Re:Zero Lore FR
← Liste des chapitres
~12 min
OBORERU

02Partie 2

Partie 2

me séparer de mon enfant, je suis une maman poule.” (Note de Traduction : L’expression originale, “親猫”, est littéralement traduite par “chat parent”, ce qui signifie quelque chose comme “un parent trop attaché”.) Même un moment d’hésitation, une petite ouverture, de la part de ce Grand Esprit n’apparut pas. Alors que la différence de monde entre elle et Puck se reflétait dans ses yeux, Frédérica serra fermement ses molaires ensemble. Une simple brise blanche souffla, et avec cela seulement, la femme nommée Frédérica fut gelée. Cela marqua le début de l’effondrement du manoir de Roswaal.

Illustration

Le temps que le sorcier remarque les signes d’effondrement, il était déjà trop tard. ??? : “――――” Le sorcier marchait à pas de fantôme dans son propre manoir. La masse d’air gelée sous ses pieds se brisa dans un fracas, et une brise glaciale lui chatouilla la nuque. Son cou s’en écarta, et immédiatement, une étrange réaction physiologique à ce froid désagréable se manifesta. Cette fille diligente et enthousiaste essayait, peu importe comment, de rembourser la grâce qu’elle avait reçue de cet endroit, mais il était trop tard. Son cœur, qui n’aurait pas dû ressentir quoi que ce soit, se serra un peu. ――Le chemin vers le souhait le plus cher de Roswaal avait, à un moment donné, été interrompu. Roswaal : “Ram, Rem…” Peut-être que ça avait été déclenché par la perte des sœurs Oni.

L’existence de ces deux-là était un élément clé du chemin vers le souhait le plus cher de Roswaal. Après leur disparition, Roswaal s’était retrouvé seul. Quatre cents ans plus tard, après avoir réalisé que la route de son espoir avait été brisée, Roswaal ne pouvait plus rester seul. Roswaal : “――Ram.” Un court nom marmonné, c’était le nom qui véhiculait le plus grand regret. La possibilité que cela devienne ainsi, il l’avait déjà envisagée auparavant. Bien au contraire, la probabilité que cela se termine mal de cette façon était beaucoup plus élevée. C’est pour cette raison que Roswaal avait pris des dispositions concernant sa propre existence. Quand sa fin arriverait enfin, il voulait que quelqu’un soit là pour l’accueillir avec joie. Elle, mourant avant lui, avait ruiné le dernier rouage de ses plans. Roswaal : “――――” Ainsi donc, il était étrange pour Roswaal, de se retrouver à errer dans le manoir gelé. Il avait déjà perdu sa raison de se tenir debout, et sa raison de marcher lui avait déjà échappé. Frédérica : “Maître, s’il vous plaît, revenez comme vous étiez avant. Pour que les deux――” Plusieurs fois, Frédérica avait fait appel à Roswaal. Alors que Roswaal sombrait dans le désespoir, l’esprit affaibli, Frédérica s’était chargée de soutenir patiemment et avec dévouement son maître apathique. Désormais, le pouvoir de marcher dans ce manoir désormais gelé demeurait en lui.

Désormais, au milieu du couloir dans lequel il déambulait sans but, son regard se portait sur le paysage au-delà de la fenêtre. Désormais, il voyait ce monde gelé de blanc, et la forme de la jeune fille aux cheveux blonds qui tentait d’y résister. Roswaal : “――――” Il avait peut-être pensé que ne pas la protéger ici ne conviendrait pas. Ou peut-être avait-il simplement agi par réflexe, il ne savait pas. Il restait suffisamment de son esprit dans le corps pour qu’il décide par réflexe qu’il devait le faire. Alors maintenant, Roswaal écarta lentement les bras, se préparant à déverser une grande quantité de Mana―― Roswaal : “――Kh !” À ce moment-là, Roswaal évita de justesse l’éclat brillant d’une lame visant son cou. ??? : “――Wow, être capable d’esquiver ça est au-delà de mes attentes. Peut-être que le Magicien en Chef de la Cour n’est pas seulement doué en magie, mais est aussi quelqu’un qui possède un certain niveau de compétence en arts martiaux ?” Une voix légère s’éleva dans le dos de Roswaal. Avec ses zōri atteignant une vitesse qui pourrait roussir le couloir gelé alors qu’ils y glissaient, c’était la voix d’un jeune homme aux cheveux bleu foncé. (Note de Traduction : Zōri = sandales traditionnelles japonaises. Plus d’information ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Z%C5%8Dri) Homme aux cheveux bleus : “Ce mouvement à l’instant, ce n’est pas quelque chose que quelqu’un peut faire à la volée. Honnêtement, je suis impressionné.”

