’avait pas reçu d’éducation formelle, et avait vécu sans avoir l’intention d’apprendre des choses en premier lieu. En années, sa vie se chiffrait à environ vingt, mais il l’avait passé à une seule chose. Il avait passé de nombreuses années à manier l’épée, ce dont il était fier. Puisqu’il ne vivait que pour cela, dans son cœur, il souhaitait éviter les sujets difficiles. Cecilus : “Bon, comment ça doit être fait. Quant à moi…” Redressant son corps courbé, Cecilus secoua la poussière de ses cheveux qui avaient touché le sol. Et posant une main sur l’épée à sa taille, il se retourna avec un mouvement semblable à une danse, Cecilus : “Hey, Halibel-san. Qu’est-ce que tu en penses ?” Halibel : “Quoi, c’est scandaleux que tu m’aies trouvé alors que je gardais le silence, et que tu sois si peu gêné.” Sur le balcon du château――sur le balcon du Pandémonium, sous la lumière de la lune et du ciel, le shinobi homme-bête émergea de l’ombre. Ayant été détecté, Halibel se gratta la tête et s’approcha de Cecilus, le visage de ce dernier restant imperturbable. Il sortit le kiseru de sa poche, l’introduisit dans sa bouche et en alluma le bout. Il inhala, et expulsa une fumée violette. Halibel : “À l’instant, qui était ce messager qui se faufilait ?” Cecilus : “Ça ? ――Disons que c’était l’un des Neuf Généraux Divins, mais… Eh bien, si c’est Halibel-san, le meilleur shinobi du monde, il n’est pas étonnant qu’il ait été repéré.”

Halibel : “Ce-san, tu n’es pas du tout fait pour les trucs secrets. Ne viens-tu pas de révéler que tu n’as jamais rompu les liens avec l’Empire Vollachien ?” Cecilus : “Mais, Halibel-san, n’étais-tu pas déjà au courant ?” Halibel : “――――” Halibel, qui arborait déjà un sourire gêné, sourit encore plus face au commentaire de Cecilus. Que ce ne soit pas un signe négatif, Cecilus en était franchement conscient. Cecilus : “À l’origine, travailler avec le boss était conforme à l’ordre de son Excellence. Bien sûr, le fait que j’ai accepté l’invitation du boss et que je sois venu dans ce camp n’est pas un mensonge.” Halibel : “Avec le collier de l’Empire autour de ton cou… Eh bien, les mouvements de Su-san, s’ils sont bien utilisés, il serait facile de les transformer en profit pour ton pays. Cette connaissance venant d’un endroit inconnu serait plus facilement acceptée à Kararagi et Vollachia plutôt qu’à Lugnica et Gusteko.” Cecilus : “Ça le serait, oui.” Rentrant ses mains dans les manches de son kimono, Cecilus reconnut qu’il était un espion. La raison pour laquelle Cecilus avait coopéré aux activités de l’organisation, comme il l’avait déclaré, était dans le but suivre les ordres de l’Empereur de Vollachia. Cependant, l’Empereur, connaissant le tempérament de Cecilus, n’avait pas donné d’instructions spécifiques. Non pas qu’il aurait pu s’en souvenir, même s’il l’avait fait. Le rôle de Cecilus, conformément aux ordres, était de―― Cecilus : “Tout ce que j’ai à faire, c’est tuer ceux que le boss ordonne de tuer, à part Son Excellence. Donc, c’est comme d’habitude.” Halibel : “Ce-san, n’es-tu pas plus assassin que moi, un shinobi ?”

