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Web Novel • Arc 05

78Les derniers remous de la cité Aqueuse

Artiste du fan-art : ???

Reinhard : “Ah, Subaru. Dieu merci, on ne s’est pas raté. Je suis de retour.”

Subaru : “Reinhard ? Quelle rapidité, tu viens à peine de partir.”

Lorsque Subaru et les autres revinrent à l’abri après avoir récupéré Julius, ils tombèrent sur Reinhard, qui venait juste de rejoindre le même abri.

Subaru réagit avec surprise face à la rapidité de son travail, et Reinhard, qui avait légèrement levé la main en marchant vers eux, fronça soudainement les sourcils. Avec un visage qui ressentait le teint affreux de Subaru et le malaise dans l’attitude quelque peu anxieuse des quatre, il déclara,

Reinhard : “Qu’y a-t-il, Subaru… Quelque chose ne va pas ?”

Subaru : “Quelque chose ne va pas, c’est certain… Mais c’est difficile de choisir les mots. Je veux aussi que tu confirmes quelque chose.”

Reinhard : “Si je peux t’être utile, tu peux demander ce que tu veux. De quoi s’agit-il ?”

La réponse de Reinhard à Subaru, qui avait baissé le ton de sa voix, était toujours aussi sincère. C’était pour cette raison qu’il voulait avoir confiance en son caractère extraordinaire, comme il l’avait fait jusqu’à présent, en commençant par le combat contre la Chasseuse d’Entrailles, jusqu’à celui contre l’Avarice.

Cependant, cette ligne de pensée, qui consistait à atteindre le salut par la grâce divine, était――

Subaru : “――Sais-tu quelque chose à propos de la personne qui se tient à côté de moi ?”

Reinhard : “…Tu ne parles pas de Béatrice-sama, pas vrai ?”

Reinhard prononça ces mots en observant la petite fille en robe qui se blottissait à côté de Subaru. Subaru, en silence, ne répondit pas aux paroles de Reinhard. Il se contenta de fixer le Maître Épéiste, priant pour que la réponse qu’il désirait lui soit donnée.

Sous la ferveur de ce regard, Reinhard regarda l’autre personne qui se tenait à côté de Subaru, et plissa légèrement les yeux comme s’il réfléchissait. Néanmoins,

Reinhard : “――Mes excuses. C’est quelqu’un que je ne connais pas. D’après son aspect et son apparence, je pense qu’il fait partie des valeureux individus de cette bataille.”

Julius : “――――”

Les joues de Julius se raidirent en entendant la réponse de Reinhard.

Tous deux étaient censés être des amis proches, des compagnons de l’Ordre des Gardes Royaux――avec son Nom dévoré, ce lien d’amitié avait également fini par être rompu.

Julius baissa les yeux d’un air sombre en entendant cette réalité, et Subaru, qui le regardait de côté, se sentit également déprimé.

Le Maître Épéiste, en tant que plus fort du Royaume, était l’épéiste le plus doué, puisqu’il avait même mis en pièces le Culte de la Sorcière. Même Reinhard van Astrea n’avait pu échapper à l’influence de l’Autorité de la Gourmandise.

Ou bien, penser que c’était possible s’il s’agissait de Reinhard n’était qu’un souhait sans fondement. Ce souhait avait été cruellement brisé, et n’avait fait que confirmer sa propre superficialité.

Reinhard : “Mes excuses. Je n’en connais pas la raison, mais il semblerait que je n’ai pas pu répondre à tes attentes.”

Julius : “…Huh, c’est nous qui devrions dire ça. De votre point de vue, cette question a dû ressembler à une accusation. C’est nous qui devrions nous excuser d’avoir présumé cette hypothèse.”

Ce fut Julius lui-même qui prit la responsabilité de répondre aux excuses de Reinhard.

Il masqua le choc d’être traité comme un étranger par un ami. Il parcourut l’abri du regard en se couvrant de mots de calme. Et puis,

Julius : “Il semblerait qu’il soit presque temps que les personnes importantes se réunissent. Il est grand temps d’entamer la conférence qui inclura les actions futures.”

Reinhard : “…Je comprends. Vous voulez dire que nous parlerons de vous là-bas aussi, pas vrai ?”

Devinant les intentions derrière les mots de Julius, Reinhard leva le menton. En effet, les valeureux individus de la bataille défensive précédente――ceux impliqués dans la Sélection Royale, ainsi que les officiels de la ville, commençaient à se rassembler à l’intérieur de l’abri.

C’est alors qu’une jeune femme vêtue d’un kimono revint de l’extérieur de ce même abri.

Anastasia : “Hmm, on dirait qu’ils se sont rassemblés avant qu’on leur dise de le faire. Comme c’est pratique.”

Anastasia, qui avait fini de faire le tour des environs, prononça cette phrase avec un sourire en tirant sur son écharpe, Echidna. Depuis l’intérieur de l’abri qui l’entourait――dans son champ de vision, elle avait manifestement dû apercevoir la silhouette de Julius qui se tenait à côté de Subaru, mais elle n’avait pas l’air de vouloir l’évoquer.

Anastasia : “Il semblerait qu’avec Émilia-san, vous tous et Felt-san, nous soyons presque au complet. Si Priscilla-san arrive par la suite, ce sera suffisant. Nous pourrons alors commencer la conférence.”

Anastasia fit sa suggestion en frappant ses mains l’une contre l’autre.

Elle avait dit cela d’un air impassible, sans même appeler son unique Chevalier, qui devait se refléter dans le coin de ses yeux.


L’endroit qui avait été désigné comme salle de conférence à la place de l’Hôtel de Ville détruit était un lieu de réunion près de l’abri.

Ce lieu de réunion était également un abri, mais en raison de sa mauvaise protection contre les inondations, la catastrophe qui avait maintenu la ville de Pristella en état d’alerte, il semblait que l’abri n’avait pas été utilisé pendant la tourmente.

Anastasia : “Pour commencer, c’est le moment pour les résidents des autres abris de rentrer chez eux, vous ne croyez pas ? En fait, nous voulions aussi retourner à l’auberge… Mais il semblerait que le nettoyage ne soit toujours pas terminé.”

Lorsqu’elle parlait de nettoyage, faisait-elle référence à l’auberge elle-même ou aux personnes impliquées dans l’agitation actuelle ?

Anastasia avait probablement fait ce commentaire afin qu’il puisse signifier l’un ou l’autre, donc pour prendre l’initiative parmi ceux qui s’étaient rassemblés sur le lieu de rencontre.

Anastasia : “Tout d’abord, permettez-moi de vous remercier pour votre travail acharné. Heureusement, les dégâts causés par la grande offensive du Culte de la Sorcière ont été extrêmement faibles… Je crois que ça concerne aussi bien les personnes qui sont ici que celles qui n’y sont pas. C’était une bataille sans précédent.”

Les autres : “――――”

Anastasia : “Même sans ces visages sinistres, je comprends moi aussi. Les dégâts sont faibles, mais vos visages indiquent que vous n’êtes pas convaincus par ces mots.”

Les regards sur ces visages silencieux et peu méfiants se durcirent face aux paroles d’Anastasia, qui, à certains égards, ne semblait pas préoccupée. Anastasia haussa les épaules et parcourut la salle du regard.

