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Web Novel • Arc 06

35Relations tendues

??? : “――Subaru sait à quel point il est douloureux d’être oublié. Par conséquent, il n’aurait jamais plaisanté sur ce genre de chose.”

Subaru : “――――”

Sur le chemin du retour vers la salle, Subaru retint par inadvertance son souffle en entendant la voix à l’intérieur.

Même s’il ne pouvait pas voir l’interlocutrice, il savait grâce à cette voix, belle comme un carillon d’argent, qu’il s’agissait d’Émilia. En l’écoutant prononcer son nom d’une voix légèrement tendue, Subaru ne put s’empêcher de sourire maladroitement.

Cette voix était porteuse d’une confiance puissante, et d’un plaidoyer tout aussi puissant.

(Note de Traduction : Une chose intéressante ici est que le premier “Natsuki Subaru”, se référant à Subaru avant le chapitre 33, est écrit en Katakana (ナツキ・ スバル), alors que le second “Natsuki Subaru” est écrit en Kanji (菜月・昴). Un ajout à cette observation est que tout au long de la première Épreuve de Subaru au Sanctuaire, son nom est souvent écrit en Kanji plutôt qu’en Katakana, contrairement à ce qui se passe partout ailleurs dans l’histoire.)

Ram : “…Je ne plaisanterais jamais sur quelque chose comme ça. Oui. Je n’aurais jamais pensé dire ça un jour, mais Émilia-sama a raison.”

Entendant également cette voix, Ram, qui accompagnait Subaru, murmura ce commentaire autodérisoire sous sa respiration. Contrairement à Subaru qui portait le seau rempli d’eau, elle avait les mains vides et maintenait ses coudes, ses ongles s’enfonçant dans sa peau blanche.

Presque comme un rappel à elle-même, un regret, et une extension de la douleur d’un vœu irréalisable.

Subaru : “Ram…”

Ram : “Ce n’était qu’une blague sans intérêt, oublie que tu l’as entendue. Ça ne fera qu’inquiéter Émilia-sama si tu en parles. Alors, pour le bien de la réputation impeccable de Ram, garde ça pour toi. Si tu oses en parler…”

Subaru : “――――”

Ram : “…Il semblerait que tu ne te souviennes vraiment pas.”

S’il osait en parler, quelque chose d’effrayant se produirait. C’était probablement ce qu’elle essayait de dire. Ou peut-être qu’elle s’attendait à ce que Subaru réplique avec une boutade avant qu’elle ne le fasse.

Tout comme auparavant, lorsque le lien entre elle et sa jeune sœur avait été mentionné, il avait cru voir une lueur de déception dans ses yeux rouge pâle. Mais cette tristesse disparut en un instant.

Le fait qu’elle ne lui permette pas d’en parler à qui que ce soit, était-ce parce que Ram était trop forte pour cela, ou parce qu’elle était trop faible ?

Il ne savait pas ce qui se cachait au fond de son cœur.

Seulement, faiblement, au centre de la poitrine de Subaru, il y avait encore une trace persistante de l’endroit où sa tête avait reposé.

Ram : “――Mes excuses pour vous avoir fait attendre. Nous sommes de retour.”

Sans lui laisser le temps de réfléchir, Ram reprit ses pas et se dirigea vers la salle. Cette attitude têtue n’était peut-être que l’expression de l’insistance de Ram sur le sujet. Voyant cela, Subaru n’eut d’autre choix que de respecter ses sentiments et de ne pas en parler.

Lorsque Subaru entra quelques pas derrière elle, une atmosphère quelque peu tendue se répandit dans la pièce.

Mais même ainsi, c’était toujours un peu mieux qu’immédiatement après la révélation choquante de Subaru.

Pour preuve, après qu’Émilia ait salué le retour de Subaru en lui disant “Merci pour le dur labeur”, la voix qui suivit fut――

Julius : “…Plus tôt, je t’ai présenté une facette disgracieuse de ma personne. Est-ce que ça irait si on recommençait ?”

Subaru : “Oh, ohh. C’est moi qui t’ai surpris avec… Ahh, non, je n’aurais pas dû t’interrompre. Continue, s’il te plaît.”

Julius : “Il n’est pas nécessaire d’être aussi réservé. Si tu es aussi formel avec moi, je ne me sentirai pas à l’aise.”