En tant que shinobi, en tant qu’assassin, il était loin derrière Halibel. Mais, en cas de combat frontal, Halibel n’était pas de taille pour Cecilus. Cecilus : “Eh bien, alors que tu viens de me surprendre sur les lieux de ma rencontre avec un messager secret, que penses-tu faire ? Tu as l’intention de te battre contre moi en mettant ta vie en jeu ?” Halibel : “Ça dépend de la nature du message.” Cecilus : “Hmm, tu veux dire son contenu.” Halibel : “Si son contenu signifie la mort de Su-san, je suppose que je dois me battre pour y mettre fin.” Tenant son kiseru entre ses doigts, laissant échapper une bouffée de fumée violette, la fourrure d’Halibel voltigeait au gré de la brise froide de la nuit. Entendant qu’il était prêt à se battre jusqu’à la mort pour son maître, Cecilus, avec un “Je vois”, hocha la tête. Cecilus : “Je me questionne depuis longtemps maintenant. Pourquoi Halibel-san agit-il pour le boss ? Ce n’est pas par loyauté sincère envers Son Excellence comme moi.” Halibel : “Pour rembourser une grâce que j’ai reçue.” Cecilus : “――Quelle sorte de faveur peut-elle être, celle qu’a reçue Halibel-san ?” Ces mots inattendus étaient sortis à toute vitesse et, après les avoir écoutés, Cecilus posa la question avec une surprise sincère. Selon la personne, ce geste serait assez effronté pour être considéré comme impoli, mais Halibel ne dit rien de particulier. Au lieu de cela, il observa la lune suspendue dans le ciel nocturne―― Halibel : “À l’époque où j’ai rencontré Su-san, il y a eu un incident dans un coin de Kararagi. C’était, eh bien, un incident qui impliquait les Quatre Grands Esprits… Su-san s’en est occupé.” Cecilus : “Heiiin, les Quatre Grands Esprits ! Je connais l’un d’entre eux, mais on ne peut pas vraiment leur parler, tu sais. Je n’arrive pas à croire

qu’ils ont été calmés… Huh, peut-être que le boss est plus fort que je ne le pensais…” Halibel : “Nan, nan. Ce n’était pas une situation agressive comme ça. Ce qui a… Je ne sais pas ce qui a été le facteur décisif, pour sûr. Mais tu sais comment Su-san fait des prédictions bizarres parfois ? C’était probablement ça.” Remettant sa lame dans son fourreau, Cecilus, un œil fermé, écouta l’explication d’Halibel. La raison pour laquelle cela semblait à la fois convaincant et douteux tenait au fait que Cecilus évaluait ce garçon, son patron, de manière similaire, sous certains aspects. Halibel les avait qualifiés de prédictions bizarres, mais Cecilus ne voyait pas les choses ainsi. Se préparer à tout était l’arme d’un lâche, pensait-il. Et, Cecilus pensait qu’il était souhaitable de respecter les forts. Cela signifiait que, quelle que soit la méthode de combat, celui qui utiliserait avidement n’importe quoi pour gagner serait reconnu par lui comme un guerrier. Cecilus : “Eh bien, en tant que puissant parmi les épéistes, si possible, rester avec une épée me convient le mieux.” Halibel : “Ce-san, Ce-san, as-tu fini avec ma discussion ?” Cecilus : “Oui, ça suffit. De toute façon, ce n’est pas comme si j’avais pensé à soupçonner Halibel-san ou quelque chose comme ça. Contrairement à l’Empire, les Cités-États ressemblent plus à un méli-mélo de têtes… Si tu me disais que tu travailles pour quelqu’un d’autre, je te ferais beaucoup plus confiance.” Sur cette déclaration, Halibel sembla épuisé et déçu. À ce moment-là, Cecilus inclina la tête, et avec un “Ah”, comme s’il s’était souvenu de quelque chose, il frappa ses mains l’une contre l’autre. Cecilus : “C’est vrai, c’est vrai, j’oubliais. Le messager secret avec lequel j’ai pris contact il y a un moment.”

Halibel : “C’est acceptable de me le dire ?” Cecilus : “Si je ne te le dis pas, je pense que ça causerait beaucoup de difficultés. Pour être tout à fait honnête…” Puis, Cecilus informa Halibel, un grand sourire sur le visage, Cecilus : “――Alors que le meurtre de l’ancien Margrave a fait surface, le Royaume vient détruire l’organisation pour de bon.”

