Re:Zero Lore FR
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~12 min
KASANERU

01Partie 1

Kasaneru intro

Partie 1

partir de zéro

Traduit par : Ice Traduit de l’anglais par : Martin Relu par : Tella et Coco Artiste des fan-arts : おき, RingoTashi et Harusabin

Un rêve, j’ai fait un rêve. Un rêve qui ne s’estompe pas, un rêve qui se répète sans cesse, un rêve sans fin, un rêve que rien ne peut interrompre――

Encore et encore, maintes et maintes fois, en répétant les mêmes erreurs, en les corrigeant de plus en plus. 1 000 fois, en boucle. 10 000 fois, en se connectant. 100 millions de fois, en les surmontant. Et avant même d’en avoir conscience, en perdre le compte. Agonie, terreur, turbidité, ruine, haine, folie. Épuisé, bouleversé, tordu, corrompu, déformé, décomposé, tourmenté ; un cœur brisé en mille morceaux. Et pourtant, il y avait encore un endroit que je voulais atteindre. Et pourtant, il y avait encore un souhait que je voulais protéger. Même si personne n’était au courant des tragédies sans fin qui se répétaient encore et encore, je n’oublierai pas. Même si personne ne s’en rend compte, je suis le seul à ne pas pouvoir oublier. ――Même si les personnes que je veux secourir pleurent, je veux quand même les aider. Donc, même maintenant, je ne regrette pas d’avoir pris cette main. Si j’ai un regret, c’est d’avoir hésité et d’avoir été indécis au moment de prendre sa main, et la frustration envers mon propre cœur faible et fragile que je n’ai pas su endurcir. ――En se réveillant de ce rêve vide, la première chose qu’il ressentait toujours était un mal de tête lancinant. Subaru : “――――” Il ouvrit les yeux, essayant de repousser sa somnolence, et cligna rapidement des paupières pour tenter de se réveiller. Même si sa conscience était encore dans le brouillard, sa torpeur ne dura que quelques secondes. Dès qu’il reprit conscience, son réveil redonna de l’énergie à son corps. Subaru : “Ah, aaah.” En contraste avec son corps éveillé, tout ce qui sortait de sa bouche était une voix terne. À première vue, on aurait dit qu’il était encore à

moitié endormi, mais c’était l’un des rituels les plus importants qu’il accomplissait le matin. En s’allongeant sur le dos, la tête relevée, tout en émettant cette voix de cette manière, il pouvait recevoir beaucoup d’informations. Le ton de sa voix, l’établissement de sa conscience, la sécurité de ses membres, le tri de ses pensées, ce qu’il fera aujourd’hui et l’existence même de sa vie―― Il s’assurait d’effectuer chacune de ces actions chaque matin. C’était la preuve que Natsuki Subaru avait atteint le matin sans commettre de graves erreurs. En retirant ses couvertures tout en bâillant, il se redressa et posa ses pieds hors du lit. Il se gratta grossièrement la tête tout en regardant autour de lui. C’était une pièce qu’il avait l’habitude de voir――elle était luxueusement meublée et comprenait un lit à baldaquin dans la pièce par laquelle il était entré. Mais Subaru ne s’était pas réveillé dans le lit à baldaquin, mais plutôt sur un canapé placé plus loin dans la pièce. Il avait passé ses dernières nuits là, enveloppé dans un futon, recroquevillé en boule. ――En fait, non, c’était une habitude que Natsuki Subaru avait prise ces dernières années avant d’aller se coucher. Quoi qu’il en soit, il n’y avait aucune raison particulière pour qu’il ne dorme pas dans son lit. C’était simplement parce qu’il finissait par passer beaucoup de temps à essayer de préparer son environnement pour qu’il soit aussi confortable que possible pour dormir. Après plusieurs essais et erreurs, il avait compris qu’il se sentait plus à l’aise en s’allongeant et en dormant sur le canapé plutôt que dans un lit. Et depuis, il avait continué à faire ainsi. C’était aussi simple que cela. Subaru : “――――” En se frottant les yeux, Subaru se leva du canapé qu’il avait transformé en lit et se rendit dans la salle de bain pour s’habiller. Alors qu’il se lavait le visage dans la salle de bain attenante à sa chambre, il examina délibérément son visage trempé reflété dans le miroir. Son visage semblait fatigué et donnait l’impression qu’il était sur le point de