Sur le lieu de réunion, non seulement les membres originaux qui avaient entrepris la bataille pour défendre la ville étaient rassemblés, mais aussi les autres collaborateurs, ceux qui s’étaient impliqués, s’étaient joints à eux.

Du Camp d’Émilia, il y avait Émilia, Subaru et Béatrice. Garfiel et Otto étaient absents en raison de la gravité de leurs blessures.

Du Camp de Felt, il y avait Felt, Reinhard et Camberley, dont le visage était pâle tant il ne se sentait pas à sa place. Gaston et Rachins étaient absents en raison de leurs blessures et de leur épuisement.

Concernant le Camp Crusch, le membre le plus important, Crusch, était toujours alité. Félix et Wilhelm participaient donc à la place de leur maîtresse.

Du Camp de Priscilla, il y avait Al et Priscilla, qui avaient l’air de s’ennuyer. À côté d’eux se trouvait leur auxiliaire, Schult, sain et sauf. Il semblait que la sécurité d’Heinkel ait été confirmée, mais il était absent.

Et du Camp d’Anastasia, il y avait Anastasia, qui se tenait au centre comme si elle avait pris les rênes. Tivey et Ricardo participaient également, ce dernier ayant des bandages blancs sur tout le corps. Et Julius, qui était assis à l’écart, se trouvait du côté du Camp d’Émilia.

Enfin, Kiritaka et Liliana étaient présents, ainsi que les Écailles du Dragon Blanc, qui s’étaient joints à eux en raison de leur implication.

Près de vingt personnes au total, impliquées d’une manière ou d’une autre, s’étaient réunies dans la salle pour réaliser la conférence d’après-guerre de la bataille défensive.

Et celui qui ouvrit le bal et réfuta le discours initial d’Anastasia fut Félix, dont l’attitude était perturbée. Ses yeux jaunes tremblaient d’irritation tandis qu’il levait la main,

Félix : “La conférence postérieure est importante… Je le comprends. Je comprends, mais je voudrais parler de la façon dont nous allons traiter l’Archevêque du Péché. En fin de compte, l’un des hauts responsables du Culte de la Sorcière a été capturé vivant, pas vrai ? Il y a beaucoup de choses que nous devons demander. Je veux accélérer les choses.”

Anastasia : “…Eh bien, je savais que Ferris-san allait dire ça. Au fait, quel est l’état actuel de Crusch-san ? Y a-t-il eu des changements depuis ?”

Félix : “――Je peux juste dire qu’elle est stable. Nous n’avons pu obtenir aucune information auprès de la Luxure, alors pour l’instant, elle récupère ses forces grâce à ma magie de guérison et se fie à sa détermination. Pendant un instant, ses symptômes ont été un peu soulagés grâce à l’aide de Subaru-kun, mais…”

Regardé du coin de l’œil par le frustré Félix, Subaru fixa son regard sur sa propre paume. Une partie de sa paume était devenue noire, et elle était dans un état où elle exposait un caractère inconvenant comme celui d’une brûlure ou d’une tache de naissance.

Un changement similaire s’était produit au niveau de la cuisse droite de Subaru, qui était couverte par son pantalon. Subaru ne ressentait aucune douleur ou la sensation de quelque chose d’étranger, mais ce n’était pas le cas de Crusch. L’élimination de ce qui dévorait définitivement ses forces était une priorité absolue pour sauver sa vie.

De plus, il était plutôt difficile pour une femme de porter ces veines noires sur sa peau. Le fait qu’une belle femme comme Crusch ait été touchée rendait la chose encore plus douloureuse.

Anastasia : “Pour être honnête, je ne suis pas d’accord avec le maintien en vie de cet Archevêque du Péché. C’est un être qui n’apporte que des ennuis. Si c’est possible, il vaut mieux le tuer rapidement.”

Félix : “――! Mais alors nos pistes disparaîtraient !”

Tandis que Subaru s’inquiétait des veines noires, la dispute entre Anastasia et Félix atteignit son point d’ébullition.

Concernant le traitement de l’Archevêque du Péché capturé――Sirius, Félix secoua obstinément la tête en direction d’Anastasia, qui avait suggéré l’exécution. C’était naturel de son point de vue.

Toutefois, Anastasia se contenta de secouer la tête vers Félix, qui commençait à s’enflammer.

Anastasia : “Je pense que ce qui est arrivé à Crusch-san est regrettable. Mais ce sont des sujets différents. De plus, le fait que la Colère sache quoi que ce soit à propos de la Luxure… Non, je ne crois pas qu’elle sache quoi que ce soit à long terme. Pour moi, il est très peu probable que les cultistes coopèrent entre eux.”

Félix : “S’ils sont liés, alors pourquoi ?! Pourquoi une telle chose s’est-elle produite aujourd’hui ?! Les Archevêques du Péché se sont tous rassemblés et sont venus attaquer la ville, et pourtant, ils ne coopèrent pas ?!”

Anastasia : “Bien sûr, je ne dis pas que leurs actions se sont chevauchées par hasard. Mais leurs objectifs, leurs moments de retraite et leur dispersion ne correspondent pas, ce serait un peu bizarre d’appeler ça de la coopération… Le Culte de la Sorcière n’a aucune conscience de ce genre de choses.”

Félix : “Ce n’est qu’une déduction, pas vrai ?!”

En haussant le ton, Félix nia complètement les paroles d’Anastasia. Il semblait qu’Anastasia avait elle aussi réalisé que sa suggestion était difficile à accepter, et elle ne semblait pas avoir l’intention de réfuter ce qui avait été nié par les arguments sentimentaux de Félix.

Sur ce, Subaru leva lentement la main.

Subaru : “Puis-je dire quelque chose ? J’ai aussi une opinion, mais une opinion proche de celle de Ferris. Je ne pense pas qu’il soit inutile d’obtenir des informations de la Colère.”

Félix : “…Que veux-tu dire ?”

Subaru : “Ce n’est pas une histoire dont je suis fier, mais il y a peu de temps, j’ai été autorisé à parler à la Colère pendant un court laps de temps, ce qui m’a permis d’en apprendre un peu plus sur la Gourmandise. Même s’il ne s’agissait que de la longueur, de la profondeur et de l’étroitesse de leur relation, il est trop hâtif de dire que nous ne pouvons obtenir aucune information de sa part.”

Dans les faits, la Colère avait lancé à Subaru des mots qui ressemblaient à un avertissement sur la Gourmandise.

Grâce à cela, Subaru s’était rendu compte de la possibilité que la Gourmandise soit composée de plusieurs individus, et avait fini par ne pas négliger Julius lorsqu’il avait tenté de s’éloigner de l’abri. Il ne pouvait pas fermer les yeux sur cela. Néanmoins, au sein des vrais sentiments de Subaru, il y avait aussi une partie qui était d’accord avec Anastasia.

Subaru : “Mais, au-delà de la question de savoir si nous pouvons ou non l’utiliser comme source d’information, j’ai aussi un mauvais pressentiment quant à sa capture… Mais tous les Archevêques du Péché sont comme ça.”

Actuellement, pour qu’ils puissent participer à la conférence, la garde de Sirius avait été confiée aux Écailles du Dragon Blanc.

Elle était enchaînée sans ménagement et avait même été bâillonnée pour l’empêcher de parler. Ils avaient également reçu l’ordre de monter la garde à tour de rôle, car leurs cœurs pouvaient être manipulés s’ils restaient trop longtemps près d’elle. Rien ne devrait se passer durant cette conférence, mais son anxiété était sans fin.

