01 — Partie 1

Partie 1
partir de zéro
Traduit par : Fr, /Fr81 Traduit de l’anglais par : Akira Relu par : Coco Artiste des fan-arts : Owari, Todd C., おわり
――J’entendais une voix pleine de haine.

――Un son qui ne voulait pas quitter mes oreilles. ――Des mots empreints de rage me poursuivaient. ――C’était effrayant, si effrayant que je ne pouvais le supporter. ――J’étais écrasé par la pression de ce bruit qui ne cachait pas son intention meurtrière. ――Il s’accrochait à mon âme, et ne la lâchait pas. ――Il y avait moi, et plus je m’accrochais à ma vie, plus je faisais du mal aux autres. ――Avant tout, j’étais désolé, tellement désolé, et pourtant je me noyais toujours.
ff――Un cou était étranglé par une grande force. À califourchon, un corps léger appuyait sur quelqu’un, empêchant tout mouvement. Les épaules étaient maintenues par les deux jambes et les genoux de petite taille, le corps vacillant en dessous sans liberté. Devant ses yeux, des bras blancs couverts d’écorchures vermillon se pressaient sur son cou. Une pensée déplacée émergea, à savoir qu’elles ressemblaient à des fleurs écloses,
――ArghlArghl, ArghArgh, telle était la force avec laquelle le cou de quelqu’un était étranglé. ??? : “――――” Juste devant ses yeux, se trouvait une paire de pupilles brillantes de passion. Une fureur sans fin et un désespoir insondable s’étendaient profondément dans ces grands yeux ronds. Une pensée vide qui plongeait dans ces yeux sans fond, lui traversa la tête. ??? : “Ah, kah… Uh.” ――Badumbadum, badumbadum, telles étaient les sonorités de leurs jambes qui s’agitaient sauvagement. Luttait-il dans le but de s’échapper ? Ce n’était pas le cas. Des choses comme des pensées d’évasion avaient déjà disparu depuis longtemps. Ainsi, la lutte de ces jambes n’était pas l’expression d’une volonté de vivre, mais simplement une crise de colère née de la pure souffrance physique. Le cerveau manquait d’oxygène, l’esprit avait perdu sa volonté de vivre, mais le corps se tordait toujours en signe de protestation. Tout était désordonné, une forme d’être déséquilibrée comme celle-là était inesthétique. Ne puis-je pas juste mourir tranquillement ? Je veux juste mourir tranquillement. Aussi paisiblement que possible, comme si j’allais simplement dormir, ce serait la façon la plus agréable de mourir pour moi. Hélas, ce souhait n’avait pas lieu d’être. Loin d’être exaucé, son destin était en réalité tout le contraire. ??? : “Buh, kuh, kuh.”
Avec des yeux écarquillés sortant de leurs orbites, serrant les dents et déversant de la bave sous forme de mousse, avec un corps émancipé après seulement quelques jours, c’était dans cet état qu’il se tortillait et gémissait comme une bête blessée. Une fin appropriée, devrait-on dire. Un destin approprié, devrait-on dire. Quoi, pourquoi et comment s’était-il retrouvé dans cette situation ? ??? : “――Qu’est-ce qui est si drôle ?” Soudain, une voix se fit entendre. Contrairement à ces gémissements animalisés, c’était une voix froide mais claire. Le propriétaire de ces yeux chargés de fureur, aux lèvres minces et serrées, leva les yeux au son de la voix. ??? : “――――” Même à la question de savoir ce qui était si drôle, il était incapable de trouver la réponse. Il n’y avait rien de drôle ici, en premier lieu. Il n’y avait vraiment rien, alors pourquoi demander ? La question était déroutante. Une sorte de non-sens grossier, une énigme. Même si quelqu’un l’obligeait à répondre, il n’aurait aucune réponse. Pourtant, malgré cela, le temps passé à attendre en silence lui donnait l’impression d’être couché sur un lit d’épines. Combien de fois avait-il été ballotté de la sorte, par la force d’une providence divine, de manière aussi absurde et déraisonnable ? ??? : “――Qu’est-ce qui est si drôle ?” Il n’y avait rien de drôle. ??? : “Huu, hé, héhé.”