s’effondrer. Son visage semblait usé par le découragement. Ces trois choses sapaient son moral. Dans une tentative d’endurcir son expression, Subaru se frappa le visage à deux mains de toutes ses forces. Un bruit sec accompagna les larmes qui jaillirent ; afin de les essuyer, Subaru se versa de l’eau froide sur le visage. Une fois de plus, il contempla son visage mouillé dans le miroir. Tout en massant délicatement son visage, ses yeux et ses joues, il prononça, Subaru : “Sourire… Tu dois sourire, si tu en es incapable, alors… meurs.”

En récitant cette incantation, Subaru esquissa un sourire terrible et tordu. Il dévoila ses dents blanches, son sourire plissant ses yeux de sorte que le blanc n’était plus visible tout autour. Son propre visage ressemblait à celui d’un méchant avec lequel il était ami depuis un peu plus de dix-huit ans. Il pouvait camoufler ses yeux, son expression faciale et ses traits sans aucun problème. Subaru : “Trèèès bien, très bien. Reste comme ça.” Après avoir vérifié son sourire, Subaru s’essuya le visage avec une serviette et s’habilla rapidement. Lorsqu’il séjournait au manoir, Subaru ne portait pas l’uniforme d’un domestique, mais plutôt la tenue officielle d’un noble. Même s’il enlevait sa veste, il restait confortablement vêtu d’une chemise blanche décontractée aux manches retroussées. Toutefois, une telle apparence était désormais naturellement exigée. C’était assez contraignant, mais il ne pouvait vraiment rien y faire. Il était tenu d’avoir une apparence appropriée à sa position, car c’était la position que Subaru lui-même avait choisie. Subaru : “Ce sera bientôt l’heure habituelle.” Dès qu’il fut habillé, il leva les yeux vers le Cristal Magique du Temps qui était fixé au-dessus de la porte de la chambre. Il avait une teinte vert foncé, ce qui signifiait que c’était le matin. Cela indiquait qu’il était bientôt l’heure de se lever. D’une certaine manière, il lui semblait avoir passé un peu trop de temps à s’entraîner à sourire ce matin-là. Dans quelques minutes, une fille ponctuelle frapperait à sa porte comme convenu. Avant cela, il devait terminer tout ce qu’il n’avait pas encore fait. Subaru : “――――” En déplaçant son attention, Subaru déboutonna sa chemise. Là, attaché par une fine chaîne, se trouvait un pendentif fixé au “Cristal Noir” qu’il ne retirait jamais, même pour dormir. Un cristal noir mystérieux et étincelant. En le serrant dans la paume de sa main, Subaru ferma les yeux. Le cristal était froid et dur au toucher――mais lorsqu’il se glissa dans la paume de Subaru, sa présence s’intensifia comme s’il s’enflammait ; il se mit à palpiter comme s’il s’agissait d’un être vivant.

