02 — Partie 2
Partie 2
Je ne suis pas une mauvaise femme… malgré le fait que je me présente comme ça.” Alors qu’elle avait vu le malaise en Subaru qui avait répondu avec de la douleur dans sa voix, la fille revêtue de noir lui fit un clin d’oeil en disant cela. Lorsqu’il lui parlait, la première chose qu’il remarquait était à quel point ses yeux étaient captivants, et ô combien sa beauté diabolique semblait sur le point de voler les cœurs des gens. C’était extraordinaire que seules deux couleurs exprimaient cette beauté. Ses magnifiques cheveux longs, d’un blanc semblable à la neige tombaient en cascade dans son dos, et ses membres sveltes étaient recouverts d’une robe noire, typique de celles observées lors d’un deuil. Assise sur sa chaise, ses longues jambes étaient croisées ; un sentiment légèrement dégénéré flottait aux alentours de celles-ci. Sur ses lèvres fines qui buvaient dans sa tasse, il y avait un éclat étrangement attirant. Elle était une figure perverse, et démoniaque qui exsudait une sensation d’inévitable ruine et destruction si vous la provoquiez――sans tenir compte de cela, il y avait des anecdotes de ceux qui avaient essayé d’approcher cette Sorcière de la Calamité qui provoquait la fin. C’était l’identité de cette fille aux cheveux blancs, toute de noir vêtue, Echidna. Elle, qui avait passé un contrat avec Subaru. Subaru : “Hmmmm…..” Echidna : “…? Quel est le problème ? Tu fixes mon visage. Ai-je quelque chose dessus ?” Subaru : “Aaah, juste des cheveux, des oreilles, et une bouche, et un nez, et des yeux…” Echidna : “…Hm pourquoi ? Bien que tu dises quelque chose de totalement évident, je me sens plutôt insultée.”
Echidna fronça les sourcils, et plissa ces derniers à la réponse de Subaru. Voyant cela, Subaru leva les bras et dit : “Attends attends,” Subaru : “Je ne voulais vraiment pas t’insulter. Je pensais juste que, pour quelqu’un qui avait la réputation d’être une Sorcière, je ne te trouvais pas particulièrement effrayante.” Même si jusqu’à il y a peu, elle avait exprimé toutes sortes de dégénérescences et de perversions, en réalité, elle avait bien quelques mauvaises habitudes, mais elle restait une fille ordinaire que l’on pouvait même qualifier de quelqu’un de bon. Bien sûr, ça n’enlevait pas le fait qu’elle avait des aspects distordus, pervertis qui étaient dignes d’une Sorcière. Echidna : “Hehe, c’est une opinion inhabituelle hein ?” À ces mots, Echidna détendit ses lèvres, et esquissa un léger sourire à l’écoute des pensées de Subaru. Elle replaça sa tasse sur la table, puis décala ses longues jambes et tripota sa longue chevelure blanche. Echidna : “Même si maintenant je ressemble à cela, j’étais une de ces sorcières qui ont laissé derrière elles de telles histoires, dans de nombreux endroits il y a 400 ans. Si tu avais essayé de m’atteindre, cette version de moi était impardonnable.” Subaru : “Tu parles comme une collégienne qui réclame un traitement spécial.” Echidna : “Si nous devions ajouter de ta part à cela, alors nous serions beaucoup plus proches de ce que je ressens, n’est-ce pas ? Mais, ce n’est pas seulement ça. J’aurais dû parler de tout ça quand on s’est rencontrés.” Subaru : “Ah… qu’est-ce que tu avais dit…? Certainement, si tu étais une personne totalement intolérante, tu aurais vomi la première fois que tu m’aurais vu…” Echidna : “Quand tu le raccourcis juste à ça, j’ai le sentiment que ma nature est grandement incomprise.”