――Et ainsi, nonchalamment, le moment de la fin arriva. ??? : “Merci beaucoup de m’accorder une audience avec vous aujourd’hui.” En disant cela, accueilli comme un invité dans la zone de réception, ce jeune homme faisait face au Roi de la Purge avec une attitude digne. Subaru : “――――”

Ce garçon avait tué beaucoup d’individus, effacé beaucoup de vies, saisi beaucoup de faiblesses. Il y avait eu de nombreuses situations dans lesquelles les personnes, pour garder le calme, avaient bluffé en présentant un visage courageux. Subaru : “――D’une certaine manière, ta confiance est remarquable, tu ne sembles pas très différent de moi.” Jeune homme : “――Merci pour ces soudaines paroles de louange.” Celui dont la tête était inclinée était un jeune homme à la silhouette délicate, portant un costume noir et une cravate. Il y avait un regard doux sur son visage, mais dans ses yeux, d’une certaine manière, une obscurité faible pouvait être vue. Le sourire qu’il affichait était probablement faux. Il savait pertinemment qu’il serait percé à jour. Pas téméraire, mais plein de courage――telle était l’impression mitigée de ce jeune homme. Subaru : “Voyons voir, tu dois être…” Jeune homme : “Pour être franc, dans un avenir proche, nous avons l’intention de faire des affaires à grande échelle ici. Pour cette raison, nous avons cherché une occasion d’envoyer nos salutations à l’organisation, et d’offrir des présents, tout d’abord.” Subaru : “Je vois, c’est, eh bien, merci pour ta considération.” Cette posture consistant à progresser en fonction de son rôle sans broncher laissait une bonne impression. Empruntant cette attitude, le garçon se changea, pour remplir intensément son propre rôle également. Jeune homme : “Ce sont les offrandes de notre part――nous avons entendu dire que le dirigeant les désirait.” Subaru : “Huh.”

Après avoir été apporté et le couvercle de sa boîte ouvert par un serviteur, le jeune homme présenta l’offrande accrocheuse. À l’intérieur, il y avait beaucoup de pierres――de Pierres Magiques. Comme pour affirmer sa plus grande pureté, la concentration de Mana remplissant la pièce s’était accrue. Fixant l’offrande, le Roi de la Purge marmonna. Subaru : “De quelle couleur sont les plus nombreuses ?” Jeune homme : “――?” ??? : “Les nuances de rouge et de bleu semblent être les plus importantes, mais si vous regardez plus loin à l’intérieur, il y a aussi du jaune et du vert… On a l’impression que l’ensemble est là. Comme c’est attentionné.” À cette question au sens inconnu, le jeune homme manifesta de l’hésitation pour la première fois. Au lieu du jeune homme, c’était Cecilus qui avait répondu, se tenant à côté du Roi. Après avoir reçu ce rapport de Cecilus, le Roi hocha solennellement la tête. Subaru : “Si tel est le cas, alors je t’en remercie. Je suis prêt à recevoir ta considération. Uhhh…” Jeune homme : “Ceci vient de Russell Fellow.” Subaru : “Hmm, je vois. Russell Fellow, c’est ça. Si un problème survient…” Puis, le Roi de la Purge interrompit ses paroles. La raison en était le jeune messager, qui, pour l’empêcher de parler, avait ouvert une main. À cet instant, un léger murmure se répandit dans la pièce. Ses paroles ayant été interrompues, quelle réponse le Roi de la Purge allait-il donner à cette action ; les gardes s’excitaient.