Subaru : “Il est nécessaire de ressentir cette anxiété tandis qu’ils sont capturés vivants. Je ne peux pas prendre de décision inconditionnelle sur ce qu’il faut faire à ce sujet.”

Félix : “De quel côté tu es… ?!”

Félix braqua son regard plein de haine sur Subaru qui était assis à l’écart. Subaru grimaça sous la chaleur de son regard, et dit,

Subaru : “Je ne prends pas parti. Honnêtement, je pense que vous avez tous les deux raison… Dans le pire des cas, je ferai quelque chose pour les veines noires du corps de Crusch-san en utilisant les parties de mon corps qui ne sont pas devenues noires. Si ça résout le problème, alors je pense que ce ne sera pas un souci.”

Félix : “――Ha.”

Émilia : “Subaru.”

Le propre jugement de Subaru était une conclusion assez extrême au sujet des veines noires de Crusch. En entendant ces mots, le visage de Félix devint ahuri, et Émilia le regarda avec des yeux réprobateurs.

Tous les autres se tournèrent également vers lui, le regard choqué et empreint d’émotions complexes.

Émilia : “J’en ai aussi entendu parler, mais c’est vraiment en dernier recours, pas vrai ? Nous ne savons pas ce qui se passera à l’avenir même si ce n’est rien pour l’instant, mais faire comme si c’était normal, c’est…”

Subaru : “Eh bien, ce n’est pas comme si j’avais envie de mettre cette encre apparemment malsaine dans mon corps pour le plaisir. Mais nous avons un précédent avec Crusch-san. Ça a un peu soulagé ses symptômes.”

Émilia : “――――”

Subaru : “Ce que je veux dire, c’est qu’il ne faut pas se hâter de tirer des conclusions. Je comprends les sentiments d’impatience, mais même si mon dos ou mes fesses deviennent noirs, étant donné qu’ils sont hors de vue, je ne suis pas réticent à l’idée d’aider. C’est de ça qu’il s’agit.”

Bien qu’il y ait un moyen de faire quelque chose, le laisser filer à cause de sa propre mignonnerie lui laisserait un sale arrière-goût dans la bouche.

Crusch était une bienfaitrice estimée, et plus important encore, il y avait un moyen qui n’impliquait pas sa vie, ni celle des autres. Il essaierait d’aider autant qu’il le pourrait, même s’il s’agissait d’assombrir sa peau hors de vue.

Wilhelm : “Ferris, assieds-toi. Pour l’instant, Subaru-dono a raison.”

Félix : “…Je le sais. Je le sais très bien.”

Wilhelm avait tiré la manche de Félix, qui était à court de mots, et l’avait fait se calmer. Félix baissa les yeux et tenta de dire quelque chose à Subaru, mais il s’assit finalement sans rien dire.

Subaru poussa un soupir en voyant son état ; l’ambiance autour de la zone de réunion tendue revint à la normale. Malgré tout, la situation précédente perdurait.

Anastasia : “Quoi qu’il en soit, je comprends que les avis sur le sort de l’Archevêque du Péché soient partagés. Il est inquiétant de le garder en vie, et même les limites de mes instincts et de ceux de Natsuki-kun ne se manifestent pas… En vérité, si elles l’avaient tué au lieu de le capturer, notre discussion aurait été d’autant plus rapide.”

Priscilla : “――Quoi, ce baratin sans intérêt est terminé ? Peu importe à quel point tu me fixes, aucune récompense ne sera accordée à un spectacle qui n’a aucune valeur. Cesse immédiatement ce regard mendiant.”

Priscilla répondit par un bâillement au regard badin d’Anastasia.

Cette réponse déplacée prouvait que Priscilla n’avait pas correctement écouté la conversation jusqu’à présent. Sa participation à cette conférence devait également être une sorte de caprice de sa part.

Anastasia : “Ne parle pas aussi malicieusement. Cette attitude n’est pas digne de celle qui a capturé vivant un membre du Culte de la Sorcière, mais pourquoi l’as-tu capturé ? Qu’est-ce qui a conduit à cette étrange tournure des événements ?”

Priscilla : “Comme si j’avais su si elle vivrait ou mourrait. Au moment de porter le coup final, l’Épée Yang s’est voilée et son tranchant a disparu. Ainsi, elle a survécu. Celui qui l’a sortie du canal faisait partie de la populace qui avait drainé l’eau à la recherche de la Diva. Ça n’a rien à voir avec moi.”

Anastasia : “Ça ne te dérange pas que celle que tu as essayé de tuer ne soit pas morte ?”

Priscilla : “Au contraire. J’ai brandi l’épée dans le seul but de tuer. Si elle n’a pas péri à cause de ça, je n’ai pas l’intention de la tuer à nouveau. Bien qu’elle n’ait pas péri de ma main, ça me convient d’autant mieux en ce qui me concerne.”

Anastasia : “Haaa, je ne comprends pas, mais d’accord.”

Anastasia semblait avoir renoncé à comprendre Priscilla qui, comme toujours, avait élaboré sa théorie énigmatique. Subaru ne connaissait pas non plus ses intentions, mais la pensée de Priscilla n’était probablement comprise par personne d’autre.

Il n’était pas certain que même Al et Schult, qui se tenaient à ses côtés, soient capables d’y voir clair.

Reinhard : “En tout cas, je suis contre l’idée de juger la Colère en ce lieu. Je veux bien sûr respecter les sentiments de Ferris, mais c’est aussi une occasion unique pour le Royaume. En plus de le surveiller strictement, je pense que nous devrions faire un effort pour obtenir de lui ce qu’il sait.”

Felt : “…Je pense qu’il vaut mieux le tuer. Le simple fait de me souvenir de ces Archevêques du Péché me donne la nausée, je ne pense pas qu’ils puissent dire quoi que ce soit d’à peu près sensé. Il vaut mieux le tuer avant d’être entraîné dans quelque chose de problématique, afin qu’il ne cause plus de problèmes à l’avenir, probablement.”

Reinhard : “Felt-sama…”

Felt : “Pour ta gouverne, je ne dis pas ça pour t’énerver cette fois-ci, pas du tout.”

Et, venant d’un endroit différent, les opinions étaient partagées entre la maîtresse et le serviteur. Reinhard, qui avait préconisé de garder la Colère en vie, et Felt, qui avait rejeté cette idée. Cependant, l’opinion de Felt n’était pas fondée.

Felt elle-même ne semblait pas considérer que son opinion serait acceptée. En fin de compte, il semblait que la Colère allait être confiée au Royaume.

Reinhard : “C’est moi qui devrais escorter la Colère jusqu’à la Capitale Royale. Au cas où la Colère manigancerait quelque chose, je serais la personne la plus à même de s’en occuper. Et dans le pire des cas, il est possible qu’une condamnation doive être exécutée.”

Anastasia : “Apparemment, c’est toi qui es le plus apte à le faire. Mais dans ce cas, Felt-san te suivra-t-elle aussi jusqu’à la Capitale Royale ? Ou bien la maîtresse et le serviteur se sépareront-ils…”

Felt : “Si Reinhard y va, alors j’y vais aussi――cette fois, je n’ai pas le choix, voilà tout.”

À ces mots, Reinhard lui-même afficha un air surpris. Felt leva brièvement les yeux vers son profil, puis plissa son visage pourtant charmant dans une grimace pleine de détermination.

