12 — L’atmosphère écrasante du salon de thé

Toutes les personnes présentes dans le salon de thé occupaient une place incroyablement importante.
Émilia : “Quand bien même, il est surprenant que Reinhard et Wilhelm soient liés par le sang. Pas étonnant qu’ils soient tous les deux d’habiles épéistes.”
Subaru : “C’est normal que tu ne le saches pas, tu n’avais aucune raison de le découvrir. Si les familles étaient basées sur les similitudes, les gens finiraient par avoir une famille assez nombreuse, Émilia-tan.”
Le sol en bois sur lequel la longue table reposait était recouvert de nattes formant de larges tapis, à la manière des salons traditionnels au Japon. Émilia et Subaru étaient assis l’un à côté de l’autre, tenant une conversation à voix basse sans discuter de choses trop importantes. Ils discutaient pour se détendre.
Béatrice : “Betty est déjà attentive et ne laissera personne essayer de faire quoi que ce soit, en fait. Subaru peut arrêter de se méfier et de regarder tout le monde avec ces yeux mauvais, je suppose.”
Subaru : “Tu sais que je suis né avec un regard mauvais. Je ne fixe personne avec méfiance. D’ailleurs, je sais ce que c’est que d’être dévisagé avec des yeux froids, alors arrête s’il te plaît.”
Béatrice, vigilante, était assise non loin d’Émilia. La demi-elfe s’était installée en repliant ses jambes sous elle et Subaru s’était mis en tailleur, tandis que Béatrice présentait une posture raide. Elle avait pris cette position par considération pour Subaru, mais elle ne pouvait pas s’empêcher de bouger un petit peu.
Subaru : “Dans tous les cas, Garfiel est là si quelque chose devait se passer. En plus, personne ici n’agirait de façon aussi inconsidérée.”
Le regard de Subaru quitta Béatrice, dont les genoux tremblaient, et dirigea son attention vers le coin du salon de thé, où Garfiel était assis. Bien qu’il ait remarqué Subaru et voulu le saluer, sa main était trop occupée à être attrapée par Mimi.
En ce moment même, plusieurs personnalités de la Sélection Royale étaient réunies autour de la table, tandis que les autres surveillaient la situation depuis les coins de la pièce. En d’autres termes, Garfiel et Mimi étaient assis ensemble. Hetaro et Tivey étaient également présents et lançaient à Garfiel des regards malveillants.
Joshua était également assis dans le salon de thé, semblant très mal à l’aise.
Reinhard : “Je vous suis très reconnaissant de votre hospitalité. Felt-sama arrivera peut-être un peu tard car elle se trouve dans Pristella, mais elle ne devrait pas tarder à arriver.”
Anastasia : “Tu n’as pas besoin d’être aussi formel, surtout parce que tu as accepté mon invitation dans un délai très court. Oh, mais c’est une étrange coïncidence que vous soyez arrivés presque en même temps.”
Anastasia adopta une approche douce auprès de Reinhard, soucieux de l’étiquette. Reinhard leva la tête et observa Julius, qui se tenait aux côtés d’Anastasia.
Reinhard : “Ça fait un bail, Julius. Nous nous sommes vus pour la dernière fois à la Chambre de Commerce.”
Julius : “Ah, c’est exact. Je m’excuse d’avoir demandé à tout le monde de venir en si peu de temps. Mais ça me rassure de savoir que vous êtes tous en bonne santé.”
Après avoir salué son ami, Reinhard retourna s’asseoir de l’autre côté la salle munie de tatamis. Si les places à la table reflétaient les positions des factions, alors Reinhard s’asseyait au bas de l’échelle. L’hôte, Anastasia, était assise en tête de table. A côté d’Anastasia se trouvaient Émilia et sa faction, et Reinhard, qui représentait la faction de Felt, était assis devant eux. En face d’Anastasia se trouvait,
??? : “On dirait que ça fait longtemps que tout le monde ne s’est pas réuni de la sorte.”
L’oratrice, qui arborait un sourire digne, était une belle femme aux cheveux verts.
Des yeux ambrés qui semblaient contenir l’image même de l’harmonie, vêtue d’une robe féminine bleu marine, dégageant un air de noblesse. Pourtant, si on connaissait son apparence d’antan, il serait difficile de la voir comme la même personne.
Émilia : “Nous ne t’avons pas vu depuis longtemps non plus, Crusch-sama. Tu sembles aller bien.”
Crusch : “Oui, c’est vrai. Je vous ai déjà causé beaucoup d’ennuis, alors permettez-moi de vous remercier. J’ai également entendu parler de certains de vos actes. Quand j’ai appris ces nouvelles, j’ai pensé qu’il s’agissait de choses que vous seuls pouviez faire.”