En disant cela, un léger sourire apparut sur le visage du jeune homme aux cheveux violets――Julius.

Plus tôt, c’était lui qui avait pâli à la révélation de Subaru. Subaru ignorait ce qu’Émilia et Béatrice avaient pu lui dire tandis que ce dernier était parti chercher de l’eau, mais il semblait avoir retrouvé assez de force pour parler.

Seulement, il restait les mots que Ram lui avait dit dans le couloir――interrogée au sujet de Julius, elle avait dit à Subaru qu’il était trop cruel. Qu’est-ce qu’elle avait bien pu vouloir dire par là ?

Julius : “Reprenons, je suis Julius Juukulius. Voici Anastasia-sama… Je lui sers de Chevalier. Et tu… es une sorte d’ami.”

Subaru : “Je vois, ravi de te rencontrer… Mais, pourquoi la dernière partie ne me semble pas très confiante ?”

Julius : “Malheureusement, il se peut que nous ayons eu une conception légèrement différente de notre relation. Pour ma part, je te considère comme un ami, mais pour ce qui est de ce que tu penses de moi, c’est…”

Subaru : “Littéralement perdu dans ma mémoire, hein.”

Julius : “――C’est tout à fait vrai.”

Reprenant une certaine élégance dans ses paroles et sa conduite, Subaru plia les lèvres.

D’après Émilia et les autres, il s’agissait d’un voyage dans des environnements périlleux――donc, naturellement, en tant que seul autre membre masculin de la troupe, il devait y avoir une confiance considérable entre eux.

Mais encore une fois, considérant l’air chevaleresque de Julius et leur échange de tout à l’heure, même sans souvenirs, Subaru pouvait imaginer que son ancienne personne avait donné une terrible première impression.

Émilia : “Ce n’est pas grave, il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Subaru et Julius sont vraiiiiment de bons amis. Nous étions là, nous pouvons tous en témoigner.”

Meili : “C’est vrai, il n’y a pas de raison de s’inquiéter, n’est-ce pas ? Chevalier-onii-san a déjà bien d’autres problèmes à régler.”

En observant leur échange, Émilia le coupa elle-même en mettant les mains sur les hanches, et Meili acquiesça de façon moqueuse avec un regard malicieux.

Alors que les paroles d’Émilia étaient purement motivées par l’inquiétude que suscitait la première rencontre entre Subaru et Julius, celles de Meili semblaient insinuer quelque chose de tout à fait différent.

Subaru fronça les sourcils en entendant cela, tandis que Julius hochait la tête comme s’il avait compris ce qu’elle voulait dire.

Julius : “En effet, oui. Ce que Meili a dit est correct. Subaru, bien que nous devons discuter de ce qui t’est arrivé, ce n’est pas le seul problème auquel nous sommes confrontés. À cet égard, permettez-moi de vous expliquer.”

Ram : “Serait-ce lié à l’étrange comportement d’Anastasia-sama ce matin ?”

Julius : “…Ton observation est correcte, Mademoiselle Ram.”

Ram déclara cela en s’appuyant contre un mur, et Julius baissa légèrement les yeux en guise de réponse. Voyant cela, Ram plissa les yeux vers Anastasia, et laissa échapper un petit soupir.

Ram : “Barusu, donne-moi le seau d’eau. Je vais commencer à préparer le repas.”

Subaru : “…Ne sommes-nous pas sur le point de discuter de quelque chose d’important ?”

Ram : “Je serai toujours dans la même salle. Je peux donc encore tout entendre… Travailler m’aidera à me changer les idées.”

Ce faisant, Ram arracha brutalement le seau d’eau des mains de Subaru et se dirigea vers le coin de la pièce où se trouvaient les bagages. C’est alors qu’ils aperçurent son dos svelte s’atteler à cette tâche.

Émilia : “Désolée. Ram, elle n’est pas comme ça d’habitude…”

“Anastasia” : “Bien sûr, il n’y a pas lieu de s’en préoccuper. Il est compréhensible qu’elle se sente ainsi――voir l’information désirée que l’on a hâte d’arracher à la gorge d’un autre s’envoler soudainement si loin, n’importe qui se sentirait ainsi.”