L’apparence majestueuse de la Sorcière avait complètement changé. Echidna semblait ennuyée à entendre les mots de Subaru. À cette réponse, Subaru répondit de manière appropriée avec un “A-allons allons,” pour amorcer le changement de sujet. Cependant, ce dont ils avaient parlé était suffisant pour la routine matinale. Subaru : “Ce n’est pas notre genre de nous perdre en ragots inutiles. Je serai bientôt de retour à la réalité.” Echidna : “Tu pars déjà ? Reste ici un peu plus, personne ne t’en voudra si tu le fais. Comme tu le sais, le temps passé ici n’affecte pas la réalité. Tu peux rester tout le temps que tu veux… c’est ce que j’espère.” Echidna prononça ces mots pour retenir Subaru qui s’était déjà étiré et levé de sa chaise. Ce dernier craqua les os de son cou alors qu’il entendait les cajoleries de la sorcière. Subaru : “C’est vrai. Pour être honnête, je sais que tu essaies de m’aider en me proposant de rester ici, mais…” S’arrêtant net de parler, Subaru tourna la tête en direction d’Echidna. Les iris noirs de la sorcière et ceux de Subaru se croisèrent. Cependant―― Subaru : “Je ne compte pas dépendre de toi tout le temps. Tu devrais savoir que ce n’est pas ce genre de contrat.” Echidna : “Allons bon, tu n’es pas vraiment honnête avec toi-même. Même quand je suis la seule dans ce monde qui peut être ta complice pour t’aider à supporter ton angoisse et ton chagrin.” Subaru : “Je ne compte partager ni mon angoisse ni mon chagrin à qui que ce soit. C’est quelque chose qui ne m’appartient qu’à moi ; c’est ainsi que je les surmonte. C’est la raison derrière ce contrat entre toi et moi. N’est-ce pas ?” Avec un ton grave, Subaru déclara cela fermement à une Echidna toujours ennuyée qui haussait les épaules. À cette réponse, elle dirigea son regard vers le bas, et but sa tasse en silence.
Lorsqu’elle s’était arrêté de parler, c’était une déclaration du fait qu’elle avait perdu sa raison de continuer la conversation. Après s’être assuré de ça, Subaru tourna le dos à la femme, et commença à descendre la colline. Mais d’abord, il s’arrêta et tourna la tête vers la sorcière. Subaru : “D’ailleurs, il y a quelques instants, tu n’as pas nié que tu étais toujours en train de m’espionner jour et nuit ?” Echidna : “…Hm ? Je pensais que j’avais dit “Même si” ?” Subaru : “…Même si c’était vrai, je pense que c’est dans mes cordes de reconnaître le contexte dans cette manière de parler implicite !” Echidna : “….” Subaru : “…..” Harcelée par Subaru, Echidna lâcha un petit soupir. Et elle porta à nouveau la tasse à ses lèvres. C’était une déclaration signifiant qu’il n’y avait désormais aucun sens à continuer leur conversation―― Subaru : “J’imagine que tu pensais que j’allais juste partir si tu continuais de faire ça, c’est bien ça ? Vas-tu seulement arrêter de faire une chose si immorale ? Hmph, alors vas-tu arrêter ?” Echidna : “N’est-ce pas normal ? Je ne suis pas vulgaire au point de t’espionner quand tu prends un bain ou quand tu utilises les toilettes. C’est juste qu’à moins que tu sois convaincu que rien ne puisse arriver dans ces situations vulnérables, je pense que c’est impossible pour moi de détourner les yeux en temps que contractante. Au final, c’est mon obligation en tant que Sorcière de l’Avarice de respecter fidèlement le contrat――” Subaru : “À partir de maintenant, je retire le pendentif quand je vais aux toilettes ou me laver.” Après avoir rétorqué cela aux excuses rapides de la sorcière, Subaru descendit la colline, tout en se mordant la lèvre pour cacher son embarras. Une fois en bas de cette dernière, à l’endroit où Subaru était entré dans la plaine verdoyante, une porte se matérialisa sans prévenir.