Alors, était-ce parce que la personne qui demandait s’adressait au mauvais interlocuteur ? Ou alors, est-ce que cette personne profitait de ce moment sans même s’en rendre compte ? Appréciait-il la situation où cette femme le chevauchait comme si elle était à cheval et lui étranglait le cou ? Si c’était cela, alors c’était détestable ; ses pensées rationnelles s’étaient échappées. Femme : “――Qu’est-ce qui est si drôle ?” Il n’y avait rien d’amusant ici. Même s’il n’y avait rien, cette question serait projetée à plusieurs reprises, encore et encore. Même pas une projection. Elle n’était pas si loin. Ce n’était même pas une projection. Assez proches pour sentir le souffle l’un de l’autre, contemplant le beau visage de la fille en face de lui, il était entouré par sa voix. Couvert par elle. Elle avait, sans mots, sans injures blessantes, montré une haine claire dans sa voix. Femme : “Qu’est-ce qui est si――” Drôle, ensuite. La question cherchant une réponse était attendue à nouveau, mais s’évanouit soudainement comme la brume. Femme : “――Guh.” Incliné, le visage de la fille en face de lui s’inclina soudainement vers la gauche. De cette façon, son corps penché ne pouvait plus se relever. Sa posture s’était effondrée, et le corps de la fille s’était écroulé sur la neige blanche. Bien sûr, comme le bras fin autrefois enroulé autour de son cou
s’était également détaché, son parcours vers la suffocation s’était terminé à mi-chemin. ??? : “――Geh, ah.” En toussant, le goût amer du sang montait le long de son cou. Les poumons affaissés se gonflaient avant de se rétracter à nouveau, envoyant tour à tour l’oxygène dont il avait tant besoin dans son corps. C’était aussi un réflexe issu de l’instinct de survie. Un être humain digne de ce nom ne refuserait pas de respirer pour éviter de mourir. Des questions comme celle de savoir si c’était quelque chose qu’une personne convenable ferait ou non, étaient des choses qu’il ne souhaitait pas aborder, à ce stade. ??? : “――――” Les sentiments qui avaient été présents dans son cœur jusqu’à ce moment, ceux de se résigner à mourir, s’effaçaient maintenant. Ils avaient été remplacés par un désir de vivre surnommé oxygène, un désir obsessionnel qui ne pouvait être lâché. Frénétiquement, sincèrement, il convoitait avidement davantage, au point de paraître pathétique. C’est ainsi, en remplissant sans cesse ses poumons d’air froid à chaque respiration, qu’il réalisa. ??? : “――――” Au milieu de la neige blanche et molle qui s’accumulait, devant lui, se trouvait une fille effondrée sur le flanc. La beauté irréelle de cette femme, à travers le teint pauvre de son visage et de ses lèvres, était portée à des sommets encore plus élevés. Avec ses faibles respirations se transformant en brume blanche, un présage de sa vie qui dépérissait, ses yeux qui brillaient violemment faisaient forte impression. En observant attentivement, c’était un spectacle qui ne semblait pas bien adapté à la neige.