Émilia n’hésita pas à interpeller Crusch, qui lui répondit d’un air doux. Son ancienne personnalité déterminée semblait avoir disparu en même temps que sa mémoire, et elle ne l’avait pas encore retrouvée. Elle n’était plus une politicienne avisée et courageuse, mais simplement une magnifique demoiselle de l’aristocratie.
Si les événements susmentionnés dans lesquels Émilia avait été impliquée s’étaient produits avec la personne actuelle de Crusch, ils se seraient terminés en tragédie, à coup sûr.
Félix : “Vraiment, c’est surprenant d’entendre les gens parler de toi de la sorte. Éradiquer le Lapydre et devenir un Spiritualiste, qui aurait pu s’attendre à ça de la part de Subaru-kyun ?”
À côté de Crusch, une superbe fille aux oreilles de chat――non, un jeune homme féminin aux manières timides prit la parole. C’était Félix, à la fois Chevalier de Crusch et suprême guérisseur du Royaume.
Contrairement à sa maîtresse incroyablement différente, Félix n’avait pas changé le moins du monde. C’était rassurant, mais en même temps, il restait difficile à comprendre.
Subaru : “Eh bien, devenir quelqu’un sur qui les gens peuvent compter a toujours été l’un des plus grands objectifs de ma vie. En ce qui concerne mon contrat avec Béako, ça t’ennuie probablement, mais ma vie était en danger sur le moment, alors je n’ai pas eu d’autre choix que de le conclure.”
Félix : “Bien que je t’ai adressé un avertissement aussi solennel ? Subaru-kyun va finir par surmener son Portail. Sans Béatrice-chan, il s’ouvrira avec fracas, alors tu devras être particulièrement prudent, nyan.”
Subaru : “Entendu. Et il n’y a pas d’autre gars qui puisse rendre Béako aussi heureuse.”
Bien qu’ils aient tous deux parlé sur un ton taquin, l’avertissement de Félix avait été un conseil sérieux et sincère, alors Subaru avait répondu avec une attitude tout aussi sérieuse. Posant une main sur l’épaule de Béatrice, dont le visage était rouge, il considéra qu’il s’agissait des frais de scolarité.
Subaru : “Quand bien même… Je ne m’attendais pas à ce que Crusch-san et sa faction soient également invités. J’étais déjà surpris de tomber sur Reinhard dehors, mais là, je suis sur le point de saigner du nez.”
Félix : “Ugh. Ce serait trop dramatique. Mais c’est quand même surprenant que nous soyons tous arrivés le même jour, par coïncidence.”
??? : “Comme il n’y avait pas de date et d’heure précises pour le rassemblement, le fait que nous soyons arrivés ensemble est le résultat d’estimations――il est rare que nous ayons tous l’occasion de nous réunir, alors c’est une aubaine.”
C’était le dernier membre du camp de Crusch. À côté de Crusch, Félix était assis dans une position féminine. À côté de lui, Wilhelm, le vieux bretteur, sirotait son thé. Il portait la même tenue de majordome qu’à l’accoutumée, mais cela convenait parfaitement à l’image véhiculée par la dégustation d’un thé dans une salle de style japonais.
De fait, en raison de la disposition des places, Reinhard et Wilhelm s’étaient retrouvés assis l’un à côté de l’autre. Cependant, cette scène était des plus déchirantes.
Subaru : “Ils ne se sont même pas encore regardés…”
Subaru chuchota son observation à Émilia, qui acquiesça silencieusement. Wilhelm et Reinhard étaient, en tant que grand-père et petit-fils, des parents directs, mais en dehors des civilités mutuelles, ils ne s’étaient pas encore reconnus en tant que tel.
Le silence régnait dans le salon de thé et Subaru, mal à l’aise, prit le temps de réfléchir à leur situation. Le camp d’Émilia était peu doué pour lire l’ambiance, étant composé de membres têtes en l’air, que ce soit à cause de leur caractère, de leur nature, du fait qu’ils soient des élèves de deuxième année ou même des enfants. Ils ne pouvaient donc rien y faire.
Il était également difficile d’oublier comment Joshua, qui était revenu après avoir été appelé, avait émis un “Whaa” effrayé en constatant la situation.
La famille Astrea. Le nom était si connu que même Subaru connaissait un peu l’histoire de leur famille. Le titre de Maître Épéiste se transmettait de génération en génération, et les deux personnes devant Subaru, ainsi que le précédent Maître Épéiste, formaient une lignée de personnes d’une telle force que leur simple présence changeait le champ de bataille.
L’obsession de Wilhelm pour la Baleine blanche trouvait manifestement son origine dans la défaite de sa femme, la précédente Maître Épéiste. En reliant ces faits, une question se posait.
――Pourquoi Wilhelm avait-il choisi d’emprunter le pouvoir de la faction de Crusch, plutôt que celui de sa propre famille ?
En approfondissant la question, pourquoi Reinhard n’avait-il pas participé à la lutte contre la Baleine Blanche ?