Cependant, dans une telle situation, seuls Halibel, Cecilus et le jeune homme impliqué étaient restés calmes, Jeune homme : “S’il vous plaît, attendez. En vérité, les offrandes, ce n’est pas leur totalité.” Subaru : “――Huh. Alors je suis encore plus impressionné.” Après avoir écouté les paroles de cet homme, le Roi répondit ainsi, et la tension se relâcha légèrement. Là, dans cette atmosphère où la pression avait diminué, le jeune homme hocha profondément la tête. Et ainsi―― Jeune homme : “――De la part du Royaume de Lugnica, on pourrait appeler ça la réponse aux atrocités du Roi de la Purge.” ――Immédiatement, un déluge de lumière blanche engloutit toute la salle de réception, la faisant voler en éclats. Un incroyable torrent de lumière avait englouti la luxueuse salle de réception du Château Magique Pandémonium ; comme pour la purifier, elle s’était transformée en poussière blanche. Ceux qui avaient péri à cause de cette lumière blanche, sans même savoir ce qui les avait frappés, étaient au nombre de dix-huit――chacun était un guerrier de grande compétence, chacun avait son nom connu de tous, mais ceci n’était plus de leur portée. Même si à ces hommes vaincus on avait pu dire la vérité sur ce qui s’était passé, aucun d’entre eux ne l’aurait cru. ――Le souffle qui les avait tous vaporisés, avait été porté par un seul coup. Le siège de l’organisation s’était effondré. L’endroit où les choses importantes étaient rassemblées, avait été balayé par cette brillante existence dominante. Le Roi de la Purge avait été finalement reconnu comme un ennemi du monde, ayant commis une multitude d’actes maléfiques.

L’assassin envoyé par le Royaume Draconique pour subjuguer cette existence, n’était nul autre que―― ??? : “Reinhard van Astrea, de la lignée des Maîtres Épéistes.” Celui qui rendait tous les efforts inefficaces, l’absurde marteau de fer divin, s’était manifesté.

Illustration

Dans ce parloir détruit, un homme se tenait debout, serein. Des cheveux cramoisis, des yeux bleus qui imitaient le ciel, un uniforme de chevalier blanc qui ne laissait pas un grain de poussière, le Chevalier Parmi les Chevaliers se tenait là, comme sorti d’un tableau. Dans la main de ce chevalier, une épée sacrée s’était brisée en d’innombrables morceaux.

En un seul coup, une arme fabriquée par un grand forgeron qui avait inscrit son nom dans le monde avait été réduite en poussière comme si elle n’était rien. En compensation, l’homme qui avait accumulé actes de barbarie sur actes de barbarie et son groupe avaient été happés par ce seul coup―― ??? : “――Tu n’es pas du tout un adversaire mignon, tu le sais, non ?” Reinhard : “――――” Comme un coup de tonnerre brisant la fumée, un terrible coup d’épée se rapprocha de Reinhard. Ainsi, avec un impact semblable à celui du tonnerre, le corps de celui qu’on appelait le Maître Épéiste fut projeté en arrière. Toutefois, son corps n’avait pas été tailladé――le fourreau de son épée bien-aimée avait été utilisé pour le bloquer. Non pas avec les mains, mais en tordant son corps pour recevoir l’entaille avec le fourreau, avec un mouvement proche de l’acrobatie, le jeune homme, Reinhard, décocha alors une frappe de son propre chef――à ce moment-là, Cecilus, laissa échapper un sifflement. Cecilus : “Oh, je vois que tu es toujours complètement au-delà du domaine des humains… Ça me rend si heureux, Reinhard-san !” Reinhard : “Je crois que je ne suis pas très heureux de nos retrouvailles, Cecilus-dono.” Portant l’Épée Démoniaque Murasame sur son épaule, Cecilus chassa un peu de poussière sur le sol avec ses zōri. Ayant été accueilli par ce seul coup au lieu d’un véritable, Reinhard fronça les sourcils. Puis, plissant les yeux vers le fond de la pièce, la fumée se dissipa, Reinhard : “…ça ne l’a pas atteint, hein.”

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