Son uniforme révélait des épaules et des cuisses nues ; l’épaisseur de son tissu était tout à fait insuffisante pour parer au froid. Le cou, les oreilles et d’autres zones facilement refroidies étaient exposés au vent, un spectacle douloureux à voir. Ce n’étaient que les vêtements qu’elle portait――bien qu’il n’y ait pas que la femme, mais aussi lui-même, qui était dans le même état. ??? : “――――” ――Clac-clac, clac-clac, telles étaient les sonorités des dents tremblantes et mal assorties qui s’entrechoquaient. Il ne savait pas si c’était le froid, ou la forte mélancolie dans son cœur qui était le coupable. Dans cette situation, plutôt que de s’inquiéter de l’anomalie de son corps, il ne pouvait détacher ses yeux de la fille en face de lui. Femme : “――Em.” Même tombée dans la neige, avec la moitié de son visage enfoui dans celle-ci, elle était toujours aussi belle. Il semblait que la haine et la fureur inépuisables enflammaient ce corps mince et le maintenaient en vie. Couverte de blessures à un tel point, il était étrange que la fille ait pourtant survécu. ??? : “――――” D’innombrables cadavres gisaient autour de lui et de la fille, dans ce paysage enneigé d’un blanc pur. Ces bêtes qui consommaient la vie, s’y adonnaient et détruisaient l’âme, face au vent de cette fille, s’étaient toutes transformées en cadavres. Donc, dans cet endroit, les survivants n’étaient qu’au nombre de deux. Lui-même et la fille, seulement deux. Ce qui, aussi, en un instant, pourrait immédiatement se réduire à un, se réduire à zéro. ??? : “――――”
Qu’est-ce que marmonna délicatement la fille alors qu’il se plaçait lentement à côté d’elle. Les doigts de ses deux mains étaient engourdis par le gel et avaient pris une coloration rouge foncé. Avec la température du corps qui avait énormément baissé, il n’y avait plus aucune sensation dans les doigts froids. Une faible démangeaison était la seule preuve que les doigts étaient encore attachés à leur corps. Secouant ces doigts sur lesquels il ne fallait pas compter, il souleva une pierre aussi grosse qu’un crâne humain. Sans raison ni but, c’était juste une pierre qui se trouvait là par hasard. Le fait qu’il l’ait soulevée secrètement lui procura un grand soulagement. Il compara la pierre dans sa main avec la fille effondrée. Pendant un instant, cette pierre tenue par ses doigts semblait ressembler au visage de la femme effondrée. Il ne savait pas s’il était en train de rire. Cependant, le regard qui était finalement gravé dans son esprit, était sévère comme celui d’un démon projetant violemment sur lui des intentions meurtrières et de l’hostilité, et rien de plus. Comme pour se débarrasser de cela, il souleva le rocher à deux mains vers le ciel. En regardant cette action, la propriétaire de ces iris roses parla d’une voix faible, mais incontestablement claire, Femme : “――Je vais définitivement te tuer.” ――Le son de quelque chose frappant quelque chose de dur, dans la forêt enneigée, résonna lentement, lentement. Il résonna.

――Ce jour-là, le manoir du Margrave Roswaal L. Mathers s’était effondré dans un soupir. Ironiquement, la première à remarquer l’effondrement fut la femme qui, plus que quiconque, avait désespérément lutté pour maintenir le manoir. Et à cause de cela, ses actions avaient été impitoyables. ??? : “――――” À l’origine, elle avait reçu du maître des lieux, de Roswaal, un bienfait important. Ainsi, apprenant que les sœurs servantes qui s’étaient occupées du manoir ne tenaient plus leur poste, sachant alors que le propriétaire n’avait plus personne pour s’occuper de lui, elle s’était immédiatement précipitée aux côtés de ce dernier. Le changement d’apparence du propriétaire avait provoqué une douleur terrible dans sa poitrine. Ses deux pupilles de couleur différente à l’éclat suspect, débordant de confiance, la façon excentrique et franche de parler, le maquillage pâle d’un clown dont on pourrait dire qu’il était l’incarnation du mauvais goût, le choix de la mode qui semblait arracher le sens esthétique d’autrui ; à peu près toute lueur avait disparu de Roswaal.