Felt : “Va pas te faire des idées. Je te déteste toujours, ça n’a pas changé. Mais il y a des moments où t’as juste pas le choix, même si t’en as pas envie.”

Reinhard : “Des moments où l’on n’a pas le choix, dites-vous ?”

Felt : “J’en sais rien. Demande donc à ton propre cœur. Le mien n’est pas assez tendre pour te répondre.”

Mettant en avant sa poitrine sous-développée pour son âge, Felt tira la langue en direction de Reinhard. Celui-ci baissa les yeux en voyant l’attitude de sa maîtresse, puis releva tranquillement le menton.

Quels sentiments exacts liaient ces deux-là, eux seuls pouvaient le savoir. Quoi qu’il en soit, le camp de Felt non plus ne semblait plus être tout à fait le même qu’un an auparavant.

Camberley : “E-eh bien, dans ce cas, je vais…”

Reinhard : “Camberley, veille sur Rachins et Gaston. Lorsqu’ils seront en mesure de se déplacer, ils pourront d’abord retourner au manoir. Ne les met en contact qu’avec Rom-jii.”

Camberley : “O-oui, je comprends.”

Un air de soulagement s’empara de Camberley, qui avait l’air mal à l’aise, lorsqu’il reçut ses ordres.

Pour l’instant, grâce au volontariat de Reinhard, ils pouvaient être rassurés quant à l’escorte de la Colère. La suite, ce qu’ils pourraient obtenir de Sirius, serait du ressort des experts du Royaume.

??? : “Alors, pouvons-nous passer à la question suivante ? Mesdames et Messieurs.”

Kiritaka avait levé la main après avoir pris connaissance de la décision concernant le sort de la Colère. Il fixa les visages de tout le monde tout en ajustant ses cheveux légèrement en désordre avec sa main. Puis, il prit la parole,

Kiritaka : “Tout d’abord, en ce qui concerne la bataille pour protéger cette ville… Je voudrais tous vous remercier, au nom de tous les citoyens. Sans vous, la ville de Pristella serait probablement tombée entre les griffes du Culte de la Sorcière. Je vous en suis profondément reconnaissant.”

Kiritaka baissa la tête et s’inclina, ayant pris la responsabilité de parler au nom du consensus général de la ville. Liliana, qui était à ses côtés, avec un air de panique sur le visage, inclina également la tête comme l’avait fait Kiritaka.

Kiritaka mis à part, la réaction sérieuse de Liliana ne lui correspondait pas du tout. Peut-être que son combat contre la Colère, ou quelque chose d’ultérieur, avait provoqué un changement dans son attitude. Quoi qu’il en soit,

Subaru : “Nous étions déjà en ville et impliqués, nous n’avions pas la possibilité de nous contenter du rôle de spectateur, vous n’avez donc pas à nous remercier de manière aussi grandiose. Vous ne pensez pas ?”

Émilia : “Ouais. D’ailleurs, peut-être que la prise de la ville par le Culte de la Sorcière n’était qu’un bonus pour eux, à en juger par leurs objectifs. Que nous les ayons sauvés ou qu’ils nous aient sauvés, nous ne connaissons peut-être pas la réponse.”

Émilia et Subaru insistèrent sur le fait qu’il leur était difficile d’accepter les louanges concernant l’attaque du Culte de la Sorcière. Certes, la plus grande partie du refoulement du Culte de la Sorcière avait été due au mérite des membres rassemblés ici. Cependant, en premier lieu, les objectifs des Archevêques du Péché avaient été Émilia, les Esprits Artificiels et le Livre de la Sagesse.

Toutes ces choses avaient été apportées par les personnes impliquées de l’extérieur, et le Camp d’Émilia avait été responsable de leur rassemblement. Ils ne pouvaient pas accepter leurs louanges en toute sincérité.

Felt : “Attendez. Ça me dérange que vous disiez ça librement comme s’il s’agissait d’un consensus. Êtes-vous vraiment en train de dire que si nous n’avions pas été là, ils auraient fermé la porte au nez à ces types du Culte de la Sorcière ? Je pense que nous devrions en parler plus clairement.”

Priscilla : “C’est vexant, mais je suis d’accord avec cette mendiante. Ne nous entraînez pas dans votre modestie complaisante de roturiers. Ne soyez pas aussi présomptueux, demi-démone et toi, philistin.”

Toutefois, le duo sévère fit part de ses opinions rigides en entendant les paroles de Subaru et d’Émilia.

Felt et Priscilla se regardèrent après avoir fini de parler, et détournèrent immédiatement le regard, le visage dégoûté. Depuis le départ, ces deux-là ne s’entendaient pas. Seuls les membres de son camp étaient proches de Priscilla, c’était donc une réaction tout à fait normale.

Kiritaka : “Je vous en prie, calmez-vous. Je suis touché par les paroles d’Émilia-sama, mais comme l’ont dit Felt-sama et Priscilla-sama, la défense de la ville est entièrement due à votre mérite. J’en fais le serment en tant que représentant de la ville――en attendant, j’aimerais que vous nous prêtiez main forte juste un peu plus longtemps.”

Subaru : “Prêter main forte… Vous voulez parler de la prochaine problématique que vous avez évoquée plus tôt ?”

Kiritaka : “En effet. Au sujet des habitants qui ont été transformés par ce pouvoir maléfique.”

Tout le monde : “――――”

Tout le monde devint silencieux en entendant le ton sombre de Kiritaka.

Ce qu’il s’apprêtait à dire――tout le monde l’avait compris. Le personnel de l’Hôtel de Ville, qui était tombé dans les griffes maléfiques de la Luxure, avait été transformé en formes inhumaines.

L’un d’eux avait été transformé en dragon noir, et la dizaine d’autres en énormes mouches.

Ils étaient encore incapables de faire quoi que ce soit contre l’effet de l’Autorité de la Luxure, la variation et le changement. Pour l’instant, ils avaient dû les rassembler en un seul endroit et dissimuler leur existence.

Kiritaka : “La coupable, la Luxure, s’est enfuie… Non, même si nous pouvions attraper la Luxure en premier lieu, il est peu probable qu’elle ait l’intention de les ramener à la normale.”

Subaru : “C’est certain… Mais nous ne pouvons pas les laisser tomber, pas vrai ? Y a-t-il quelque chose que nous pourrions faire ? N’est-ce pas même impossible pour Ferris ?”

Les changements subis par les personnes qui ne pouvaient pas reprendre leur forme initiale étaient fondamentalement différents des blessures ou des maladies. Voyant le regard de Subaru, Félix secoua la tête, puis se mordit les lèvres,

Félix : “Même moi, je ne peux pas les guérir. Non, il ne s’agit pas de savoir si je peux les guérir ou non. Il ne s’agit pas d’une blessure ou d’une maladie, ils ont juste été transformés en ce genre de créatures. La magie de guérison ne peut vous aider à retrouver la santé que si vous êtes blessé ou malade. C’est pourquoi la magie de guérison est inutile contre ces transformations.”

Kiritaka : “Pour être franc, je ne peux pas dire si les personnes qui ont été transformées en mouches possèdent un sens de la conscience. Je ne peux pas les distinguer, et une mouche de la taille d’une personne ne peut même pas voler pour commencer. Elles n’ont pas appris à bouger leurs ailes correctement, elles sont dans un état incomplet. Mais si elles ont une conscience…”

Subaru : “S’ils comprennent clairement leur situation, ils finiront par devenir fous, je suppose…”

Ils avaient perdu leurs propres silhouettes.