Cette personne terriblement inadaptée au lieu était vêtue d’un kimono bleu, portait des zōri aux pieds, et avait deux épées attachées à sa taille. L’une d’elles avait été dégainée, et il se tapait maintenant l’épaule avec. Un visage à l’apparence soignée, arborant un sourire bien ajusté. Les yeux brillants qui donnaient une impression saisissante de jeune enfant espiègle, et les longs cheveux attachés, tous deux d’une certaine manière, lui offraient une apparence androgyne. Mais de lui émanait une aura de combat aberrante mais transparente――rien qu’en étant baigné dans ce regard effroyable, des visions d’une myriade de morts à l’épée faisaient surface, de sorte que quiconque serait rendu incapable de faire des commentaires rationnels. Homme aux cheveux bleus : “Si tu es une personne qui a confiance en autre chose que la magie, mon cœur est soulagé d’un poids, c’est vraiment une grande aide. Après tout, quelque chose d’aussi unilatéral ne correspond pas à mon sens de l’esthétique. Non, je le ferais si on me le demandait, mais je veux éviter d’avoir le traitement réservé aux méchants si possible.” Roswaal : “Comme le disent les rumeurs, tu es assez baaaaavard…” Homme aux cheveux bleus : “Oh, une rumeur sur moi ? On ne peut rien y faire. Suis-je une célébrité même dans un tel endroit ? Héhéhé, j’aurais aimé que ce ne soit pas une rumeur aussi étrange, cependant.” Le jeune homme parlait avec aisance en se grattant la tête avec un sourire timide. En observant cette scène, Roswaal ranima ses pensées léthargiques afin de résoudre la situation dans laquelle il s’était retrouvé. Ce qui avait joué un rôle dans cet engouement, c’était la sensation de brûlure au niveau de son bras gauche. Roswaal : “――――” Homme aux cheveux bleus : “Au fait, si tu ne fais pas quelque chose pour ton bras bientôt, ne vas-tu pas mourir par perte de sang ?” Roswaal : “Ton conseil, je t’en suis reconnaissant.”

Avec cet argument avancé par le jeune garçon, Roswaal desserra ses lèvres privées de la couleur du sang. Le bras gauche de Roswaal avait été amputé près de l’épaule, et ce qui y était attaché roulait de façon presque irréelle sur le sol, comme le membre d’une poupée. En plus de la première frappe au cou qui avait été esquivée, son bras avait été coupé. Après avoir entendu ce conseil d’agir, Roswaal saisit sa blessure, et une rafale de feu instantanée arrêta directement l’hémorragie. D’horribles douleurs lui déchirèrent le cerveau, mais il les supporta avec des joues rigides. Face à ce traitement d’extrême urgence, les yeux du jeune homme s’écarquillèrent légèrement. Homme aux cheveux bleus : “J’avais imaginé que les mages seraient beaucoup plus timides. Anya est comme ça… Oh, au fait, Anya est quelqu’un que je connais.” Roswaal : “Je sais, Cecilus Segmunt-kun.” Cecilus : “――――” Roswaal : “Le plus puissant guerrier de l’Empire Vollachien, le mieux classé parmi les Neuf Généraux Divins, exact ? Après avoir reçu le rang de Premier Général, le nom de l’Éclair Azuré est célèbre même à Lugnica.” Cecilus : “Oh, c’est le plus grand des honneurs.” Devant la voix basse de Roswaal, le jeune homme――Cecilus Segmunt répondit par une élégante révérence. Il n’y avait aucune raison de cacher son identité. Il n’y avait aucune raison de cacher son nom en premier lieu, alors il pouvait aussi bien agir de manière froide, digne et confiante. En observant ces manières distinguées avec leurs productions dramatiques, Roswaal soupira.