Anastasia secoua calmement la tête aux excuses d’Émilia. Et, en entendant la réponse d’Anastasia, Émilia et Béatrice eurent toutes deux une expression difficile.

Subaru n’était pas au courant de ce qui avait pu leur traverser l’esprit――mais la réponse à cela vint bientôt de la bouche même d’Anastasia.

“Anastasia” : “À présent, même si après toute la confusion de ce matin je ne souhaite honnêtement pas vous accabler de nouvelles surprises… Je pense que garder ça caché ne ferait que semer les graines de la discorde à l’avenir. Par conséquent, si vos terrains d’acceptation le permettent, permettez-moi de vous confier quelque chose.”

Béatrice : “…Quelle manière pompeuse et détournée de parler, en fait. Dépêche-toi d’en venir au fait, je suppose.”

“Anastasia” : “Il n’y a pas lieu d’avoir si peur, Béatrice――on pourrait dire que nous sommes aussi proches que des sœurs, toi et moi. En fait, c’est exactement comme tu l’avais deviné.”

Béatrice : “――――”

Les joues de Béatrice se figèrent aux paroles d’Anastasia. Debout à côté de Subaru, comme si elle cherchait naturellement à s’appuyer sur quelque chose, les doigts de la jeune fille s’agrippèrent légèrement à la manche de Subaru.

Subaru lui jeta un regard en coin et, après quelques hésitations, lui prit la main. Les extrémités de ses doigts frémissaient légèrement sous le choc, mais bientôt, la petite paume accepta cette chaleur à son tour.

“Anastasia” : “…Ta relation avec ton Contractant est en effet amicale et idéale. J’aurais aimé avoir la même relation parfaite avec Ana, mais malheureusement, ça ne se passe pas aussi bien.”

Émilia : “Tu nommes Anastasia-san comme si tu parlais de quelqu’un d’autre. Ce qui veut dire que tu es…”

“Anastasia” : “Ah, oui, tu l’as correctement deviné――en ce moment, la conscience qui habite ce corps n’est pas celle d’Ana. Anastasia Hoshin dort profondément dans ce corps. Et celle qui s’adresse à vous en ce moment serait en quelque sorte un fantôme décédé qui a temporairement pris cette forme charnelle.”

Le souffle d’Émilia s’étrangla, et Béatrice se serra plus fort contre Subaru. Le visage de Julius était couvert de douleur par sa confession, et Meili semblait toujours aussi ennuyée. Seule Shaula, assise les jambes croisées à côté de Meili, restait complètement à l’écart de la conversation, son attention se portant uniquement sur Ram qui préparait le repas.

Le dos tourné, personne ne pouvait distinguer l’expression de Ram qui continuait son travail. Enfin, pour Subaru――

Subaru : “…De quoi parlez-vous, je n’ai rien compris.”

Laissé pour compte, il ne pouvait qu’afficher une expression difficile.


――Le corps de la fille nommée Anastasia Hoshin était maintenant dominé par une existence entièrement différente, alors que sa propre conscience était dans un profond sommeil.

C’est tout simplement ce qu’Anastasia――ou plutôt l’Esprit du nom d’Echidna, avait expliqué.

Il semblait que ce fait avait été assez choquant pour Émilia et Béatrice, tandis que pour Subaru, plutôt que de le choquer, cela n’avait fait qu’exacerber sa confusion.

Subaru n’avait eu aucune opinion d’Anastasia en premier lieu. Et puis, on lui avait annoncé que la personne qui avait été décrite comme Anastasia lors de leur première rencontre était en fait quelqu’un d’autre,

Subaru : “…V-vraiment ? C’est, hm. C’est une sacrée nouvelle, n’est-ce pas ?”

Il ne pouvait pas vraiment réagir autrement que comme s’il s’agissait des affaires de quelqu’un d’autre.

Sans aucun doute, ce n’est qu’à partir des réactions de ceux qui l’entouraient qu’il comprit qu’il s’agissait d’une situation assez sérieuse. Après tout, ils étaient venus dans cette Tour pour une raison.

C’était pour trouver un moyen de sauver la jeune fille endormie, et pour aider les personnes atteintes d’une maladie inconnue, qu’ils étaient venus ici――du moins, c’est ce qu’on lui avait dit.

