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KASANERU

04Partie 4

Partie 4

le même temps, Garfiel s’était efforcé de ralentir le moment de la libération, mais ses efforts avaient été vains. Après tout, c’est une fois que tout était fini que Garfiel avait comprit ce qui était arrivé. Même lorsqu’il avait appris qu’il était trop tard pour intervenir, après que l’évacuation des habitants du Sanctuaire se soit terminée, il avait encore essayé de résister pour ne pas avoir à quitter ce dernier. Cependant, le Sanctuaire avait été attaqué par le Lapydre et le jeune homme aurait fini au bord de la mort si Subaru et Roswaal ne l’avaient pas sauvé. Alors qu’il manquait de force et qu’il avait fait des erreurs de jugement, les problèmes qui pesaient obstinément sur son jeune cœur depuis une décennie avaient été résolus par des étrangers, ce qui l’excluait totalement. La volonté de Garfiel avait été profondément blessée. Après ça, ses sentiments de dépression se muèrent en rage, et il était tout naturel qu’il en vienne à haïr Subaru. Sans les persuasions de Ram et de sa grande sœur, Frédérica, Garfiel n’aurait jamais fait le choix de rejoindre la faction d’Émilia. Le nouveau venu Reinhard était devenu un exutoire de colère pour le garçon. Finalement, c’était probablement son propre manque de force qu’il ne pouvait absolument pas pardonner. En prenant la force du Maître Épéiste en tant qu’objectif, petit à petit, des signes de changement étaient nés en Garfiel, qui devenait de plus en plus fort. De cette manière, il arriverait peut-être à la réponse qu’il n’avait pu obtenir au Sanctuaire. Subaru : “Quand même, je serais plutôt heureux s’il était un peu plus sympa avec moi.” Reinhard : “Un jour il comprendra tes sentiments. Pas besoin d’être impatient.” Reinhard secoua la tête en un geste qui semblait vouloir consoler la conclusion sans conviction de Subaru. Puis, le chevalier aux cheveux rouges porta son regard vers le manoir.

Reinhard : “Je voudrais que tu me laisses encore un peu Garfiel. …Seulement si tu as encore des attentes à mon égard, moi qui n’ai même pas été capable d’acquérir la confiance de Felt-sama.” Subaru : “Ne sois pas si pitoyable. Je pense qu’il n’y a personne qui ne croit pas en toi. Ouais, j’ai des attentes envers toi.” Reinhard : “Compris. Alors, toi aussi tu devrais faire ce qu’on attend de toi… C’est le devoir d’un Meilleur Chevalier.” Ce fut seulement dans ces derniers mots que Reinhard montra une certaine d’émotion. Le Meilleur Chevalier, ce terme n’était permis que dans une relation maître-serviteur où ceux-ci étaient reliés par le plus puissant des liens. Reinhard n’avait pas réussi à le devenir pour Felt. Pour Subaru, il n’avait pas voulu le devenir, c’est ce qu’il ressentait. Reinhard : “Bon, on se voit plus tard.” Sans même dévoiler une once de ces émotions sur son visage, Reinhard donna à Subaru une tape sur l’épaule et quitta le jardin. Alors qu’il marchait, il n’y avait nulle trace du combat qui venait de prendre place quelques instants avant, sur le gazon sous ses pieds qui aurait dû être abîmé. Debout sur la pelouse qui était revenue à la normale, Subaru s’assura que Reinhard avait complètement quitté le parc et laissa échapper un long soupir. Subaru : “J’ai laissé Garfiel entre… tes mains, hein.” “Echidna : Oh la la, quel talent d’acteur. Ta peau s’épaissit de jour en jour.” Subaru : “…” Une fois encore, il entendit la voix de la sorcière qui continuait de briser sa promesse. Mais, Subaru ne répondit rien. Son silence pris comme un accomplissement, Echidna transmit ses ondes-pensées depuis sa pierre cristalline,