Roswaal : “Mis à part ça, qu’est-ce qui se passe maintenant, je me demaaaande~ ? Ahh, ce n’est pas possible, au moment où l’on décide du nouveau monarque du Royaume de Lugnica, l’Empire Vollachien se déplace en violation du traité ?” Cecilus : “Oh, c’est un malentendu. En ce moment, on peut dire que je suis en pause de mon appartenance aux Neuf Généraux Divins, ou on peut dire que je suis au chômage. De toute façon, cette affaire n’a rien à voir avec l’Empire, maintenant je suis professé comme le plus fort et ordinaire… épéiste vagabond.” Roswaal : “――――” Cecilus : “Ce n’est pas une mauvaise blague. Mes actions, l’Empire n’y est pas du tout impliqué. Bien sûr, la loyauté envers Son Excellence est toujours présente dans mon cœur… Mais, j’ai mes raisons de faire ce que je fais.” D’un grand geste, Cecilus souligna que l’Empire et lui ne travaillaient pas ensemble. Il était difficile de le croire inconditionnellement, c’était un fait que les plans de l’Empire étaient incompréhensibles. Pour cette raison, Roswaal rétrécit ses deux yeux bicolores, et s’enquit de Cecilus, Roswaal : “Alors c’est encore plus curieux. Que tu aies même abandonné ta position de Général de l’Empire, pour venir ici. Qu’est-ce qui peut bien te pousser à aller aussi loin, je me demaaaande ?” Cecilus : “C’est facile à comprendre――une avancée sur la voie de la Lame Céleste a été promise.” Roswaal : “La voie de la Lame Céleste ?” À cette réponse, Roswaal fronça ses beaux sourcils. Cecilus, témoin de cela, répondit par un profond hochement de tête, et un murmure, “Oui”. L’expression était telle qu’il souriait, mais une différence cruciale résidait dans l’émotion des pupilles. Avec des émotions humaines comme celles de la joie et du plaisir, l’Éclair Azuré tranchait des vies humaines.

Cependant, ce qui se cachait dans les yeux du plus fort de Vollachia à ce moment-là n’était pas la joie et le plaisir, mais une teinte plus profonde, une teinte plus fervente―― Cecilus : “C’est un souhait très important dont je n’ai jamais parlé à aucune personne vivante. Quelqu’un l’a deviné correctement, et a poursuivi en disant qu’il pouvait m’aider à l’accomplir… Je n’avais pas d’autre choix que d’accepter cette opportunité.” Roswaal : “Comme c’est inattendu, tu ne sembles pas être du genre à être la marionnette de quelqu’un d’autre.” Cecilus : “Entre être contrôlé par les autres et simplement accepter la scène offerte par le destin, n’y a-t-il pas une différence subjective entre les deux ? J’accepte le rôle d’acteur vedette de ce monde, le premier rôle de son scénario. Au-delà de ça, ça fait partie des compétences d’un acteur d’improviser des répliques et des performances, n’est-ce pas ?” Cecilus haussa les épaules, les émotions dans ses yeux revenant à leur état précédent, et Roswaal hocha simplement la tête. En effet, devant la force de son argument, il renonça à le combattre. “Le plus fort fait la loi”, telle était la philosophie que Cecilus avait construite au fil de nombreuses victoires. Faire plier cette notion avec force était impossible pour Roswaal, qui avait vécu quatre cents ans pour une obsession qui lui était propre. Pour Roswaal, qui préférait la stagnation, cette philosophie lui semblait également séduisante. Cecilus : “Je ne te déteste pas, au contraire, tu me plais. Mais parce que c’est aussi mon rôle… Magicien en Chef de la Cour du Royaume de Lugnica, Roswaal L. Mathers ; je vais prendre ta tête.” Semblant agir dans son propre esprit de politesse, Cecilus remit l’épée qu’il tenait dans son fourreau. Et avec le son d’une autre lame tirée, la lame d’une belle épée fut révélée au monde. La beauté de l’épée était vraiment surnaturelle, une épée magique imprégnée d’un pouvoir étrange――

