Re:Zero Lore FR
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TSUGIHAGU

01Partie 1

Tsugihagu intro

Partie 1

à partir de zéro

Traduit par : Ice Traduit de l’anglais par : Akira Relu par : Akira Artiste des fan-arts : SageKavane, アール, HaruSabin, Gear_art, 岩蟲 et touka131

Se reconstituant, se reconstituant, continuant à façonner sa forme.

Se reconstituant, se reconstituant, continuant à modeler sa forme. Se reconstituant, se reconstituant, continuant à remplir les couleurs. Se reconstituant, se reconstituant, se reconstituant, et continuant à se rapprocher de l’achèvement. Se reconstituant, se reconstituant, se reconstituant, se reconstituant, se reconstituant, se reconstituant, se reconstituant, se reconstituant, se reconstituant, se reconstituant, se reconstituant, se reconstituant, se reconstituant, se reconstituant, se reconstituant, se reconstituant, se reconstituant, se reconstituant, se reconstituant, se reconstituant, se reconstituant, se reconstituant. Se reconstituant, se reconstituant, se reconstituant, et même maintenant, alors qu’il se reconstituait, il était toujours incomplet―― ??? : “――Hey, connais-tu mon nom ?” La petite fille, Amue Sears, retint son souffle à cette question. Il s’agissait d’une question assez ordinaire, sans véritable cohérence. Cela aurait dû être une question ennuyeuse à laquelle il n’aurait pas fallu beaucoup de temps ou de préparation pour répondre. Si tu le sais, tu le sais. Si tu ne le sais pas, tu ne le sais pas. C’était tout ce que cela représentait. Amue : “――――” Mais la voix d’Amue ne sortit pas face à cette question, même s’il fallait la prendre au pied de la lettre. La vie était une série de choix. C’était la réalité que même Amue, qui venait d’avoir quatorze ans, connaissait bien grâce à son expérience au cours de sa courte vie. Dans la vie, il était nécessaire de prendre des décisions dans presque tous les domaines. Il pouvait s’agir de petites choses ordinaires ou, peut-être, d’une variété de grandes décisions qui affectaient la vie. Mais

qu’elles soient grandes ou petites, la vie était entièrement faite de décisions. Et maintenant, une question qui détenait le plus grand poids de ses quatorze années de vie était posée à Amue Sears. Ou peut-être était-ce la plus grande décision de sa vie. Cette question terne, insignifiante, sans rien de spécial, qui avait été soulevée juste avant, représentait précisément cela. ??? : “――Hey, connais-tu mon nom ?” La question répétée ne cessait de serrer la gorge d’Amue. Pourtant, celui qui avait posé la question ne semblait pas vouloir provoquer cela. C’était même une gentillesse de répéter la question une fois de plus ; une telle considération ressemblait à un déséquilibre. Si c’était la seule question qui tourmentait Amue, c’était aussi celle qui l’angoissait le plus. En vérité, elle comprenait qu’il cherchait simplement une réponse à la question. C’est pourquoi Amue devait tâtonner pour trouver la bonne solution parmi les options, sans autre indice que ce qui était disponible en y réfléchissant intérieurement. ――Quelle serait la réponse correcte ? Je le connais ou je ne le connais pas : lequel des deux était celui que l’auteur de la question recherchait ? Ou peut-être serait-il préférable de répondre qu’elle le savait, même si elle ne le savait pas ? Ou peut-être serait-il préférable de répondre qu’elle ne le savait pas, même si elle le savait ? ――Le cœur d’Amue frémit devant ces deux choix angoissants. ??? : “――Hey. Connais. Tu. Mon. Nom ?” Chaque partie de la question répétée une fois de plus était ponctuée d’impatience. Même s’ils ne se comprenaient pas, cela l’angoisserait-il ? Cette peur tenaillait la poitrine d’Amue. À vrai dire, elle pouvait être convaincue que si elle ne répondait pas par un “oui” ou un “non”, il lui serait inconditionnellement impossible de répondre aux attentes de son interlocuteur.