“Echidna : Prendre en pitié Garfiel est ton privilège. Mais discutons de la solution du Sanctuaire. À force de répéter tentative après tentative, tu as trouvé la solution optimale. Empêcher tout le monde de souffrir, de mourir… et finalement sauver leurs vies. N’est-ce pas ça ?” Subaru : “Je sais. C’est pourquoi je n’ai rien dit.” “Echidna : Reinhard également, t’absout de culpabilité. À l’origine, cette fille——Felt n’était pas intéressée le moins du monde par cette élection. Donc, tu lui as montré une porte de sortie, qui lui permettrait de ne plus avoir besoin de s’embêter. Et maintenant, elle vit tranquillement avec ce vieux géant à Kararagi.” Subaru : “…” Echidna détailla doucement les choix de Natsuki Subaru, comme si elle caressait de vieilles blessures. La stagnation de Garfiel, l’angoisse de Reinhard——tout ça était un résultat des choix de Subaru. La situation de Garfiel avait été décente. Cela avait été le processus nécessaire pour résoudre les problèmes dans le Sanctuaire sans avoir à sacrifier qui que ce soit. Mais, la situation de Reinhard était différente. C’était un plan de Natsuki Subaru pour complètement le séparer de sa maîtresse. Il ne serait pas capable d’éviter le blâme et le dédain si les gens connaissaient la vérité. C’était ce genre de plan. Mais même ainsi―― “Echidna : Afin d’empêcher le malicieux Culte de la Sorcière de prendre Émilia pour cible, tu as besoin d’une puissance réelle. Le charme seul ne suffit pas. Donc au final, tu as fait le bon choix.” Subaru : “Assez !” “Echidna : Sauver Pristella avec succès n’a été possible qu’avec ce choix. Pour s’occuper du désastre qui s’est abattu sur la Cité Aqueuse, quelles auraient été tes chances sans Reinhard ?” Subaru : “….”

“Echidna : Bien sûr, si tu avais concentré ton pouvoir combatif là-bas, tu aurais peut-être trouvé un moyen de les repousser par d’autres moyens. Cependant, avoir été capable de vaincre plusieurs Archevêques du Péché sans victimes, c’est arrivé précisément parce que tu avais Reinhard disponible pour toi.” Les mots d’Echidna étaient implacables et répétés, et cet essai de consolation rencontra l’effet inverse. Avec une tentative pour justifier ses actions, ce qui tombait des centaines voire des milliers de fois était cette lame connue sous le nom de mots. Utiliser cette méthode pour couper son cœur en des pièces ébréchées n’était pas son but, mais c’était comme si. Utilisant une lame de langage, elle condamnait les actes et supercheries de Natsuki Subaru. Peu importe combien de fois, peu importe combien de douzaines de fois, peu importe combien elle le répétait, ce n’était jamais assez. Sa force était bien trop insuffisante. Et ce pouvoir ne compensait jamais les expériences de Subaru, qui ne cessait de répéter la Mort Réversible à maintes reprises. Souvenirs et expériences de l’avenir, dans ce monde il y avait du désespoir qui ne pouvait être surmonté avec cela seulement. Pourtant, les difficultés auraient peut-être pu être dépassées s’il s’était investi. Mais Subaru regrettait de ne pouvoir être ni assez fort ni assez faible pour permettre des sacrifices. Cela aurait été sans intérêt s’il avait fermé les yeux devant les personnes devenant des victimes, cela aurait été sans intérêt s’il avait accepté les condoléances, cela aurait été sans intérêt s’il avait accepté les compromis. S’il avait arrêté de risquer sa vie, avoir pris la main de la sorcière n’aurait plus eu aucun sens. Donc, il faisait tout ce qu’il pouvait pour obtenir le pouvoir nécessaire et une bonne force de combat. Finalement, il avait eu la meilleure épée, Reinhard van Astrea, et en avait fait un allié. Concernant le retrait de Felt de la Sélection Royale――il était impossible de décrire tous ses essais, et toutes les erreurs qu’il avait répété afin que cela puisse se réaliser.