Naturellement, il commença inconsciemment à compter le rythme et la fréquence de son étrange battement alors qu’il reposait dans sa paume. À mesure qu’il atteignait sa pleine puissance, le battement du cristal devenait plus fort et plus rapide. Sans même s’en rendre compte, son pouls se synchronisait parfaitement avec celui de Subaru, jusqu’à ce que les battements de son cœur et ceux du cristal ne fassent plus qu’un. Lorsque son esprit s’en rendit compte, la conscience de Subaru fut libérée du joug de son corps et invitée dans un autre espace qui ne pouvait en aucun cas être réel. Et à cet instant, il n’y eut aucun bruit ni aucun signe provenant du monde extérieur ; à la place, une lumière éblouissante enveloppa sa conscience. Subaru : “――――” Sa conscience, façonnée par la lumière, fut lentement guidée vers son éveil. La lumière du soleil pénétra ses yeux lorsqu’il ouvrit ses paupières closes. Ce qu’il vit devant lui en clignant des yeux était une magnifique plaine verdoyante balayée par le vent. Il s’agissait d’une vaste plaine verdoyante qui s’étendait à perte de vue. La mer d’herbe s’étendait à l’infini, bien au-delà de ce que ses yeux pouvaient voir. De courts brins d’herbe ondulaient doucement dans la brise. Au-dessus de sa tête, le ciel était dégagé, sans le moindre nuage. Le soleil brillait comme un joyau. Le bleu du ciel et le vert de la terre s’étendaient à l’infini, jusqu’à se confondre dans la brume de l’horizon lointain. C’était un monde onirique, dépourvu de toute réalité, où régnait une certaine immobilité qui semblait éternelle. Un espace splendide, parfaitement dégagé et vide. ――Il n’y avait qu’une seule chose qui différait de ce monde. Subaru : “――――” Au cœur de la plaine, lorsque Subaru s’y tenait et regardait derrière lui, il y avait une colline en pente douce, qui continuait à former une butte légèrement surélevée. Au sommet de la butte, il y avait un modeste jardin rempli de fleurs. Juste à côté de ces belles fleurs qui se prélassaient au soleil, il y avait un parasol et une table blanche.

Sans prononcer un mot, Subaru gravit la colline et se glissa sous le parasol. Des tasses fumantes avaient été disposées sur la table blanche, leur intérieur en céramique rempli d’un liquide chaud et ambré. Deux tasses avaient été placées sur la table, et une chaise blanche avait été laissée à côté de la table. Puisqu’elle l’avait préparé pour lui, Subaru s’assit sur la chaise sans vérifier. Même si le thé venait tout juste d’être infusé, il porta la tasse à sa bouche et humecta sa gorge avec ce délicieux breuvage ambré. ――Comme toujours, c’était un thé inhabituel qui n’était ni délicieux ni désagréable au goût. Néanmoins, sans faute, il buvait toujours ce thé dès qu’il s’asseyait. C’était un accord qu’il avait conclu avec la maîtresse des lieux, le thé remplaçait les présentations dans leur étrange relation. Malgré tout, Subaru : “Ah, je l’ai bu, je l’ai bu, merci pour la boisson. Bon, passons rapidement au sujet principal.” ??? : “Bien sûr, j’ai dit que la première gorgée servait de salutation. Cependant, je ne pense pas que ça veuille dire que tu ne dois jamais me dire bonjour, mhm ?” Après avoir terminé son thé, Subaru reposa sa tasse sur la table en prononçant ces quelques mots. En réponse à ses paroles, celle qui était assise en face de lui à table lui adressa un faible sourire, tout en exprimant sa plainte. Entendant sa plainte, Subaru se gratta le bout du nez en disant : Subaru : “…Il n’y a pas vraiment de raison de te saluer, si ? Après tout, puisque tu fouines dans ma tête jour et nuit, ça n’a aucun sens de te dire bonjour ou au revoir.” ??? : “Ce sont deux choses différentes, tu comprends ? Tout d’abord, jour et nuit, j’aimerais que tu n’en parles pas de manière aussi scandaleuse. Même si c’est vrai, je reste une demoiselle timide, aussi délicate qu’une fleur. Ma réputation n’en serait-elle pas encore plus ternie si l’on venait à savoir que je passe mon temps à scruter les pensées d’un garçon ?”