C’était un changement effrayant, ne serait-ce qu’en y pensant. Néanmoins, en considérant qu’ils avaient été changés en quelque chose d’inhumain――en quelque chose de répugnant, cela rendait la situation encore plus grave. Avec un corps non libéré, et même la perte des moyens d’exprimer sa propre volonté, il était assez facile d’imaginer ce qu’ils penseraient au final.

Il était certain qu’ils…

Priscilla : “Ceux qui ont été transformés en vils insectes souhaiteraient mourir, j’imagine. S’il n’y a aucune chance de les rétablir, ne serait-ce pas faire preuve de miséricorde que de leur accorder cela ?”

Al : “Princesse, c’est…”

Priscilla : “Silence, Al. Les vœux pieux n’ont pas de sens. Je n’ai aucune pitié à accorder aux porcs paresseux, mais tuer ceux qui insultent le destin en se laissant berner jusqu’à l’absurde est aussi une bonté. En bref, c’est tout ce que ça signifie.”

Avec son point de vue acerbe, Priscilla écarta Al, qui avait instinctivement exprimé son opinion. Cependant, si Al n’avait pas formulé d’autres objections, c’était parce que l’opinion de Priscilla était également correcte d’une certaine manière.

Bien sûr, il n’était pas d’avis qu’ils devaient mourir. Mais ils avaient été transformés en mouches et il n’existait aucun moyen connu de les ramener à la normale ; il était parfaitement naturel qu’ils veuillent mourir.

Subaru : “C’est impossible de négocier avec la coupable, la Luxure. La magie de guérison ne les répare pas. Qu’est-ce qu’on fait ?”

Kiritaka : “Je souhaitais interroger tout le monde à ce sujet. Ça n’a pas d’importance, même si c’est une tentative hasardeuse. Personne n’a d’idée sur la façon de les guérir ?”

S’accrochant toujours à un espoir, la question de Kiritaka était imprégnée à la fois d’attente et de résignation. Non, la résignation était plus forte. Et c’était naturel. S’il y avait eu une possibilité à laquelle se raccrocher, quelqu’un l’aurait forcément suggérée depuis le temps.

En d’autres termes, à ce stade, sans qu’aucune allusion à une solution n’ait été faite jusque-là,

Kiritaka : “――Je comprends. Je m’excuse profondément pour la gêne occasionnée. C’est à la ville de s’occuper d’eux, nous en prendrons la responsabilité par la suite.”

Subaru : “Prendre la responsabilité ? Qu’allez-vous tous faire ?”

Kiritaka : “Nous examinerons les possibilités après ça… Nous devons vérifier la volonté des personnes impliquées, et observer chacune de leurs conclusions. Quels que soient les avis définitifs, nous irons jusqu’au bout.”

Ils sonnaient comme des mots forts qui impliquaient une fin dans laquelle leur vie serait achevée, au lieu d’une fin où ils pourraient revenir à la normale. La conclusion de Kiritaka était en quelque sorte inévitable.

C’était inévitable, mais il était trop tôt pour tirer cette conclusion.

??? : “Attendez――erm, vous ne pourriez pas me laisser le soin de m’en occuper ?”

Kiritaka : “Émilia-sama ?”

Se rendant compte que leur discussion à ce sujet était terminée, Émilia leva rapidement la main. Elle regarda directement Kiritaka tout en sentant son regard anxieux et plein d’attente converger vers elle, et dit,

Émilia : “Un moyen de les ramener à la normale dès maintenant… Désolée, je n’en ai pas connaissance. Mais je veux que vous ne fassiez pas de conclusions hâtives. Nous avons besoin de plus de temps.”

Kiritaka : “Je comprends vos sentiments, Émilia-sama. Mais le sujet n’est pas de savoir s’ils ont ce temps en eux. La grande question est de savoir combien de temps leurs esprits peuvent maintenir leur équilibre dans leurs corps transformés…”

Émilia : “Ouais, je sais. C’est pourquoi je prendrai le temps de protéger leurs esprits――c’est peut-être une méthode rudimentaire, mais elle sera sûrement capable de faire le travail. Une façon de les endormir.”

Subaru : “Je vois… cold sleep.”

Réalisant les véritables intentions d’Émilia, Subaru claqua des doigts et éleva la voix. Alors qu’il sentait les personnes autour de lui pencher la tête avec étonnement à cause des mots inconnus, Subaru fit un signe de tête en direction d’Émilia, qui le regardait,

Subaru : “En d’autres termes, tu parles du même procédé qu’avec les épouses dans l’église, pas vrai ? Avec la magie d’Émilia-tan, nous allons mettre les personnes transformées dans un état stationnaire. Ça ne fera peut-être que repousser l’inévitable, mais c’est suffisant pour retarder la conclusion. En attendant, nous devons trouver une solution.”

Kiritaka : “Les congeler et les garder endormis… Est-ce possible ? Mais ne finiront-ils pas par mourir de froid dans leur sommeil ?”

Émilia : “Ils iront bien. C’était pour une courte période, mais j’ai utilisé ceci sur les épouses, alors je comprends les effets sur la santé, et en plus, j’ai aussi dormi pendant une centaine d’années par moi-même.”

Kiritaka : “Vous avez vous-même dormi… ?!”

Bien qu’une agitation indésirable se soit répandue dans le lieu de réunion, Subaru serra le poing en entendant les paroles d’Émilia.

Il était inhabituel qu’Émilia soit positive à propos de sa magie et qu’elle insiste pour essayer de l’utiliser de cette façon également. Ceci, et c’était une bonne proposition à laquelle Subaru n’avait même pas pensé.

Il ne s’agissait certes pas d’une solution radicale au problème, mais ils avaient besoin de temps pour trouver une solution ailleurs qu’auprès de la Luxure. Au moins, leurs possibilités devraient être accrues en n’ayant pas de limite de temps fixe.

Dans le pire des cas――oui, c’était le pire des cas, mais il existait une possibilité.

Subaru vaincrait la Luxure de ses propres mains, et s’emparerait du Facteur de Sorcière de la Luxure qu’elle possédait. Ou peut-être, puisque c’était lui, il ne serait pas en mesure de les ramener à la normale en utilisant le pouvoir de ce Facteur de Sorcière.

Il venait d’intégrer le Facteur de Sorcière de l’Avarice, et il était possible que reproduire l’Autorité de l’Archevêque du Péché ne soit qu’une chimère.

Kiritaka : “…Si c’est possible, par tous les moyens, j’aimerais vous le demander, mais…”

Émilia : “Laissez-moi faire. Vous ne le regretterez pas.”

Émilia répéta sa demande à Kiritaka qui hésitait, ne sachant que penser. Kiritaka agonisait devant son attitude sincère. Cependant, Liliana, qui était à ses côtés, tira sur la manchette de son costume.

La fille brune leva les yeux vers Kiritaka, puis se mit à dilater ses narines,

Liliana : “De quoi tu t’inquiètes, Kiritaka-san ? Pourquoi pas ? Laissons-la essayer ! Après tout ce qu’a dit Émilia-sama, c’est naturel qu’il y ait une chance de réussite !”