Après avoir obtenu de telles retrouvailles avec lui, la femme――Frédérica, avait serré les poings. Frédérica : “Ça ne peut pas se terminer comme ça. Pour le bien de ces filles, je vais…” Fidèle à ses pensées, elle veillerait sur ce lieu d’appartenance. Plutôt que de se demander si quelque chose pouvait être fait, elle se concentrait sur l’espoir et le désir de faire quelque chose, c’est pour cette raison qu’elle avait commencé à agir. Pour redonner vie au manoir, elle trimait, s’emparant de sa propre main qui collaborait sans même savoir qu’elle allait traîner le maître qui avait sombré dans la morosité, dans l’apathie, s’affairant chaque jour. Frédérica n’avait pas le temps de s’arrêter et de se tourmenter. Même si parfois elle se décourageait de son état d’esprit dans cette situation difficile, elle relevait toujours la tête avec ferveur. Si elle faiblissait à un moment donné, elle ne serait pas digne de contempler les visages de ceux qui lui étaient chers. À un moment donné, elle avait oublié de sourire. À un moment donné, elle avait oublié d’accueillir la nuit avec un esprit détendu. Malgré cela, Frédérica avait fait tout son possible pour protéger ce qu’elle aimait, pour entourer de ses bras les bulles qui se répandaient à la surface de l’eau afin qu’elles ne s’échappent pas. Et pourtant―― Frédérica : “――Ah.” Lorsque Frédérica s’en rendit finalement compte, il était déjà trop tard pour tout dans le manoir. Blanche, les semelles de ses chaussures figées dans le couloir, elle avait perdu de vue l’endroit où elle se trouvait. La vue du manoir, autrefois familier, était devenue très différente de ce qu’elle connaissait.
Le couloir soigneusement nettoyé, la cuisine où elle avait cuisiné, où elle avait couru pour ceux qui avaient besoin de ses services, tout ce que Frédérica connaissait au quotidien était devenu, sous ses yeux, un monde blanc et brumeux. Et quant à savoir qui avait fait tout ça―― Frédérica : “Grand Esprit-sama…” ??? : “Désolé, Frédérica. Tu n’es pas à blâmer――c’est juste que, si je dois protéger ce que j’ai de plus précieux, alors c’est la meilleure décision à prendre.” En disant cela, montrant son visage et flottant dans l’air, se trouvait un petit chat à la fourrure grise. Sa taille était à peine celle d’un poing, mais il s’agissait d’une existence surnaturelle portant un pouvoir immense dans ce petit corps――c’était le Grand Esprit, Puck. Elle ne voulait pas y croire. Mais maintenant, il n’y avait aucune raison de douter. C’était celui qui avait enveloppé le manoir dans cette blancheur démoniaque, le transformant. Frédérica : “Pourquoi faire ça…” Puck : “Je l’ai déjà dit, toutes mes actions sont en faveur de Lia――Lia a accepté de quitter la forêt parce que c’était ce qu’elle voulait faire, et également pour sa sécurité. Ou du moins c’est ce que je pensais. Mais il n’y a plus d’intérêt à rester ici. Je me demande où tout a mal tourné.” Frédérica : “――――” Puck : “Roswaal était mon erreur de calcul. Cette chose pitoyable est juste un type ordinaire.” Secouant la tête, Puck lui tira dessus avec une voix dénuée de toute émotion. À ces mots, le souffle de Frédérica se coupa. Et peu après, elle fit claquer sa dentition tranchante,
Frédérica : “――Insulter le maître de cette demeure devant moi, une servante, ne peut être pardonné.” Puck : “Toi aussi, tu es une enfant pitoyable. Toi seule est désespérée de protéger cet endroit déchu.” Frédérica : “S’il vous plaît, arrêtez de parler comme si vous faisiez référence au passé, ce n’est pas encore terminé.” Elle l’interpella sèchement. Sans avoir la moindre chance, en direction du Grand Esprit. Face aux paroles de défi de Frédérica, le chaton rétrécit ses yeux ronds et posa un regard empreint de pitié sur son visage. Réagissant au mouvement et à l’expression de cette existence, qui dans une certaine mesure ressemblait à un humain, Frédérica se pencha en avant et baissa son corps. Frédérica : “Émilia-sama serait triste.” Cette brève hésitation du petit Grand Esprit pourrait lui valoir la victoire, c’était ce que Frédérica espérait. Mais―― Puck : “Malheureusement, je suis faible vis-à-vis de Lia. Je ne peux pas