Wilhelm avait dit qu’il avait commencé à chasser la Baleine Blanche il y a environ quatorze ans. Si cela avait été un problème à partir du moment où la Sélection Royale avait commencé, alors Wilhelm n’aurait pas pu coopérer avec Reinhard, qui était un membre d’une faction opposée. C’était logique.
Mais Wilhelm avait commencé sa chasse de la Baleine Blanche, motivée par la vengeance, à une époque où la Maison Astrea n’avait rien à voir avec la Sélection Royale. Bien sûr, Reinhard n’était alors qu’un enfant et n’avait pas la capacité de vaincre la Baleine Blanche. Mais si l’on considérait sa croissance ultérieure, pourquoi Reinhard n’avait-il jamais cherché à vaincre la Baleine Blanche ?
Subaru n’avait aucune idée des sentiments de Wilhelm et des pensées de Reinhard.
――Il aimerait bien les écouter s’ils étaient prêts à en discuter.
Cependant, leur demander directement remuerait sans scrupule le couteau dans la plaie. Et même si Natsuki Subaru était incroyablement curieux, il avait beaucoup évolué au cours de l’année écoulée. Il avait compris que s’il insistait sur le sujet, les gens le trouveraient ennuyeux.
Reinhard et Wilhelm, bien qu’appartenant à des factions hostiles, étaient tous deux des personnes précieuses et talentueuses avec lesquelles Subaru entretenait de bonnes relations. Ainsi, la confiance qu’ils lui accordaient n’était pas assez dérisoire pour être jetée à la poubelle juste à cause de sa curiosité.
Il ne lui restait donc plus qu’à espérer que quelqu’un d’autre en parle.
Émilia : “Au fait, Anastasia-san, pourquoi as-tu rassemblé tout le monde ici ? Je pense que tu avais un but précis… Pas vrai ?”
Inconsciente des préoccupations de Subaru, Émilia posa une question à Anastasia, qui pencha la tête avec un sourire.
Anastasia : “Bien sûr, j’ai quelque chose dont j’aimerais discuter avec chacun d’entre vous, mais, pour répondre à la question d’Émilia-san, j’ai dû réfléchir longuement pour trouver quelque chose qui vous attirerait tous ici.”
Émilia : “Nous sommes venus pour les pierres magiques, mais qu’en est-il des autres ?”
Anastasia : “Tout le monde a ses propres fardeaux et besoins. C’est simple de les découvrir… Mais pour certains, on ne peut pas comprendre ce qu’ils veulent.”
Émilia : “Pour certains, on ne peut pas comprendre… ?”
Émilia croisa les bras, le visage troublé, bien que le problème n’ait rien de bien compliqué. Après tout, il y avait des absents, ce qui rendait inutile de se demander quel camp était le moins ouvert à la communication.
Wilhelm : “Priscilla-sama et Al-dono n’ont pas été invités, n’est-ce pas ?”
Anastasia : “Ces deux-là suivent leur propre chemin et je ne saurais même pas par où commencer pour savoir ce qu’ils recherchent. Pour être honnête, même Felt-san traite les territoires et l’argent comme s’ils n’avaient aucune importance.”
Reinhard : “Sur ce point, nous sommes à la merci de Felt-sama pour ce qui est du moment où elle arrivera. Cela dit, j’aimerais qu’elle se préoccupe un peu plus de ces questions.”
En réponse à Anastasia, qui avait admis qu’elle avait laissé de côté l’un des camps relativement facilement, Reinhard afficha sa compréhension en exprimant la même opinion.
Entendant cela, et n’étant d’accord qu’avec une partie du contenu, Émilia leva la main et prit la parole,
Émilia : “Connaître la situation de chacun me préoccupe aussi. J’ai beaucoup étudié, mais étant donné ma position distinguée, c’est super ardu.”
Subaru : “Qui dit “ardu” de nos jours…”
Émilia : “Hmph, Subaru, tu es méchant.”
Après un court délai, Émilia gonfla ses joues et pinça l’épaule droite de Subaru. D’ailleurs, Béatrice lui pinçait également l’épaule gauche, il n’avait donc que ce qu’il méritait.
Quoi qu’il en soit, les positions du camp de Priscilla et du camp de Felt étaient claires. Il ne restait plus qu’à trouver la raison, peut-être la faiblesse, qui avait conduit Crusch jusqu’ici.
Crusch : “Pour ce qui est de notre venue à Pristella, c’est parce qu’Anastasia-sama semble avoir des informations concernant la Gourmandise.”
Subaru : “―――”
Comme si elle lisait les pensées de Subaru, Crusch répondit.
Les mots de Crusch frappèrent Subaru comme une balle, c’était quelque chose qu’il ne pouvait pas ignorer. Pendant ce temps, Anastasia caressait son écharpe avec un sourire narquois.