Kiritaka : “Bien sûr, je veux le croire également, très fort, Liliana. Mais il s’agit d’une affaire qui concerne de nombreuses vies. Nous ne pouvons pas arriver à une conclusion aussi facilement…”

Liliana : “Il n’y a pas lieu de s’inquiéter ! Émilia-sama n’échouera pas. Parce que, paaaaarcEEEEE quEEEEE~ ! Les grands héros de demain peuvent tous surmonter de telles épreuves sans difficulté ! Ces histoires héroïques où ils surmontent tous les murs qui se dressent sur leur chemin, quelle que soit leur hauteur ou leur épaisseur ! Le sang qui bout et la chair qui s’élève, une histoire qui fascine tout le monde est créée comme ça !”

Le doux son de la Lyulyre, inadapté au lieu de réunion, résonna partout.

Aucune des notions idéalistes de Liliana n’avait de fondement, mais pour une raison ou une autre, elles avaient un étrange pouvoir de persuasion. Bien sûr, ce n’était pas simple d’arriver à une conclusion à partir de cela.

Subaru : “Au moins, demandons à leurs familles. Si les employés de l’Hôtel de Ville sont les victimes, leur famille doit se trouver dans la même ville, pas vrai ? Nous devrions essayer de savoir s’ils laissent cette possibilité envisageable.”

Kiritaka : “…En ce qui concerne cette question, personne ne semble avoir abandonné sa famille.”

Subaru : “Nous pourrons alors discuter plus tard de la question de savoir si nous laisserons le soin à Émilia de s’en charger ou non. Quant à savoir s’ils croiront Émilia ou non… Eh bien, j’aimerais entendre le consensus de la ville à ce sujet.”

Kiritaka dirigea son regard vers Émilia, montrant des signes d’hésitation. Si Émilia s’était recroquevillée devant ce regard, alors peut-être que le débat se serait éternisé.

Toutefois, Émilia hocha la tête sans crainte devant son regard insistant.

Émilia : “Laissez-moi faire――je l’accomplirai sans faillir.”

Confiance et conviction――même s’il s’agissait d’un sentiment quelque peu différent, Émilia avait démontré sa volonté de faire face à ses propres actes avec un sens aigu de conscience de soi et de préparation.

Kiritaka : “――――”

Kiritaka resta sans voix en voyant le regard d’Émilia et en entendant son affirmation.

Et ce n’était pas tout, les regards des individus aux alentours qui étaient braqués sur Émilia montraient également une infinie variété de réactions, comme s’ils étaient ballotés par une vague d’émotions différentes de celles qu’ils avaient eues jusqu’à présent.

Finalement, Kiritaka poussa un profond soupir.

Kiritaka : “Je com… prends. Je pense que nous devrions nous efforcer de réaliser nos souhaits plutôt que de tirer des conclusions hâtives. D’ailleurs, la bataille pour protéger Pristella avait également paru imprudente au départ.”

Émilia : “Ouais. Je vous en suis vraiiiiiment reconnaissante.”

Kiritaka : “C’est moi qui devrais vous remercier…”

Kiritaka sourit ironiquement d’avoir perdu sa position. Après la conférence, et après avoir obtenu la permission des familles des victimes, il semblait que le cold sleep de la magie d’Émilia serait réalisé.

Subaru répondit au signe de tête d’Émilia en levant son pouce.

Après avoir réglé le deuxième point de litige, le dernier sujet à l’ordre du jour devait être abordé. Et c’était――

??? : “Donc, la dernière problématique… Il y a eu de nombreux rapports concernant des personnes inconscientes d’identité inconnue qui ont été trouvées les unes après les autres dans divers endroits de la ville. J’aimerais que nous en discutions.”

Très probablement, pour le Chevalier qui avait été oublié et qui était resté silencieux jusqu’à présent, il s’agissait de la problématique la plus importante.


??? : “À l’heure actuelle, le nombre de personnes sans Nom s’élève à trente-six. Parmi eux, six personnes semblent avoir fait partie des Écailles du Dragon Blanc. De plus, il est très probable que le nombre de personnes sans Nom augmente à l’avenir.”

Celui qui menait le débat et faisait le rapport était Dynas, le représentant des Écailles du Dragon Blanc. Il toucha du doigt l’écusson de dragon brodé sur son habit blanc, une forte expression de regret ornant son visage.

Il s’agissait très probablement de l’emblème qui indiquait qu’ils appartenaient aux Écailles du Dragon Blanc. Le témoignage ambigu qu’il avait donné, “Qui semblent avoir fait partie de”, devait également être lié à cet emblème.

Felt : “On peut dire sans risque de se tromper que les gars qui ont été attaqués par l’Archevêque du Péché sont des sans Nom, pas vrai ? Comme les gars qui ont surgi de nulle part tout d’un coup, vaincus.”

Kiritaka : “Compte tenu de la situation, il est raisonnable de le penser, je dirais. Leurs uniformes sont ornés de broderies assorties… C’est vraiment frustrant que leurs identités soient totalement inconnues.”

Dynas : “De plus, il y a trente autres personnes dans la même situation… C’est la pagaille totale. On ne sait pas s’ils étaient là depuis le début ou non, c’est difficile de juger de la meilleure chose à faire.”

Les victimes de la Gourmandise――d’une certaine manière, il était plus difficile de s’occuper des personnes dont le Nom avait été mangé que des victimes de la Luxure. Après tout, les victimes avaient complètement disparu de la mémoire de ceux qui les connaissaient. Par ailleurs, si les personnes en question n’étaient pas conscientes, il ne restait plus aucun indice permettant de retrouver leur identité.

Même avec les membres des Écailles du Dragon Blanc, même si c’était formidable que leur affiliation soit connue, personne n’en savait plus que cela. Ils ne savaient pas de qui ils s’occupaient, ni rien d’autre.

Felt : “Tous les sans Nom que vous avez trouvés étaient inconscients, pas vrai ? Quel est le pronostic de la guérisseuse… Non, du guérisseur ?”

Félix : “…C’est la même chose qu’avec la Luxure. Je ne sais pas pourquoi ils sont inconscients. Le résultat de mon pronostic me fait penser qu’ils sont simplement endormis. Mais ce n’est pas non plus une certitude. Ceux qui dorment devraient continuer à s’affaiblir de plus en plus, mais il y a le cas de Rem-chan.”

Face aux paroles de Felt, Félix regarda Subaru, puis prit la parole.

Un an plus tôt, après avoir subi les mêmes dommages causés par la Gourmandise, Rem avait reçu de Félix un diagnostic similaire à celui des personnes sans Nom. Le résultat du pronostic avait été exactement le même. Et pourtant, jusqu’à aujourd’hui, Rem ne s’était pas réveillée et sa santé ne s’était pas détériorée.

Même si elle semblait dormir, il convenait de dire que son corps ne remplissait pas ses fonctions de maintien en vie. Ses cheveux ne poussaient pas et il n’y avait même pas de sécrétion. Elle était dans un état insondable.

Subaru : “Indépendamment du fait de connaître ou non leur identité, leur prise en charge est facile. C’est plus simple de s’occuper des alités puisqu’ils sont alités, on peut les laisser dormir dans leur lit… Même si en vérité, j’aimerais que quelqu’un qui les connaisse soit à leurs côtés.”

Ricardo : “Puisque ce n’est pas possible, c’est là le problème, hein ? C’est quelque chose d’ardu.”