Face à l’hostilité de Reinhard, face à son épée, tomber même dix ou vingt fois ne suffisait pas. Quand bien même, il avait fini par accomplir cette tâche tranquillement sans sacrifier qui que ce soit. Seul ce résultat était une salvation pour Natsuki Subaru. Peu importe combien de fois son cœur serait blessé, du moment qu’il pouvait sauver leurs vies―― Subaru : “Il y a de la vie, et s’il y a de la vie, il y a un futur, et s’il y a un futur, il y a de l’espoir, et s’il y a de l’espoir, alors il y a des possibilités. S’il y a des possibilités, alors――” “Echidna : Alors des personnes seront sauvées. Tu es dans le vrai. Tu n’as pas tort. Je te le promets.” Subaru : “Je n’ai pas vraiment besoin de tes garanties, tu sais…” Subaru exprima ses pensées les plus profondes pour s’encourager, et pour se mettre en garde. La sorcière affirma, comprit, partagea et admira cela. Alors qu’il répondait de manière agressive à ses mots, c’était un fait que les mots de la sorcière l’avaient aidé. La vie était la vie. S’il était vivant, il pouvait recommencer. Il avait des possibilités. Cela lui donnait de l’espoir. Les sacrifices étaient des choses différentes dans la vie de Subaru. Cela valait la peine de continuer à utiliser la Mort Réversible tout le temps si cela protégeait tout le monde sauf la propre vie de Subaru, qui n’était plus incluse dans ses calculs. ――Même si ceux que je veux sauver fondent en larmes, je veux quand même les sauver. C’était la salvation que Subaru avait décidé de recevoir en prenant la main de la sorcière.

Après avoir reçu le cruel réconfort de la sorcière, Subaru quitta le parc. Observer les exercices matinaux de Reinhard et Garfiel n’avait en fait, rien à voir avec la routine matinale de Subaru. Il était juste arrivé lors de cette scène, et n’avait donc pas eu d’autre choix que de les interpeller. La vraie routine matinale de Subaru démarrait dans la bibliothèque du manoir. Subaru : “――Heya, Béatrice. Désolé de l’intrusion.” Tout au fond de l’aile Est du manoir, se tenait une bibliothèque ordonnée. Une fois que l’on poussait l’une des lourdes doubles portes, la première chose qui se dégageait de l’intérieur était l’odeur envahissante du papier. Dans la lumière blafarde d’un cristal magique, les étagères étroites étaient totalement remplies, noyées sous d’épais tas de lourds ouvrages. Le nombre de livres pouvait être considéré comme non inférieur à ce qui avait autrefois existé dans la Bibliothèque Interdite. Donc, dans ce cas, même en sachant que cet endroit n’était pas la Bibliothèque Interdite qu’elle aurait dû garder, la petite fille restait ici, capable de voir les fragments de son ancien chez-soi parmi les débris. Béatrice : “….” Dans les tréfonds de la pièce sombre, dans un coin de la bibliothèque, reposait la silhouette d’une jeune fille qui serrait ses genoux contre sa poitrine. Dès qu’il entra dans la pièce, il la vit assise sur un escabeau en bois. Ce souvenir encore vivace de sa posture accroupie, ce sentiment de violation ne disparaissait pas, continuant à brûler et à éroder le cœur de Subaru. Béatrice avait enfoui son front dans ses genoux, toujours vêtue de la même robe. Recroquevillée comme ça, la petite fille n’avait même pas remué, réagi ou dit quoi que ce soit à Subaru tandis qu’il entrait dans la pièce. Mais elle ne dormait pas, cela se voyait aux doigts de son petit corps, qui se serraient avec tant de force qu’ils en étaient blanchis.