Une seule porte libre de tout support. C’était la seule qui lui permettait d’aller et venir dans le monde extérieur. Subaru : “……………” Arrivant devant la porte, Subaru plaça sa main sur la poignée, se retournant afin de ne plus rien pouvoir voir. Echidna regardait son dos, sa chevelure flottant au gré du vent là-bas sur la colline. À la vue de Subaru regardant vers le bas loin d’elle, avec juste une once d’hésitation, elle lui fit un petit signe de la main. Et sans se retourner, Subaru passa à travers la porte, ne laissant derrière lui qu’un soupir. ――Et juste après, sa conscience qui avait été capturée par le monde onirique fut libérée et retourna à la réalité. Subaru : “……………….” Lorsque sa conscience revint à la réalité, Subaru se dressait toujours au centre de sa propre chambre, le cristal noir dans sa main. Avec un long soupir, il tourna le regard en direction du Cristal Magique du Temps au-dessus de la porte. Il n’y avait aucun changement dans sa teinte verte. C’était la preuve que le temps passé dans le monde onirique n’avait duré que quelques secondes. Subaru : “N’empêche, je ne vais jamais m’y habituer…” C’était une routine chaque matin d’aller dans le monde onirique passer du temps à prendre le thé avec Echidna. Mais à partir de là, quand il revenait à la réalité, il n’était toujours pas devenu familier avec le malaise produit par l’écart entre ces deux mondes. C’était un sentiment qui différait de la Mort Réversible. Subaru soupira, et, “Echidna : Qu’est-ce que tu dirais de changer d’avis et de t’habituer à justement ne pas y être habitué ? Même si ce n’est pour rien de plus que ta paix intérieure, peut-être que tu te sentirais un peu plus à l’aise ?” Comme si c’était un chuchotement dans son oreille, la voix de la sorcière à laquelle il avait dit au revoir il y a un instant résonna. Bien qu’en fait, ce n’était pas chuchoté à son oreille. La voix venait de sa
contractante ; les pensées de la sorcière affluaient par la pierre cristalline qui était suspendue à son cou. Leurs chemins étaient entremêlés par le contrat même quand il n’était pas dans le monde onirique. Ce qui avait rendu possible pour la sorcière de parler directement à Subaru depuis là-bas. Cependant―― Subaru : “Je pensais t’avoir dit de ne pas me parler à moins de penser qu’il y ait quelque chose d’important.” “Echidna : Il n’y a personne autour. Je ne pense pas que tout le monde va s’en préoccuper si tu diriges ton attention sur moi quand tu es seul dans la pièce.” Subaru : “Qu’est-ce que tu aurais fait, si tu avais effectué la même chose en public sans réfléchir, et que les gens m’avaient vu parler à quelqu’un d’absent et qu’ils me prenaient pour une personne bizarre ?” “Echidna : J’ai l’impression que c’est une nouvelle mise à l’épreuve. Mais, d’ailleurs, il n’est pas rare pour les esprits de transmettre leurs pensées avec leur utilisateur. Ce n’est pas vraiment louche.” Subaru : “Pour ce qui est des spiritualistes, les deux utilisent leurs pensées pour communiquer. Dans mon cas, c’est juste toi et je suis obligé de me parler seul à haute voix. Si tu le vois sous cet angle, c’est relativement désagréable.” “Echidna : Ouais ouais, j’ai compris. Comme tu veux, je vais être silencieuse sauf quand c’est nécessaire. Tu as réussi à faire obéir une sorcière… tu es vraiment doué pour ça.” Subaru : “FERME-LA !!” “Echidna : Oh la la. S’il te plaît, n’hésite pas à m’appeler si tu as besoin de moi, contractant-dono.” Avec à la fois de la colère et de la moquerie dans sa voix, Echidna s’éclipsa en laissant derrière elle ces mots théâtraux d’adieu. Malgré tout, la sorcière devait toujours être en train d’épier ce monde via le pendentif, cependant, pour le moment, Subaru sortit cette notion de sa