Elle ne pouvait pas en rester là sans rien dire, sans donner de réponse, sans prendre de décision. Elle ne serait pas libérée. ――En cela uniquement, il n’y avait aucun doute. Amue : “――――” Mais sa voix ne sortit pas. Elle retourna le regard de ces yeux noirs qui se trouvaient justes devant elle. Amue réfléchissait. Dans ces yeux noirs vides, le terrible visage d’Amue, hagarde, pouvait être vu. Elle ne voulait vraiment pas le dire à voix haute, mais sous sa propre apparence, elle était consciente de la façon dont elle était perçue ; elle n’était plus que l’ombre d’elle-même. Absolument terrifiée par la domination de l’auteur de la question sous ses yeux, elle se recroquevilla. Le visage d’Amue était étiré, épuisé, comme si elle avait vieilli de plusieurs dizaines d’années d’un seul coup. Si les choses continuaient ainsi, elle finirait par mourir sous la seule pression de la question elle-même ; fragilement elle―― ??? : “――Hey, connais-tu mon nom ?” La forte sensation de pression qui lui donnait l’impression d’être morte inspira soudainement, bien au contraire, de l’espoir à Amue. Alors qu’Amue ressentait une sensation d’étouffement, comme si sa poitrine était sur le point de céder, le pressentiment qu’elle répondrait à la question et qu’elle serait libérée l’envahit. Au moment même où elle pensa cela, elle réalisa que la sensation lugubre qui dominait tout son corps avait commencé à s’estomper. Un sentiment d’étouffement était né de la forte pression exercée par ses doutes quant à ce qu’elle devait répondre. Puisqu’elle voulait être libérée de cela, elle avait besoin de maîtriser son anxiété devant la question initiale. Peut-être était-ce une sorte d’instinct d’autodéfense, mais pour Amue, à cet instant, cela ressemblait à une révélation divine. C’est pourquoi, les lèvres tremblantes, elle fixa à nouveau ces yeux noirs. ??? : “――Hey, connais-tu mon nom ?”

En répondant à la question, elle serait libérée de son étouffement actuel. Avec toute sa volonté, Amue bougea enfin sa langue tremblante et forma quelques mots. Amue : “N… non…” En accord avec son cœur, Amue répondit qu’elle ne savait pas. Elle libéra ses pensées des choix qui, jusqu’alors, tournaient sans cesse dans son esprit. Elle répondit à la question avec la plus grande lucidité. En fait, elle ne connaissait ni le nom ni le visage de l’interlocuteur qui se tenait devant elle. Pour elle, qui vivait dans un endroit qui devrait être appelé la frontière, la campagne pour ainsi dire reculée, les événements du Royaume, même les plus graves, étaient comme des rumeurs venues d’un pays lointain. C’est pourquoi, même s’il était un gros bonnet, pour elle, c’était un étranger qu’elle ne connaissait pas―― ??? : “――Vraiment ?” La réponse était brève. Elle ne pouvait dire si cette réponse était empreinte d’une profonde émotion ou d’un sentiment de déprime. Mais la décision d’Amue avait été prise. Ce qui venait ensuite, c’était le problème de son interlocuteur. Si la vie était une succession de choix et de décisions, il en allait de même pour tout le monde. Puisque Amue avait choisi, l’auteur de la question devait également choisir. Amue : “――――” La petite fille de quatorze ans attendit silencieusement le choix de son interlocuteur. ――Elle attendit sa réponse, seule au milieu d’un village où il ne restait plus qu’elle. ??? : “Hey, Subaru. Ce n’est pas bientôt l’heure du déjeuner ?”