Même s’il savait que dire cela n’avait que peu de sens, Subaru l’avait fait pour Rem. En réalité, il n’avait pas d’autre choix que de vaincre la Gourmandise pour Rem.

Même s’il le savait, le fait d’avoir offert un peu d’opposition était l’autosatisfaction de Subaru.

La naïveté de Subaru avait été démentie par Ricardo qui avait haussé le ton, son visage ne montrant aucune trace de malveillance. En se retournant pour jeter un coup d’œil à son profil, Ricardo était assis sur deux chaises placées côte à côte, après y avoir entassé son énorme corps, et il participait à la conférence.

Son attitude fougueuse semblait inchangée, mais il y avait quelque chose de différent à un seul endroit. C’était l’énorme masse de bandages qui l’entourait, et son bras droit manquant à partir du coude.

Ricardo : “Fais pas cette tête, frangin. C’est vrai que j’ai merdé, mais je suis vivant. Quand tu penses à ce dont on est en train de parler, c’est de loin le dommage le plus préférable.”

Remarquant le regard de Subaru, Ricardo leva son bras droit coupé et dévoila ses crocs. Il semblait que Ricardo avait perdu son bras droit à cause d’une attaque de la Gourmandise pendant la bataille féroce de la tour de contrôle.

C’était ce que lui avait dit Julius, qui s’était battu à ses côtés. Julius lui avait également dit que Ricardo avait perdu son bras en le protégeant, et que Ricardo lui-même ne s’en souvenait pas.

Comme pour le prouver, Ricardo déplaça son regard du côté de Subaru, et demanda,

Ricardo : “Au fait, je vois que le beau gosse à côté de toi est une de tes connaissances, frangin ? On dirait que tu as rencontré celui que tu cherchais, c’est un soulagement, non ? Merci beaucoup de m’avoir aidé tout à l’heure.”

Julius : “――――”

En qualifiant Julius de beau gosse, Ricardo se comportait comme s’il parlait à un étranger. D’après le déroulement de la conversation, il semblait que Julius avait échangé avec Ricardo les mêmes mots que lorsqu’il avait essayé d’embrouiller Subaru au départ.

Julius avait dû porter le blessé Ricardo jusqu’à l’abri, si bien qu’il était possible de supposer que les remerciements de Ricardo à la fin étaient destinés à cela.

Néanmoins, laisser ce malentendu en l’état était bien trop pénible.

En outre, ils en étaient arrivés au sujet de la Gourmandise. Il était temps d’aller droit au but, semblait-il.

Subaru : “J’ai quelque chose à annoncer à tout le monde. C’est quelque chose d’important qui est lié à l’affaire des sans Nom.”

En se levant, Subaru attira l’attention de tous les occupants du hall sur lui.

Actuellement, celui qui avait le plus d’informations sur la façon de composer avec les sans Nom était Subaru. Il sentait que les regards de tout le monde étaient naturellement remplis par la perspective d’une solution à cet état de fait, mais il secoua la tête.

Subaru : “Je suis désolé d’avoir suscité de telles anticipations. En toute honnêteté, ce n’est pas quelque chose qui suscitera de l’espoir dans l’immédiat. Mais je dois en parler.”

Anastasia : “Tu sais, si tu fournis une préface aussi extravagante, tu ne peux que nous inquiéter. Que comptes-tu dire ?”

Anastasia lança quelques plaisanteries à Subaru, afin d’essayer d’apaiser un peu la tension qui régnait dans l’endroit. Cependant, c’était elle qui devrait être la plus préparée à cela. Autrement, le fait avait le potentiel de bouleverser son état d’esprit actuel à partir de la racine.

Subaru inspira rapidement, puis observa les visages de tout le monde. Enfin, il regarda Julius, qui hochait la tête malgré son air tendu.

Voyant cela, Subaru désigna alors de la main son voisin Julius, et posa sa question.

Subaru : “Quelqu’un connaît-il le nom de cet homme ?”

Tout le monde : “――――”

Le silence prévalut dans le lieu de réunion suite à la question de Subaru.

Le temps passé en silence n’était pas dû à un manque de compréhension, cependant. C’était parce que tout le monde sentait l’intention de la question de Subaru, et réfléchissait à la position de Julius.

Et sur cette base, si personne ne se manifestait, cela signifiait que personne n’avait la moindre idée de l’identité de Julius.

Subaru : “Al ! Et toi ? Tu ne te souviens pas de son visage ?”

Al : “Ah ? Qu’est-ce qu’il y a, frangin ? Pourquoi tu me nommes tout d’un coup ?”

Lorsque son nom fut brusquement prononcé, Al éleva la voix de surprise. Ce comportement suffisait à prouver qu’il avait des souvenirs de Julius en lui, mais il devait quand même s’en assurer.

Subaru plaça sa main sur la table ronde et posa sa question à Al, tout en se penchant vers lui.

Subaru : “Tu ne sais vraiment pas pourquoi ? C’est ce que toi et moi avons en commun. Alors, tu ne te souviens pas de ce type ? Alors ? Réponds-moi.”

Al : “…Ah, c’est donc pour ça. Désolé, frangin. Je comprends ce que tu veux dire, mais je ne pense pas pouvoir t’aider. Ce type est introuvable dans ma tête.”

Subaru : “Es-tu tout à fait sûr ? Si tu réfléchis un peu plus sérieusement…”

Julius : “Ça suffit――ça suffit amplement, Subaru.”

En tant que personne invoquée d’un autre monde――Al avait deviné l’intention derrière cette série de questions, mais il n’avait pas hoché la tête. Néanmoins, ce fut Julius lui-même qui arrêta l’implacable Subaru.

Julius donna une tape sur l’épaule de Subaru avec un sourire désolé, et s’inclina devant Al.

Julius : “J’ai outrepassé mes attentes, je m’en excuse. Nous nous excusons pour notre impolitesse.”

Al : “Tu n’as aucune raison de t’excuser. Je ne sais pas… S’il y a une raison ou non de le faire, mais tu n’as pas besoin de t’excuser auprès de moi.”

Agitant son unique bras, Al détourna son regard de Julius.

Il n’y avait aucun signe de fausseté dans sa réaction. Il était probablement vrai qu’Al ne se souvenait pas de Julius. Cela signifiait donc qu’une partie de la supposition de Subaru était erronée.

Le monde d’origine n’avait rien à voir avec l’effet de l’Autorité de la Gourmandise.

Dans ce cas, après tout, la raison la plus probable était le Facteur de Sorcière dans le corps de Subaru. Et cela semblait se limiter à l’isolement avec le monde extérieur conformément au Passage de Porte de Béatrice.

Wilhelm : “À en juger par cette histoire, Subaru-dono. Ce jeune homme était impliqué avec nous… Et en plus de ça, je pense aussi que c’est quelqu’un qui occupait une position assez importante ?”

Wilhelm s’adressa à Subaru, partageant sa déduction après avoir observé l’échange du trio. D’autres seraient probablement parvenus à la même conclusion que l’épéiste avisé.

Subaru acquiesça en direction de Wilhelm, puis se tourna vers Julius,

Subaru : “Voici Julius. Julius Juukulius. Comme vous l’avez tous deviné, son Nom a été dévoré par la Gourmandise, et il est devenu l’un des sans Nom. Mais le processus est différent de celui des autres qui étaient inconscients――sa conscience demeure.”