A l’époque, elle aurait accueilli Subaru de mauvaise humeur, mais au moins, quand elle l’aurait salué, ça aurait été avec la dignité d’une bibliothécaire. Il ne restait aucune trace de cette expression glaciale qui avait été soutenue par la fierté de sa responsabilité. Plissant les yeux en voyant la jeune fille dans un tel état, Subaru les cligna rapidement pour se débarrasser des émotions qui y avaient flotté l’espace d’un instant. Puis, après avoir affiché un sourire ridiculement animé, il ouvrit les rideaux de la bibliothèque. Contrairement à la bibliothèque interdite, cette pièce avait une existence physique. Naturellement, comme il y avait une fenêtre, la porte ne pouvait servir de barrière pour empêcher les intrusions. Par conséquent―― Subaru : “Heyy, Béako. Quelle belle matinée aujourd’hui. Il y a une brise agréable qui souffle. Tu devrais arrêter de te cacher dans cette vieille pièce moisie ; tu n’as pas envie de jouer dehors ?” Béatrice : “….” Subaru : “Si tu ne veux pas salir ta robe en jouant dehors, s’il te plaît au moins viens manger avec tout le monde. Viens à la salle à manger comme avant. Ce n’est pas trop demander, n’est-ce pas ?” Béatrice : “……” Les rideaux de la bibliothèque étaient grands ouverts, et la lumière du soleil pénétrait dans la pièce. Tout comme le soleil rayonnant, Béatrice restait silencieuse et inclinait sa tête vers le bas à chaque demande de Subaru, qui souriait toujours ouvertement. Subaru avait l’impression que ses bras, qui étaient toujours serrés contre ses genoux, faisaient office de punition. Subaru : “Hey, Béako….” Béatrice : “… juste ferme-la, en fait.” Subaru : “…….” Ne supportant pas de le regarder, Béatrice prononça ces mots à voix haute alors que Subaru tentait de s’approcher d’elle.

Sa voix sombrait lourdement, comme si elle devenait rauque. Mais, après avoir entendu sa voix, Subaru se sentit soulagé. Parce que récemment, entendre sa voix était un événement rare. Quand elle déprimait, les jours pendant lesquels il ne pouvait échanger ne serait-ce qu’un seul mot avec elle étaient nombreux. Alors même les mots de rejet et de dénégation lui faisaient plaisir. Mettant de côté ce que Subaru pensait, Béatrice continua sans relever son visage. Béatrice : “Betty est fatiguée. J’ai déjà abandonné, je suppose. Je suis allée contre les instructions de mère… J’ai brisé le contrat… et malgré cela, je suis encore en vie… pourquoi ?” Subaru : “Béatrice…” Béatrice : “Si seulement tu m’avais laissé tomber à l’époque… Pourquoi es-tu venu m’aider ? Clairement, tu n’es pas… tu n’es pas Cette Personne !” C’était un ressentiment qui ne disparaîtrait jamais, une rancune qui ne s’estomperait jamais, une pénitence qu’elle ne pourrait jamais pardonner―― Au cours de ses quatre cents ans, Béatrice avait porté ces sentiments seule, sa conscience héroïque qui avait refusé de renoncer à de telles pensées avait été piétinée, amenant naturellement la haine. Au sein de la Bibliothèque Interdite, se trouvait un esprit qui avait donné sa vie pour sa mission, sans aucune place dans son cœur pour l’espoir. Sa vie éternelle l’avait privée d’espoir, et tout ce qu’on lui avait donné était du temps pour vivre une vie dénuée de sens. Lorsque la Bibliothèque Interdite avait brûlé en même temps que le manoir, l’endroit qu’on lui avait désigné pour demeurer avait été perdu à jamais. Mais malgré cela, Béatrice n’avait jamais oublié sa responsabilité, celle qui avait été abandonnée. Son cœur qui avait porté un tel sens

implacable de la responsabilité, avait été marqué par des blessures permanentes, imprégné de misère. C’est pourquoi depuis la nuit où la Bibliothèque Interdite avait été réduite en cendres, tout ce qu’elle pouvait faire était de s’accroupir dans un coin de la bibliothèque, sanglotant sans cesse dans son impuissance. Et pourtant―― Béatrice : “――hk ! Va-t’en ! Éloigne-toi de moi, je suppose ! Ne touche

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