tête et respira en un long soupir. À partir de maintenant, il allait définitivement fourrer le pendentif dans sa poche de derrière lorsqu’il prendrait un bain ou irait aux toilettes… ??? : “… Subaru-sama, êtes-vous réveillé ?” Quelqu’un frappa sur la porte depuis l’extérieur, ce qui l’informa qu’il était l’heure usuelle à laquelle il se réveillait. Subaru se racla la gorge alors qu’il entendait la douce voix qui venait de lui poser cette question. Puis, il se frappa les mains sur le visage, et après s’être assuré qu’il souriait en utilisant le miroir, il répondit de manière très découragée : “Entreeez”, Tout à coup, la porte s’ouvrit lentement, et une jeune fille entra dans la pièce. ??? : “Bonjour, Subaru-sama. Aujourd’hui est une fois encore une splendide matinée, vous savez.” Celle qui avait dit ça en souriant de toutes ses dents était la petite fille en uniforme de servante――Pétra Leyte, la servante personnelle de Subaru. Lorsqu’il l’avait rencontrée, elle avait toujours été un jeune bourgeon qui n’avait pas éclos. Mais maintenant elle était désormais dans sa période de croissance, et elle était entrée dans le processus qui la faisait magnifiquement fleurir. Sa taille, ses bras, et ses jambes avaient beaucoup grandi comparés à avant, et sa belle robe de servante lui allait de mieux en mieux. Ce comportement n’était pas en reste contre sa robe mignonne. Depuis le début, elle était une gentille fille qui était bien éduquée et qui avait l’apprentissage rapide. Et maintenant, en tant que servante, Pétra avait atteint d’excellents niveaux. Une fleur de quatorze ans… À la vue du sourire mature de Pétra, Subaru le lui rendit. Subaru : “Bonjour à toi aussi, Pétra. Je suis d’accord, c’est évidemment une splendide matinée. Aujourd’hui également, j’ai été capable de voir l’adorable visage de Pétra au réveil. Je suis plutôt satisfait aussi.”
Pétra : “Subaru dit encore des choses pareilles. …Ah, mais il y a des nuages en suspension dans le ciel au-dessus de la forêt, on dirait que la météo risque de se dégrader cet après-midi. J’avais prévu d’aller faire les courses, j’espère qu’il va encore faire beauuuuuuu.” Inclinant sa tête lors du salut de Subaru, Pétra tourna ses yeux en direction de la fenêtre et murmura cela. Dans ces mots, il y avait une trace de son immaturité enfantine, et Subaru laissa échapper un léger gloussement. Pétra : “Ah ! Non, Subaru-sama.” Subaru : “Non non, là maintenant, la magnifique carapace de Servante s’est un poil fissurée. Ça te ressemble bien, Pétra.” Pétra : “Sérieusement, arrêtez s’il vous plait de me traiter comme une enfant de cette façon. J’ai totalement grandi. Je suis une servante depuis deux ans déjà… à cause de ça je suis devenue une adulte !” Remuant ses cheveux auburn, les joues de Pétra s’empourprèrent et ses lèvres se rétrécirent dans son embarras. Devant cette figure d’adorable petite sœur, Subaru caressa la tête de la fille souriante. Cette dernière plissa alors les yeux de bonheur et laissa échapper un soupir réticent. Pétra : “Donc, qu’est-ce que vous allez faire ce matin ? Il est toujours trop tôt pour le petit déjeuner, mais…” Subaru : “Ahh, pour l’instant je vais juste finir ma routine habituelle et si ça se passe bien, nous pourrons prendre le petit déjeuner avec tout le monde. En revanche si ça ne se passe pas bien… bah, comme d’habitude.” Pétra : “…D’accord.” Elle baissa un peu les yeux à la réponse de Subaru, son visage arborait désormais une expression plutôt sérieuse. Versant des larmes silencieuses en voyant une jeune fille si douce adopter une telle attitude, Subaru caressa la tête de la fille mignonne tandis qu’elle faisait avait une expression pareille,