Anastasia : “Je ne cachais rien à Natsuki-kun, mais il y a une question de priorité. Dans ces circonstances, c’est la résolution des problèmes de Crusch qui doit primer. Tu ne crois pas ?”
Subaru : “Gah, gr… tai… pu… Non, tu as raison.”
Julius : “Je vois que tu as un peu grandi.”
Subaru : “Enfoiré, je suis déjà sur le point d’exploser.”
Vendre au plus offrant, c’était la base dans le monde des affaires.
Subaru avait réussi à freiner sa fureur face à l’explication d’Anastasia, ce qui était appréciable, car Julius commençait à se sentir mal à l’aise.
Subaru : “T’es qui, mon père ? À ce propos, mon papa pourrait me battre dix fois mieux que tu ne le feras jamais !”
Félix : “Eh… Ferri-chan a peur…”
Subaru : “Ne te laisse pas ébranler aussi facilement ! As-tu peur de ta propre famille ?!”
Subaru grogna en direction de Félix, qui s’était blotti contre Crusch, mais il plaisantait davantage qu’il ne réprimandait. D’ailleurs, ce qu’il avait dit de son père, Kenichi, était certainement vrai, plutôt que de l’humilité ou de l’exagération.
La raison d’Anastasia était acceptable. Cependant, ce serait une toute autre affaire si l’information ne devait être donnée qu’à Crusch et non à Subaru. Les informations sur la Gourmandise étaient cruciales pour restaurer Rem, qui dormait toujours dans le manoir de Roswaal.
Même s’il avait accepté la raison, il ne se laisserait pas influencer aussi facilement.
Anastasia : “Bien que tu prennes un air effrayant, tu te sentiras plus à l’aise quand tu auras entendu toute l’histoire.”
Subaru : “Alors… Tu dis la vérité ?
Anastasia : “Ce n’est pas un mensonge, et je suis sûre que la faction de Crusch n’a pas l’intention de garder ça pour elle.”
Subaru se tourna vers Crusch, qui semblait avoir du mal à garder une expression sereine.
Crusch : “C’est tout à fait naturel. Bien sûr, pour retrouver mes souvenirs, je veux les informations concernant la Gourmandise. Cependant, je sais aussi que Subaru est déterminé à vaincre la Gourmandise pour le bien de cette jeune fille. Dans ces conditions, je n’ai aucune envie de monopoliser l’information.”
Subaru : “Crusch-san…”
Crusch : “Par ailleurs, plus je trouve de camarades qui partagent mon objectif, mieux c’est. Plus il y a de personnes qui travaillent contre les insaisissables pécheurs du Culte de la Sorcière, plus nous avons de chances de gagner.”
Crusch, qui parlait sur un ton léger, rassurait Subaru. Son véritable désir était, bien sûr, de restaurer ses souvenirs et d’améliorer ses défauts. Mais cela n’entravait en rien sa bonne volonté à l’égard de Subaru.
Cette femme nommée Crusch Karsten possédait une nature honorable qui n’avait pas été affaiblie par son amnésie.
Subaru : “Je t’en suis reconnaissant. Merci, Crusch-san. Je vais chérir l’opportunité que tu m’as offerte. C’est certain.”
Crusch : “Cela dit, nous avons la priorité sur l’information. Nous ne le concéderons pas.”
En réponse à la détermination de Subaru, Crusch redressa son dos et rencontra son regard.
Bien sûr. Ils partageaient une compétition acharnée. Mais son sourire bienveillant n’était pas adapté à cette occasion, alors elle et Subaru sourirent ensemble.
Celui qui interrompit ce moment fut le Chevalier de Crusch.
Félix : “Nyaaau. Voir Subaru et Crusch-sama comme ça est vraiment ennuyeux, arrête. Subaru est un homme si avide. Les deux fleurs à tes côtés ne sont-elles pas suffisantes ? Vraiment nyow !”
Crusch : “Ferris, ce n’est pas très courtois. Subaru n’est pas quelqu’un qui se laisserait influencer par de telles tentations.”
Subaru : “Ouais, ne dis pas ça. Certes, Crusch-san est belle et très mignonne, mais j’ai un coeur loyal… Bien qu’il soit divisé en deux en ce moment, mais――owowowow ?!”
Béatrice : “Ce n’est pas un cœur très loyal, en fait. Tu devrais te taire et méditer sur ce que tu viens de dire, je suppose.”
Subaru, qui essayait d’être d’accord avec Crusch, avait l’oreille coincée par la poigne de Béatrice. Ses yeux se mirent à pleurer en signe de protestation, mais avant qu’il ne puisse se plaindre, il remarqua qu’elle pointait Crusch du doigt.
Suivant le doigt de Béatrice, Subaru vit que Crusch arborait un rougissement vif, les yeux tournés vers le bas. En y repensant, quelles paroles étranges avait-il prononcées ?
Subaru : “Oh non, Émilia-tan, ai-je dit quelque chose d’étrange ?”