Félix : “Nous avons un tel cas ? Il est oublié par son entourage, mais lui-même se souvient… Alors, cette personne est-elle l’une des nôtres ?”

Incrédule, Félix balaya son regard de Subaru à Julius, puis inversement, à plusieurs reprises. Face aux paroles tremblantes de Félix, Reinhard rentra le menton et dit, “Il semblerait que oui”. Le Maître Épéiste fixa Julius de ses yeux tranquilles, et déclara,

Reinhard : “Avant la conférence, Subaru m’a posé la même question. Il… Julius était probablement une connaissance à moi ou à Ferris. Ou peut-être que le mot “connaissance” ne suffit pas à décrire notre relation. Un ami, peut-être.”

Julius : “…En tout cas, je vous considérais tous les deux comme des amis. Si vous me considérez tous les deux comme un ami de la même façon, rien ne m’honorerait plus.”

Félix : “Amis… Alors, Julius, tu es aussi un Chevalier ? Un membre de la Garde Royale ?”

Reinhard et Félix étaient tous deux déconcertés d’avoir été traités d’amis par un inconnu. Leur réaction ne pouvant être évitée, Julius les corrigea à moitié avec résignation.

Les entrailles de Subaru brûlaient de colère en observant l’échange du trio.

Une scène tordue et nauséabonde.

Subaru n’était pas au courant de la façon dont ils s’étaient rencontrés, comment ils avaient fini par devenir amis et à quoi ressemblait leur amitié. Pourtant, en tant que collègues, en tant qu’amis, ils auraient dû tous les trois interagir de manière proche et naturellement familière. Actuellement, il ne restait plus aucune trace de ces liens.

Lorsque le Nom de Rem avait été mangé et que tout le monde avait oublié son existence, Subaru avait pensé qu’il n’y avait rien de plus triste dans ce monde.

Mais qu’en était-il de l’état actuel de Julius ? La sensation de perte totale qui l’envahissait du fait d’être abandonné par tout le monde, si ce n’était pas triste, alors qu’est-ce qui l’était ?

La tristesse n’était pas quelque chose de comparable. Mais, même si c’était le cas, c’était bien trop cruel.

Anastasia : “…Je suppose que ce n’est pas quelque chose comme le fait d’être un simple Garde Royal.”

Sans crier gare, les mots d’Anastasia vinrent s’intercaler entre la douloureuse première rencontre de ces amis.

Elle afficha une expression pensive sur ses traits doux, et lécha ses lèvres en se touchant la mâchoire. Puis, elle désigna Ricardo avant de pointer Julius,

Anastasia : “C’est Julius-san qui a ramené, sur ses épaules, Ricardo, gravement blessé. Juste après avoir discuté du traitement de Ricardo, il est parti en disant qu’il devait se mettre à la recherche de quelqu’un… Je suppose que c’est pour ça que tu as réagi comme tu l’as fait, pas vrai ?”

Julius : “Anastasia-sama…”

C’était leur deuxième première rencontre entre maître et serviteur, une rencontre qui n’aurait pas dû avoir lieu normalement. Se remémorant les souvenirs amers de cette période, Julius prononça le nom de sa maîtresse, l’angoisse se lisant sur son visage.

Toutefois, Anastasia ne remarqua même pas la présence de la dévotion frémissante qui avait été mise dans ces mots. Elle réfléchit un instant, puis leva un doigt.

Anastasia : “Le cas de Julius-san est plutôt inhabituel. Nous ne savons pas combien de personnes dans la ville sont dans le même état, mais il est peut-être possible que les autres personnes soient comme les inconscients sans Nom, encore à identifier. Il ne fait aucun doute qu’il s’agit là aussi d’une situation grave. N’est-ce pas ?”

Détournant son regard de Julius, Anastasia orienta le thème vers les grandes lignes du débat. La question de l’identité de Julius semblait avoir été reportée comme l’un des problèmes qui ne pouvaient être résolus.

C’était un traitement assez injuste pour l’actuel Julius, mais Subaru était le seul dans cet endroit à pouvoir s’en indigner.

Anastasia : “À la lumière de ces problèmes… J’ai une proposition à faire, cela vous convient-il ?”

Subaru : “Une proposition ?”

Les sentiments les plus intimes de Subaru furent mis de côté, et l’attention de la conférence fut à nouveau dirigée vers Anastasia. Au centre de l’attention, Anastasia regarda les alentours, avant de poser son regard sur Subaru et Julius.

Anastasia : “Les victimes du Culte de la Sorcière… Les victimes de la Luxure, et celles sans Nom de la Gourmandise. Demander à l’Archevêque du Péché en question une solution pour chacun d’entre eux est sans espoir, sommes-nous d’accord avec ça ?”

Kiritaka : “Ce serait difficile de les forcer à parler, en ce sens, vous avez raison, je présume. Mais une opinion trop pessimiste pourrait, au contraire, avoir pour effet d’obscurcir notre vision.”

Anastasia : “Ça ne veut pas dire que je pense au pire non plus. Mais il n’y a pas qu’une seule façon d’obtenir une réponse, je voulais juste le dire.”

Subaru : “Il existe une autre façon d’obtenir une réponse ?”

Subaru finit par répéter les paroles d’Anastasia sans en comprendre le sens.

Une autre solution que de demander aux Archevêques du Péché correspondants, qui étaient les coupables des dégâts――si un tel moyen existait, il serait probablement proche d’un accord avec une Sorcière.

Pendant une fraction de seconde, un choix que Subaru ne devait pas faire lui traversa l’esprit, car s’il s’agissait de la Sorcière de l’Avarice, elle connaîtrait peut-être la réponse.

Émilia : “Alors, que veux-tu dire ? Dis-le nous clairement, s’il te plaît.”

Toutefois, Émilia interrogea Anastasia sur le véritable sens de ses paroles à la place de Subaru, qui était occupé à secouer la tête pour nier cette idée. Puis, tout en tambourinant sa tête avec ses doigts, Anastasia déclara,

Anastasia : “Si nous ne pouvons pas obtenir l’information auprès de ces Archevêques du Péché véreux, alors nous devrions la demander à une autre personne qui pourrait savoir――une telle personne existe. Quelqu’un de ce pays, qui pourrait connaître un moyen.”

??? : “Impossible…”

Ayant deviné le sens des paroles d’Anastasia, un individu prononça ces mots d’une voix rauque.

Néanmoins, contrairement à tous ceux qui l’entouraient et qui avaient compris de quoi elle parlait, Subaru n’avait aucune idée de ce que signifiait sa déclaration.

Felt : “Je ne comprends pas. Ne prends pas des grands airs, et dis-le clairement.”

Felt l’exigea d’Anastasia d’un air boudeur, sa compréhension étant la même que celle de Subaru. Anastasia esquissa un sourire en coin face aux paroles de Felt, et s’excusa d’un “Je suis désolée, je suis désolée”,

Anastasia : “――Le Sage Shaula.”

Felt : “Ah ?”

Anastasia : “La Tour de Guet des Pléiades, si c’est le Sage qui doit s’y trouver… Si c’est la personne légendaire qui voit tout dans le monde, il ne serait pas étrange qu’elle soit au courant, pas vrai ?”

Elle dévoila cela et révéla les véritables intentions derrière sa proposition.

Artiste du fan-art : chi_re0

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