Cecilus : “――Au plus haut rang des lames, l’Épée des Rêves, Masayume.” Roswaal : “L’épée qui ronge l’âme de son détenteur d’un seul coup, c’est ça ? ――Cecilus-kun, puis-je te demander une chose ?” Avec l’effroi débordant devant lui, Roswaal d’un ton insouciant leva un doigt. Manchot et ensanglanté, face à un épéiste sans égal à toutes les époques dans l’atmosphère figée, il avait pourtant, dans une telle situation, posé une question à Cecilus. Ce dernier inclina à nouveau la tête, face à ce ton léger et déplacé. Cecilus : “Quels sont mes points faibles ? Mes points faibles sont que je n’écoute pas les gens et que je n’ai pas vraiment le sang-froid d’une personne de plus de vingt ans. Souvent, ça se retrouve à l’ordre du jour du Parlement Impérial.” Roswaal : “Le nom de ton employeur est ?” Après que cette question ait été posée, les sourcils de Cecilus se levèrent légèrement. Il abaissa la lame tout en reculant d’un pied. Lentement, il pencha le haut de son corps en avant, Cecilus : “Les commérages autour de lui le font passer pour un misérable, un monstre, et j’ai même entendu certains dire du mal de lui, l’appelant le Roi de la Purge… Mais pour toi, parce qu’on m’a demandé de te communiquer le nom correct…” Avec cela comme préface, Cecilus humidifia ses lèvres avec sa langue. Après une pause dramatique, il le révéla. Cecilus : “――――” Avec ce nom comme expression de puissance parvenant à ses oreilles, Cecilus disparut, faisant craquer le sol du manoir. Qu’il ait disparu du monde, c’était assez rapide pour le confondre.

À ce moment-là, le surnom d’Éclair Azuré convenait vraiment à l’homme qui approchait comme un faisceau d’électricité. La distance avait été franchie instantanément. Cependant, à ce même instant, Roswaal entrouvrit faiblement les lèvres en marmonnant, Roswaal : “C’était donc toi, après tout.” Avant même que le son de ces mots n’apparaisse dans le monde, l’Épée des Rêves dessina un arc. Juste avant que tout ne devienne noir, la conscience de Roswaal se mit à songer. Aux filles qui se trouvaient actuellement au manoir, et à leur sécurité. À ces filles qui étaient devenues des dommages collatéraux sur le chemin de son souhait le plus cher, et qui n’avaient finalement pas eu de bonheur du tout. ――Il ne possédait ni les qualifications ni le temps pour s’excuser dans ses derniers instants, et donc absolument tout disparut.

Le mécanisme du Passage de Porte était simple et consistait à relier l’entrée de la Bibliothèque Interdite à une autre porte. Grâce à cet effet simple, la multiplicité des possibilités du Passage de Porte était assez élevée, et elle était fière de cette magie exceptionnelle. Mais comme toute autre magie, le Passage de Porte n’était pas non plus totalement sans défaut. Si sa méthode était révélée, cette nature utile pourrait se transformer en faiblesse. C’est pourquoi l’existence de la Bibliothèque Interdite et les effets du Passage de Porte devaient être cachés aux étrangers. En effet, les étrangers n’étaient pas censés les découvrir. ――Néanmoins, une telle situation était inévitable, pensait-elle. Béatrice : “Quelle ironie, je suppose.”

← PrécédentSuivant →