Émilia : “Hein ? Hmm, je ne suis pas sûre. Subaru, tu as parlé comme tu le fais d’habitude avec moi…”
Subaru : “C’est vrai. Alors qu’est-ce que j’ai fait ? Tenir la main d’Émilia-tan me permet de mieux réfléchir, puis-je ?”
Émilia : “Oui oui. Fais de ton mieux.”
Subaru se tapota le front avec la main qui tenait celle d’Émilia, tout en jetant un regard morose. Pendant ce temps, Félix en profitait pour chuchoter quelque chose à Crusch,
Félix : “Vous voyez, c’est toujours comme ça. Subaru-kyun est inconsciemment excessivement amical avec tous ceux qu’il rencontre et essaie toujours de jouer un rôle cool et séduisant. On dirait qu’il est dérangé dans sa tête. N’y prêtez pas attention.”
Crusch : “Oui, je ferai attention. Ha, j’ai été un peu surprise.”
Crusch plaça une main sur sa poitrine avec un soupir de soulagement.
Subaru trouva cette action féminine incroyablement mignonne. Crusch et Félix, qui n’étaient pas conscients de ses pensées, se tenaient la main comme s’ils se faisaient une promesse l’un à l’autre. N’importe qui ayant assisté à cette scène aurait supposé qu’il s’agissait de copines.
Désormais, tout le monde avait dévoilé le motif de sa venue à Pristella.
??? : “Ehhh, il y a un assortiment complet. D’après ce qu’a dit Rachins, je devais juste rencontrer ce grand frère et la dame de Kararagi.”
La porte en papier s’ouvrit, révélant la jeune fille qui se tenait derrière.
C’était une jolie fille blonde, agile, avec de grands yeux marron-cramoisi et un sourire de travers. Son petit visage était empreint d’un charme coquin et son physique mince mais agile semblait un peu plus féminin. Comme par le passé, elle était vêtue d’une tenue axée sur la vitesse de mouvement, qui laissait d’ailleurs son nombril et ses jambes à découvert.
Felt : “Quoi, vous êtes surpris que je ressemble encore à ça ? Ça ne fait qu’un an, vous savez.”
Reinhard : “Felt-sama.”
Tout le monde s’affaissa en la voyant, et Felt remarqua leur déception. Reinhard, cependant, se leva pour accueillir sa maîtresse lorsqu’elle s’approcha.
Reinhard : “J’étais sûr d’avoir laissé des vêtements de rechange dans le carrosse draconique, que s’est-il passé ?”
Felt : “Bah ! Je voulais faire du tourisme avec quelque chose de confortable. Cela dit, tu voulais que je me change à l’hôtel, mais qui porterait quelque chose qui gratte autant ? Tu devrais savoir que je suis comme ça maintenant !”
Reinhard : “Ça vous correspond vraiment…”
Reinhard plaça une main sur son front, parlant d’un ton impuissant. Felt, qui traînait le héros le plus fort du Royaume comme un jouet, semblait heureuse d’entrer dans la pièce.
Felt : “Bien, me voici――je vous suis reconnaissante de votre hospitalité aujourd’hui et j’espère que nos discussions se dérouleront à merveille. Voilà, fini les salutations.”
Pendant un instant, Felt eut l’air aussi élégante qu’une fille de noble. Elle esquissa un sourire malicieux et mima une révérence sans jupe, puis reprit immédiatement son attitude habituelle.
Subaru était tout à fait conscient de son propre désaccord avec la communauté aristocratique, mais l’attitude de Felt à leur égard semblait s’être considérablement détériorée au cours de l’année écoulée.
Felt : “Bon sang, c’est un bâtiment vraiment bizarre. Je n’en ai jamais vu un de semblable, alors j’ai été curieuse et j’ai exploré un peu avant de venir ici.”
Felt s’assit sur le tatami occupé à l’origine par Reinhard, qui en déplaça un autre et s’assit pieusement à côté d’elle. Par chance, Felt se trouvait maintenant à côté de Wilhelm, séparant ainsi le grand-père et le petit-fils.
Émilia : “Ça fait longtemps qu’on ne s’est pas vus, Felt-chan. Comment vas-tu ?”
Felt : “C’est étrange d’avoir “chan” ajouté à mon nom. Quoi qu’il en soit, je vais bien. Nee-chan, tu as été… un peu trop active, non ? J’ai entendu beaucoup de rumeurs à propos de choses vraiment effrayantes.”
Émilia : “C’est Subaru qui a été très actif, pas moi. En ce qui me concerne, j’ai eu la chance d’être sauvée par le travail acharné de Subaru, c’est tout.”
Felt : “Ah ! C’est vrai !”
En entendant la réponse d’Émilia, Felt se leva d’un bond en frappant des mains, les yeux rivés directement sur Subaru.