Ram : “Nous venons à peine d’arriver et les personnes clés sont déjà en train de s’effondrer… Barusu a perdu ses souvenirs quelque part, et la conscience d’Anastasia-sama est au plus profond de l’abîme…”

Subaru : “Ugh, ça ne se présente pas bien du tout, hein…”

En écoutant la remarque brutale de Ram, Subaru se tint la tête, dépité.

Les problèmes s’accumulaient――Subaru n’avait même pas encore réglé son propre problème, et les difficultés ne cessaient de se multiplier. Ils allaient droit dans le mur. Dans ce cas――

Émilia : “Écoutez tous, je pense que même si nous nous tenons la tête comme ça, nous ne résoudrons rien. Je comprends la frustration, vraiment… mais nous ne pouvons pas nous laisser abattre.”

Tout le monde : “――――”

Émilia : “Les espoirs de beaucoup de personnes reposent sur notre venue dans cette Tour. Ce qui est arrivé à Subaru et Anastasia-san, c’est grave. Mais…”

Émilia arrêta ses paroles, frappa ses mains l’une contre l’autre et rassembla l’attention de tout le monde sur elle.

Puis, après une pause, elle balaya de ses yeux améthyste toutes les personnes présentes,

Émilia : “On ne peut pas s’arrêter là――il ne faut pas baisser les bras, c’est ce qu’on m’a toujours appris.”

Émilia déclara cela fermement en observant tour à tour le visage de chaque membre. Son regard tomba finalement sur Subaru, qui retint son souffle lorsqu’il fut transpercé par leur charme améthyste.

Naturellement, sa poitrine s’échauffa. Il ne savait pas quoi dire. Mais il pouvait voir l’attente dans ses yeux. En la recevant, et sentant qu’il devait faire quelque chose, Subaru serra le poing.

Béatrice : “Ow ! Ça fait mal, en fait ! Hey, Subaru !”

Subaru : “Ah, c’est ma fau… Non, pas ma faute ! Parce que c’est la preuve de ma détermination !”

Béatrice : “Même si tu dis ça sans sourciller, ça fait quand même mal quand ça fait mal, je suppose ! Médite sur tes actions maintenant, en fait !”

Subaru : “D-désolé. Te blesser était ma faute. Mais ma détermination ne l’était pas ! Ouais, c’est vrai !”

Subaru s’excusa devant les protestations de Béatrice qui voyait son délicat poignet écrasé, mais il secoua rapidement la tête.

Il pouvait constater que la situation était inquiétante. Mais s’inquiéter simplement de problèmes insolubles ne permettrait pas du tout de progresser. Subaru le savait par expérience.

Si Subaru était seul, il se serait certainement perdu. Mais il n’était pas seul. Même s’il avait tout oublié de son côté, Émilia et les autres étaient toujours là pour qu’il fasse appel à eux. Et donc――

Subaru : “C’est vrai, le fait que mes souvenirs se soient envolés tout d’un coup vous a causé beaucoup de problèmes, j’en suis désolé, mais ça ne veut pas dire que c’est sans espoir. Pensez-y d’une autre manière. Qui sait, peut-être que maintenant je suis libéré des entraves inutiles et que je suis prêt à faire jaillir de nouvelles idées comme un nouveau printemps ou quelque chose comme ça. Alors ça pourrait nous donner un indice sur la façon de sortir de ce pétrin, n’est-ce pas ?”

“Anastasia” : “…C’est un point de vue assez novateur.”

Subaru : “Tu préfères plutôt faire marche arrière ? Toutes les choses importantes sont devant nous. On dit que la déesse de la fortune montre uniquement sa frange, tu sais ? D’ailleurs, quand il s’agit de capturer cette Tour, nous devrions peut-être trouver une idée plus flexible. Une idée qui ne soit pas limitée par les conventions de ce monde, comme une idée d’un autre monde !”

Anastasia sourit ironiquement à cette remarque capitale――ou plutôt, Echidna fut repoussé par une réplique encore plus capitale. Même s’il ne faisait que bluffer, ce qu’il disait était juste, et il fallait sortir de l’atmosphère actuelle.

En écoutant les pensées de Subaru, les expressions difficiles sur les visages de tout le monde commencèrent à changer.

Émilia : “…Mhm, c’est vrai. Subaru s’est toujours relevé de ce genre de problèmes. Cette fois-ci, il nous aidera sans aucun doute à nous en sortir.”