Subaru : “Une demoiselle timide, aussi délicate qu’une fleur… Le sens de ces mots a-t-il changé sans que je m’en aperçoive ?” ??? : “Quelle remarque cinglante. Eh bien, peut-être est-il déraisonnable à mon âge de continuer à me qualifier ainsi.” En prononçant ces mots, la fille esquissa un sourire, ce qui contrastait fortement avec le contenu de ses plaintes. Habituée à ce genre d’échanges, la fille se montrait plutôt tolérante envers le comportement impoli de Subaru――ou plutôt, elle semblait prendre plaisir à avoir ce genre de conversations avec lui. Le cœur de Subaru ne put s’empêcher de ressentir une culpabilité déformée s’intensifier en voyant ce sourire. Quoi qu’il en soit, il ne savait pas quelle attitude adopter. Ce n’était qu’avec la personne qui se trouvait juste devant ses yeux qu’il pouvait trouver la solution optimale. Subaru : “Comme je le pensais, tu es vraiment une femme désagréable.” ??? : “Ça me rend heureuse. Pour toi, qui es gentil et avare. Plutôt que d’être gentille envers tout le monde, plutôt que d’être quelqu’un d’aussi apathique qui ne trouve aucune valeur à ce que les autres l’aident, je prends toujours un grand plaisir à devenir quelqu’un qui blesse cruellement ton cœur, ou quelqu’un de désagréable qui plante une épine inamovible dans celui-ci.” Ni le sarcasme ni l’ironie ne fonctionnaient contre elle. Avant qu’elle ne lui réponde, Subaru afficha une grimace assez désagréable, mais cela ne fit que la rendre plus satisfaite. ??? : “Bon, si ça continue comme ça, mon cœur va souffrir d’être détesté et va adhérer à ton antipathie. Essayons maintenant d’atteindre l’objectif que nous nous sommes fixé pour la réunion de ce matin.” Subaru : “Tu n’espérais pas être détestée ?” ??? : “C’était un adorable bluff de fille, tu sais ? C’est ce que je veux que tu voies et que tu acceptes.” Subaru : “Adorable… ?”

Subaru en doutait du plus profond de son cœur. Il pencha la tête, perplexe. Quant à sa compagne, elle se contenta d’esquisser un sourire ironique. Et puis―― ??? : “Tu es vraiment un homme qui ne se laisse jamais intimider par qui que ce soit ni quoi que ce soit. En tant que Sorcière de l’Avarice, j’aime ça chez toi. ――Natsuki Subaru.” Adaptée au rôle de contractante, la Sorcière de l’Avarice, Echidna plissa les yeux avec un doux sourire, un sourire qui venait du fond de son cœur. Subaru : “Nous sommes le quatorzième jour du mois de Kisdam……N’est-ce pas ?” Echidna : “Tu peux te reposer tranquille. Tu t’es endormi la nuit dernière sans aucun problème, et tu t’es réveillé ce matin sans qu’il se passe quoi que ce soit de mouvementé. Le pire n’est pas arrivé alors que tu dormais cette nuit. Donc tu n’as pas à t’inquiéter, tout va bien.” Subaru : “Ce sont des mots insensés. Si j’avais été dormir avec la pensée que rien de mouvementé ne se passerait, j’aurais fini par être mort à mon réveil. Je ne sais ni quand ni où je vais mourir, ou quand ça va s’arrêter.” Claquant sa langue en réponse à l’optimisme de la Sorcière, Subaru se rappela le sentiment désespéré de perte de ses Morts. Sans but ni direction, il ne doutait pas qu’il pourrait lui rendre visite même le lendemain――quand le fait est qu’il revenait brusquement d’entre les morts, le privant ainsi de toute prémonition. Là où le temps qu’il passait avec les autres personnes était oublié, la peur et le désespoir que ça lui apportait ne pouvait jamais sortir de sa mémoire. Echidna : “C’est vrai. J’ai été un peu hâtive là maintenant. Mes excuses pour ça.” Subaru : “…Tu ne serais pas terriblement docile actuellement ?”

Echidna : “Je suis désolée si tu pensais que c’était une mauvaise chose.

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