Felt : “J’ai entendu une tonne de rumeurs ridicules à ton sujet, nii-chan. J’aimerais connaître dans quelle mesure ces rumeurs sont vraies.”
Subaru : “On dirait que tu as décidé qu’elles étaient toutes fausses avant même de me poser la question. Ton niveau de confiance en moi est décevant.”
Felt : “Parce qu’elles sont toutes tellement folles ! J’ai entendu dire que tu avais coupé la Baleine Blanche en deux par toi-même, que tu avais écrasé le crâne d’un Archevêque du Péché de tes propres mains, et que même le Lapydre avait été rôti et mangé――”
Subaru : “J’ai vraiment participé à tout ça, mais les rumeurs ont été amplifiées des centaines de fois !”
Si Subaru avait vraiment accompli ce que les rumeurs disaient, il aurait été acclamé comme le héros du Royaume et aurait même probablement été placé sur le trône. Avec cette autorité, il aurait fait d’Émilia la reine et ils auraient régné ensemble.
Julius et Wilhelm : “――Heh.”
La réaction de Subaru avait provoqué un petit rire dans le public. Les deux sources de rire provenaient des personnes assises de part et d’autre de la salle, Julius et Wilhelm.
Les deux personnes, qui semblaient embarrassées par leur réaction inconsciente, se cherchèrent du regard et se détendirent lorsqu’elles trouvèrent quelqu’un qui avait réagi de la même manière. Felt, dont les yeux s’étaient écarquillés de confusion, demanda,
Felt : “Pourquoi le vieil homme et le Chevalier ont-ils ri ? Ai-je dit quelque chose d’étrange ?”
Subaru : “Tout ce que tu as dit est étrange ! Tu me donnes trop de crédit. Si j’en faisais autant, je mériterais un prix Nobel de la paix !”
Bien que Subaru ne comprenait pas complètement ce qu’il avait gagné, il savait que c’était un symbole d’honneur. Lorsqu’on lui avait remis des médailles pour ses exploits, il n’avait pas pleinement compris leur valeur réelle et symbolique, et n’avait donc jamais ressenti personnellement le mérite qui en découlait.
En fait, les médailles qu’il avait reçues avaient une grande valeur dans le Royaume.
Wilhelm : “La contribution de Subaru-dono a été indispensable lors de la bataille contre la Baleine blanche. S’il n’avait pas été là, je ne doute pas que nous aurions tous péri. Ça semble exagéré, mais il n’y a pas de quoi en rire.”
Julius : “Il en va de même pour la bataille contre l’Archevêque du Péché. Personne d’autre n’a développé notre tactique et pris le commandement. S’il n’avait pas été là, ma personne et les autres qui nous ont aidés n’auraient pas pu subjuguer l’Archevêque du Péché.”
Subaru : “――――”
Wilhelm et Julius faisaient preuve d’une foi écrasante.
Leur soutien direct pour lui laissa Subaru sans voix. L’atmosphère animée laissa tout son corps brûler d’embarras. Son visage était rouge d’une oreille à l’autre, et du sang risquait de jaillir de ses yeux à tout moment.
Subaru : “N-non, arrêtez ! Ne me complimentez pas autant ! Plus vous m’élevez, plus mon ego grandit, ne devriez-vous pas tous en être conscients ?!”
Julius : “Non, pas du tout. S’il est vrai que tu t’es ridiculisé au début de la Sélection Royale, tu as prouvé ta valeur à maintes reprises. Tu as largement compensé cette disgrâce. Tu mérites absolument d’être félicité dans cette mesure.”
Wilhelm : “Il n’y a pas lieu de faire preuve d’humilité. Tu as contribué à la réalisation de grandes choses. Ces succès n’auraient jamais eu lieu si tu n’avais pas été présent. Je serai fier d’avoir partagé un champ de bataille avec toi jusqu’à la fin de mes jours.”
Subaru : “――Ah, um.”
Jusqu’à présent, Subaru était mort de plusieurs façons douloureuses et horribles. Cependant, celle-ci serait de loin la plus horrible. En étant bombardé de compliments.
Subaru, embarrassé à en mourir, se tourna vers Émilia et Béatrice, implorant leur aide. Cependant, les deux personnes à ses côtés se contentèrent de sourire gentiment.
Émilia : “C’est vrai. Subaru a travaillé vraiiiiment dur. Je suis vraiment fière de l’avoir comme Chevalier.”
Béatrice : “E-eh bien, il est tout à fait naturel qu’il ait autant de succès, car il est le partner de Betty, en fait. Il va devenir de plus en plus extraordinaire, je suppose. C’est donc une bonne habitude à prendre que de le féliciter, en fait !”
La situation ayant pris une tournure tout à fait inattendue, Subaru fut pris de panique. Puis, chacun prit la parole à tour de rôle.
Reinhard : “Incroyable, Subaru. Tout le monde te félicite d’avoir accompli quelque chose d’extraordinaire, quelque chose que personne d’autre n’aurait pu faire. Je suis heureux de te compter parmi mes amis.”