S’arrêtant dans son élan en entendant cet appel, Natsuki Subaru se frotta l’estomac. Il était déjà midi passé, et maintenant que cela avait été mentionné, il avait effectivement faim. La raison pour laquelle il ne l’avait pas remarqué jusqu’à présent tenait au fait qu’il s’était concentré sur sa marche sans y prêter attention. La route principale s’étendait à l’infini, à tel point qu’il devait se concentrer entièrement sur la marche. S’il songeait à l’endroit où il se rendait, il se sentirait déprimé, tant le voyage était long et absurde. Subaru : “Cependant, c’est important de faire une pause, tu ne crois pas ? C’est ma faute, Émilia-tan. Tu t’es fatiguée ?” Émilia : “Pas du tout, je vais bien. Mais c’est juste que je m’inquiétais pour Subaru, qui a marché tout ce temps. Si tu vas bien, c’est très bien, mais…” Subaru : “Non non, c’est vrai, mon estomac gargouillait également. Je suis absolument affamé, au point que mon estomac était dangereusement proche de se coller à mon dos. Heh, comme c’est dangereux, comme c’est dangereux.” Émilia : “C’est le cas ? Ce serait un emplacement vraiiiiment dangereux pour lui, pas vrai…” Après avoir entendu la réponse de Subaru, qui avait exagérément placé ses mains sur son estomac, la fille aux cheveux argentés――Émilia, plaça sa main contre sa bouche et gloussa. Ses traits étaient les plus beaux de ce monde, et le son de sa voix était semblable à celui d’une cloche d’argent. Alors que ce visage souriant s’approchait, Subaru se gratta la tête et laissa ses lèvres se fendre d’un sourire. Et, à côté de ces deux-là―― ??? : “Ne taquine pas trop Émilia, je suppose. Peu importe à quel point ton estomac est agité, c’est impossible pour lui et ton dos de se coller l’un à l’autre, en fait.” Subaru : “Oups.” Lorsqu’il tourna la tête pour regarder dans la direction de la voix, Béatrice était là, avec une expression posée sur le visage et les bras croisés. Subaru plissa soudain les yeux à la remarque de la petite fille

qui portait une jolie robe. Voyant cela, Béatrice fronça ses sourcils bien dessinés et dit “Quoi, je suppose ?”. Béatrice : “Le visage de Subaru est un peu troublant, en fait. Qu’y a-t-il, je suppose ?” Subaru : “C’était trop mignon quand tu as dit agité. Répète-le !” Béatrice : “Grrrrr, en fait ! Ne te laisse pas distraire par des choses aussi étranges, je suppose !” Le visage rougissant, Béatrice répliqua à ces paroles frivoles de Subaru. Subaru et Émilia échangèrent un regard et se mirent à rire en voyant la réaction de Béatrice. Elle avait gonflé ses joues encore plus. La voir ainsi était vraiment mignon. ――Il n’y avait pas d’erreur à ce sujet. S’il lui disait cela directement, il la mettrait probablement de mauvaise humeur. Après avoir confirmé cela, Subaru retroussa une de ses manches avec un “Très bien !”. Subaru : “Bon, et si nous profitions de l’inquiétude d’Émilia-tan pour commencer à déjeuner ? Pour l’instant, laissez-moi vous exposer mon talent. Des demandes ?” Émilia : “Ah, alors je veux que tu utilises de la mayonnaise. Hey, regarde, j’imagine que Ram vient de refaire de la mayonnaise, pas vrai ?” Subaru : “Bien sûr, bien sûr, c’est mon plaiiiisir si c’est la commande d’Émilia-tan ! Heureusement, il y en a beaucoup grâce aux réserves de Ram. Elle a enfin reconnu l’attrait de la mayonnaise…” Ram : “――Cesse de dire des choses aussi idiotes.” Subaru : “Uwaaa ?!” Après avoir déposé les bagages qu’il transportait, Subaru commença à établir un campement juste à côté de la route principale. Voyant des jambes minces se tenir à côté de lui, des yeux rose pâle fixaient Subaru, surpris. La silhouette se tenait debout, les bras croisés, l’air majestueux. La jeune fille avait un regard qui ne laissait transparaître aucune trace