Subaru : “Ohhhh ! C’est ça l’esprit ! On dirait que c’est moi qui vais devoir faire tout le travail, mais puisque tu comptes sur moi, je vais faire de mon mieux. Une fille aussi mignonne m’encourage, après tout !”

Émilia : “Merci, Subaru――mhm, je suis soulagée. Subaru reste Subaru, après tout.”

Subaru : “――――”

En entendant le murmure d’Émilia qui mettait une main sur sa poitrine généreuse en signe de soulagement, Subaru fut presque pris au dépourvu.

――Subaru reste Subaru, après tout.

En entendant son soupir de soulagement du fond du cœur, Subaru se sentit soulagé lui aussi.

Il pensa que les choses iraient bien. Petit à petit, sa nouvelle personne serait capable de combler le vide laissé par le Natsuki Subaru qu’elle connaissait. S’il parvenait à faire cela, alors il devrait être capable d’aplanir toutes les relations confuses qui existaient ici.

Julius : “…Eh bien eh bien, c’est vraiment optimiste.”

Subaru : “Hein ?”

Alors que Subaru était soulagé par les paroles d’Émilia, Julius interrompit soudainement la conversation. Sentant le regard de Subaru, il haussa les épaules, et desserra ses lèvres en disant “Rien”,

Julius : “Je me disais juste que, souvenirs ou pas, il est toujours aussi difficile de savoir si tu es courageux ou imprudent. D’un autre côté, peut-être que tu penses ça parce que tu as oublié l’énormité de l’obstacle auquel nous faisons face.”

Subaru : “Hey, pourquoi cette attitude toujours sarcastique de ta part ? À moins que… Impossible, c’est ta vraie nature ? Julius-san… Je veux dire, juste Julius.”

Julius : “…Je vois. Comme l’a dit Émilia-sama, le fait d’avoir des souvenirs ou non n’a pas d’importance. La nature d’une personne n’est pas si facile à changer.”

Subaru : “Je crois que je peux imaginer le genre de relation que nous avions maintenant. Nous devions être plus à l’aise l’un avec l’autre que n’importe quoi d’autre, hein.”

Il ne s’agissait pas de mots rudes et malveillants, mais d’un échange de piques amicales. Néanmoins, Subaru était convaincu qu’il y avait eu une certaine distance entre eux.

Son impression initiale n’était pas erronée. Subaru et Julius n’avaient pas dû beaucoup s’apprécier lors de leur première rencontre. Mais par la suite, grâce aux diverses expériences qu’ils avaient vécues ensemble, leur relation avait dû s’améliorer au point qu’ils pouvaient voyager ensemble jusqu’à cette Tour――

Subaru : “Alors je compte sur toi, Julius. Jusqu’à ce que je retrouve mes souvenirs, je vais te déranger un peu plus longtemps.”

Julius : “Ouais, on ne peut rien y faire. Alors je me résigne à accepter ce devoir――les souvenirs ne sont qu’une question triviale. Je vois… c’est vrai.”

Julius acquiesça tranquillement à la remarque amicale de Subaru, et le sujet s’arrêta là.

Ses souvenirs avaient été perdus, et les problèmes ne cessaient d’arriver. Ce n’était certainement pas une situation à laquelle on pouvait faire face avec le sourire, c’était un fait, mais y faire face malgré tout était un testament de sa force.

Julius : “Quand la personne en question ne se sent pas concernée, c’est peut-être aussi une grâce.”

Subaru : “Je ne le laisse pas paraître, il y a en fait toute une tempête dans ma poitrine actuellement. Mais je profiterai d’un peu de temps en tête à tête avec Émilia-chan pour me guérir plus tard.”

Émilia : “――? Tu veux mes cuisses comme oreiller ?”

Subaru : “Ah, uhm, non. Je suis désolé. Ce n’est pas euh… un peu précipité ?”

Après avoir prononcé ces mots avec sa poitrine gonflée et son humeur radieuse, Subaru se rapetissa soudainement. Ne s’attendant pas à ce qu’Émilia soit si disposée à le soigner si tendrement, son cœur commença à se recroqueviller de peur.