Crusch : “J’aurais perdu tant d’hommes loyaux sans l’aide de Subaru-sama, même Wilhelm, qui m’a soutenu jusqu’à ce jour. Permettez-moi de vous remercier à nouveau.”
Félix : “Bien que tu n’aies aucune capacité au combat, tu ne t’es jamais découragé pendant la bataille contre la Baleine blanche. Ça a permis à Crusch-sama de faire le discours qui a changé le cours de la bataille. En bref, merci beaucoup.”
Anastasia : “Grâce aux informations de Natsuki-kun, moi-même et d’innombrables autres entrepreneurs n’avons plus à souffrir du brouillard de la Baleine blanche. Ça nous a permis de gagner beaucoup d’argent. Tu as toute ma gratitude.”
Mimi : “Oooh ! Est-ce qu’on se relaie pour complimenter onii-san ? Il est très fort ! Il est très beau ! Deuxième après Mimi ! À toi, Garf !”
Garfiel : “Ouais, j’sais pas s’qui s’est passé, mais le Cap’taine mérite d’être félicité. C’est mon incroyabl’ frangin. T’sais, comme “la gloire vient avec la bonne action et tout ça”.
Les participants profitaient de l’élan et accumulaient les remarques flatteuses sur Subaru, qui rougissait sous l’effet de tous ces chaleureux encouragements, se rétrécissant de plus en plus. Felt se moqua de lui en dévoilant sa petite dent.
Felt : “On dirait qu’elles étaient vraies, mais… on dirait que la nature d’onii-chan n’a pas changé. C’est un soulagement !”
Subaru : “Vous tous, arrêtez ! Tout le monde se ligue contre moi !!”
Après que Felt ait résumé la farce qui se déroulait, Subaru ne put y résister plus longtemps et explosa. La tension qui régnait dans le salon de thé se dissipa dans un grand éclat de rire.
Subaru : “Ah, zut, mon espérance de vie est sérieusement réduite…”
Après la dissipation de l’amusement dans le salon de thé, c’est un Subaru épuisé qui partit dans sa chambre.
Tout le monde avait inexplicablement couvert Subaru d’éloges, avant de s’occuper de conversations entre factions, comme s’ils oubliaient leur opposition. Bien sûr, on ne pouvait pas prétendre que personne n’avait l’intention d’essayer de percer les secrets des autres factions, mais la plupart des conversations n’étaient que des bavardages futiles et amusants.
Même si les candidates pouvaient à tout moment en venir à s’affronter, d’un autre point de vue, elles étaient toutes des femmes d’un âge similaire, et les conversations sur d’autres sujets que l’état du Royaume leur venaient tout naturellement.
En fait, Émilia avait été très impatiente de pouvoir discuter avec d’autres filles de son âge.
Subaru : “Eh bien, on pourrait dire qu’une conversation entre Émilia-tan et Béako serait exactement comme ça…”
Béatrice : “N’évoque pas son âge réel, en fait. Tu veux déclencher une guerre, je suppose ?”
Béatrice réprimanda l’imprudent Subaru d’une voix tranchante.
En se retournant pour voir la source du son, il découvrit Béatrice assise sur un tas de couvertures matelassées dans sa chambre, essayant désespérément de soulager ses pieds engourdis.
Subaru : “Même si tu es un Esprit, tes pieds se sont engourdis. Est-ce que les Esprits sont supposés avoir de la circulation sanguine ?”
Béatrice : “J’ai de la circulation sanguine, le corps de Betty est conçu pour imiter le plus fidèlement possible un vrai corps humain, en fait. Betty ressentira la douleur que les humains peuvent ressentir, je suppose. Si je plonge sous l’eau trop longtemps, je perdrai conscience, en fait.”
Subaru : “Alors tu respires aussi ?”
Béatrice : “Bien sûr que oui… Hey, n’essaie pas de renifler le souffle de Betty, je suppose !”
Alors que le nez de Subaru s’approchait d’elle, une Béatrice quelque peu embarrassée resserra les couettes autour d’elle. Subaru en profita pour lui donner une pichenette sur son pied engourdi, qui semblait avoir repris vie. Les yeux de Béatrice se mirent à larmoyer.
Béatrice : “Ça fait mal, en fait… Je vais pleurer, je suppose… Subaru est une brute, en fait…”
Subaru : “D’accord, d’accord, c’est ma faute, c’est ma faute. Viens ici, viens ici.”
Il tapota ses genoux avec un sourire en coin en s’asseyant, et Béatrice passa des couettes à ses genoux. Caressant les cheveux de Béatrice qui pendaient de sa tête, Subaru se parla à lui-même,
Subaru : “Mais encore une fois, la décoration intérieure en fait une belle chambre, et il semblerait que le personnel ait fait de son mieux pour s’harmoniser avec le reste de l’hôtel… Mais il y a quelques défauts subtils.”