d’hospitalité, ce qui contrastait fortement avec la tenue de servante qu’elle portait―― Subaru : “C’était une salutation assez brusque, eh, Ram. Laisse-moi au moins finir ce que je dis !” Ram : “Hah ! Ne me fais pas rire. Je n’aide à faire la mayonnaise que parce que c’est un ordre professionnel. Comment Ram pourrait-elle avoir confiance en un tel arôme qui n’est qu’aigre et blanc ? Dégoûtant.” Subaru : “Dire que c’est dégoûtant est un peu exagéré ! D’abord, on ne peut pas nier le pouvoir explosif de la mayonnaise sur les pommes de terre à la vapeur ! Je ne te laisserai pas dire que le goût est un mensonge !” Une saveur enrobée d’une mayonnaise abondante sur les pommes de terre à la vapeur fraîchement sorties du four et gorgées de sel. La douceur des saveurs interdites qui envahissaient la langue était un Eden que tout amateur de mayonnaise devrait savourer au moins une fois――les pommes de terre et la mayonnaise avaient incontestablement la plus grande compatibilité entre elles, qui ne pourrait jamais perdre de son éclat. Subaru avait l’eau à la bouche en se rappelant cette splendide harmonie de goût. Les personnes à côté de Subaru imaginaient-elles le même goût ? Il pouvait voir les yeux d’Émilia et de Béatrice briller. Subaru : “Regarde ça, les réactions de deux jolies gourmandes ! En voyant ça, peux-tu encore calomnier la mayonnaise avec ton hérésie ?!” Ram : “…Eh bien. C’est comme le dit Barusu. La magnificence des pommes de terre cuites à la vapeur est telle que même des assaisonnements étranges comme la mayonnaise peuvent leur apporter une valeur ajoutée.” Subaru : “Ce n’est pas ça, c’est le contraire ! Non, même dire le contraire n’est pas juste, c’est plutôt comme si tu étais têtue. N’est-ce pas, nee-sama !” En fin de compte, Ram ne céderait jamais en disant que l’apport de la mayonnaise était plus important que celui des pommes de terre à la

vapeur. Subaru avait beau serrer le poing face à cette attitude obstinée, Émilia éclata d’un rire étouffé, leur lançant un “Allons, allons, calmez-vous” à tous les deux. Émilia : “Subaru, calme-toi. J’aime à la fois la mayonnaise et les pommes de terre à la vapeur, ainsi que la mayonnaise sur les pommes de terre à la vapeur. D’ailleurs, c’est surtout que Ram ne peut pas se résoudre à être honnête.” Ram : “…Émilia-sama, s’il vous plaît, arrêtez de vous préoccuper à exprimer les pensées de Ram comme bon vous semble. L’âge cible de Ram va baisser si Émilia-sama parle ainsi.” Émilia : “D-désolée. Mais qu’entends-tu par âge cible… ?” Émilia était perplexe face à la réaction déraisonnable et incompréhensible de Ram. Cependant, les sentiments qui s’étaient exprimés dans leur conversation n’étaient pas des sentiments moroses, mais plutôt des sentiments d’affection profonde et de foi non dissimulée. Au contraire, Émilia et Ram avaient construit une relation idéale l’une avec l’autre. Appeler cela une relation maître-serviteur était assez délicat, car du point de vue de Ram, elle ne se considérait pas comme une subordonnée, toutefois les liens qui les unissaient étaient plus importants. Et seul Subaru les comprenait bien. En tout cas―― Subaru : “Je me sens mal pour nee-sama, mais la parole de la déesse Émilia-tan a la priorité absolue. C’est le style de ce groupe. Quoi qu’il en soit, le déjeuner d’aujourd’hui contiendra tout un tas de mayonnaise !” Émilia : “Yay, youpi !” Émilia applaudit avec joie et Ram poussa un soupir exaspéré. Mais cela suffit à Ram pour ne pas s’y attarder plus que cela. Émilia elle-même en comprenait le caractère délicieux. Bien sûr, Subaru étant un véritable amateur de mayonnaise débridé, ce serait lui qui serait le juge partial de ce menu. Subaru : “Bien sûr, Béako aime beaucoup la mayonnaise, tout comme moi. Ça te rend heureuse, pas vrai ?”

Béatrice : “Je ne peux pas le nier, en fait. Mais l’omniscience avec laquelle tu en parles est irritante, je suppose. La colère de Betty n’est pas facile à dissiper, en fait. Je veux un délicieux repas en échange, je suppose.” Subaru : “Héhé, comme tu le souhaites.”

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