C’était probablement dû au fait que la technologie de transformation du bois s’était développée différemment dans ce pays par rapport à son monde d’origine.
Le design du Pavillon du Sylphe Marin ressemblait beaucoup à celui d’un hôtel du monde d’origine de Subaru, mais malgré la présence de poutres en bois et de portes en papier, il y avait quelque chose qui clochait.
Les lits avaient probablement nécessité de nombreuses tentatives laborieuses avant que les concepteurs ne se décident à poser des peaux d’animaux sur un lit en bois. La sensation n’était pas mauvaise, c’était juste une légère déviation par rapport à ce à quoi Subaru était habitué.
Subaru : “Je ne suis vraiment pas d’accord avec le fait de ne pas dormir sur le sol juste parce que les normes sociales dictent que les couvertures doivent aller sur les lits.”
Béatrice : “Mettre une couverture directement sur le sol, c’est de la pauvreté, en fait. Betty ne peut pas accepter que son partner devienne un homme sans revenus, je suppose.”
Subaru : “Je te fais toujours travailler si dur.”
Béatrice : “Qu’est-ce que c’est supposé vouloir dire, en fait ?”
Garfiel : “D’quoi vous parlez tous les deux ?”
Béatrice, qui s’était lancée dans un badinage coordonné avec Subaru, sursauta à l’apparition soudaine d’une troisième voix. Cependant, ses pieds étant encore engourdis, elle perdit l’équilibre et tomba dans le paquet de couettes qui se trouvait sur le sol. Subaru se rapprocha rapidement d’elle et redressa sa jupe retournée.
Subaru : “Garfiel ? Ton aventure est terminée ?”
Garfiel : “L’nain m’a finalement libéré après y avoir passé toute la journée. Béatrice, pourquoi t’agis comme une folle ?”
Subaru : “Elle n’a jamais été aussi loin de chez elle, alors elle est super excitée ! Elle a même eu du mal à dormir, n’est-elle pas mignonne ?”
Debout à l’entrée de la chambre, Garfiel rit suffisamment fort pour dévoiler ses dents pointues.
Comme la chambre des invités avait également une porte en papier, Béatrice ne l’avait pas entendue s’ouvrir et avait été effrayée par cette intrusion soudaine. Subaru, quant à lui, était assis face à l’entrée, il avait donc vu Garfiel immédiatement.
Subaru : “Alors, quoi de neuf ? On dîne ?”
Garfiel : “Nan, l’dîner sera probablement pas avant longtemps. J’ai rien à faire seul dans ma chambre, Cap’taine, et en plus, Otto-aniki est toujours pas rentré.”
Subaru : “Eh bien, Otto n’est pas un enfant, alors tu n’as pas à t’inquiéter pour lui. Même si nous contractons une dette, je doute qu’il nous donne du fil à retordre pour la résoudre.”
Garfiel : “C’est vrai.”
Otto était parti quelques heures plus tôt pour régler une dette. Garfiel n’y voyait pas d’inconvénient, puisqu’après tout, il savait comment était Otto.
Bien entendu, lorsqu’il s’agissait de demander de l’aide à Otto, il y avait quelque chose d’incroyablement fiable chez lui.
Subaru : “Mais ce sont des choses différentes.”
Garfiel : “D’quoi t’parles maint’nant ?”
Bien sûr, Garfiel était habitué aux marmonnements fréquents de Subaru pour lui-même. Garfiel fit un geste du menton en direction du couloir.
Garfiel : “Si t’as rien à faire, t’peux m’accompagner un peu, Cap’taine ?”
Subaru : “T’accompagner ? Oh, un bain ? Un bain, c’est ça ? Tu veux dire un bain ? Un bain en plein air, c’est trop beau pour laisser passer ça. En observant les environs tout à l’heure, j’ai trouvé un yukata, et l’idée de voir Émilia-tan dans un yukata suffit à me remonter le moral ! Il est déjà remonté !”
Bien que le tatami et le style architectural soient très difficiles à reproduire, le yukata semblait avoir été commercialisé. Subaru loua dans son esprit ceux qui, à Kararagi, avaient été responsables de la propagation du style Wafuu.
Cependant, devant un Subaru aussi excité, Garfiel arborait une expression sérieuse, suffisamment sombre pour que même Subaru ne puisse pas continuer à plaisanter. Un regard inquiet apparut sur son visage.
Subaru : “Garfiel. Qu’est-ce qu’il y a ? Tu veux faire quelque chose ?”
Garfiel : “Non, rien d’extraordinaire, mais…”
Touchant la cicatrice blanche sur son front, Garfiel resta silencieux un moment. Puis il plongea son regard dans celui de Subaru.
Garfiel : “J’voulais juste savoir à quel point l’plus grand héros du monde est fort.”