De plus, il s’agissait d’un oreiller avec ses cuisses. Naturellement, son regard se posa sur les cuisses blanches et douces d’Émilia――

Ram : “C’est prêt. Viens m’aider à le transporter, Pervusu.”

Subaru : “Ouch ?!”

Sentant quelque chose lui frapper l’arrière des genoux, Subaru poussa un gémissement sur place et s’effondra sur le sol. Pendant ce temps, Ram le regardait d’un air dédaigneux, comme si elle le réprimandait pour son indécence.

Ram : “Ton inutile positivité est l’une de tes seules vertus, Barusu. Utilise cette positivité pour préparer le repas. Ainsi que pour le nettoyage, le rangement et diverses autres tâches.”

Subaru : “C’est juste parce que Ram veut se relâcher…”

Shaula : “Ohh ! Maître, je vais aider aussi ! N-o-u-r-r-i-t-u-r-e ! N-o-u-r-r-i-t-u-r-e !”

Les protestations de Subaru concernant le transfert forcé des responsabilités de Ram furent immédiatement noyées par le désir pressant de Shaula de se nourrir. Voyant Shaula commencer à transporter les assiettes, Subaru n’eut d’autre choix que de se joindre aux préparatifs.

Subaru : “Voyons le menu… ça ressemble un peu à des rations conservées.”

Ram : “En fait, ce sont précisément des rations conservées. Les quelques aliments frais qu’Émilia-sama a apportés sont déjà épuisés. Le régime alimentaire sera donc assez fade dans un avenir proche.”

Subaru : “Eh bien, j’espère que nous pourrons capturer cette Tour rapidement et retourner dans un endroit plus peuplé.”

Il avait entendu quelqu’un dire que le cœur des gens n’était à l’aise que lorsqu’il y avait suffisamment de nourriture et de vêtements. En ce sens, il n’était pas certain de pouvoir vivre dans cette Tour.

Particulièrement en ce qui concerne la nourriture, avec sa mémoire absente, la seule expérience de Subaru concernant la cuisine de ce monde parallèle était le goût des rations conservées. Ce qui était plutôt misérable.

??? : “Désolée de t’en parler pendant que tu manges, mais il y a quelque chose que je veux confirmer avec toi, Natsuki-kun.”

Subaru : “J’ai faim, j’ai faim… Quoi, moi ? Tu voulais me demander quelque chose ?”

Jouant le rôle de quelqu’un qui avait été traité comme un esclave et qui n’avait reçu que des restes misérables depuis qu’il avait été invoqué dans ce monde parallèle, Subaru protesta contre l’injustice. Mais il cessa de manger en entendant les paroles d’Echidna.

“Anastasia” : “Ce n’est rien, mais bien que je m’excuse d’aborder ce sujet alors que tout le monde est uni pour faire face à notre situation de manière positive, j’aimerais que Natsuki-kun nous en dise un peu plus sur ce qui lui est arrivé. Après tout, tes souvenirs sont les seuls à avoir été affectés par cette Tour. À l’inverse, qui sait si la même chose n’arriverait pas à nos souvenirs également ?”

Subaru : “Oui, c’est logique. Même s’il est un peu difficile de demander à la personne concernée de le faire, l’amnésie peut être assez gênante, tu sais.”

Béatrice : “La façon dont tu l’as dit m’amène à me demander si tu te considères vraiment comme impliqué, je suppose…”

Voyant Subaru acquiescer, Béatrice ne parvint qu’à afficher une expression déconcertée.

Cependant, les inquiétudes d’Echidna étaient raisonnables. Et en vérité, Subaru avait également besoin de savoir comment il avait perdu ses souvenirs. Les indices pour restaurer ses souvenirs devaient être liés à la façon dont il les avait perdus en premier lieu.

Subaru : “――――”

Autour de la table, à la droite de Subaru se trouvait Béatrice, et à sa gauche se trouvait Émilia. Ces deux-là étaient à ses côtés quand il s’était réveillé――il voulait savoir quel genre de souvenirs avaient pu les pousser à s’asseoir là de leur propre chef, et à placer en lui une confiance et une chaleur aussi infondées.

――Ou plutôt, il devait se souvenir, parce que c’était son devoir.

Subaru : “Mais tout de même… d’après ce qu’on m’a dit, je me suis réveillé sans me souvenir de rien… Émilia-chan et tout le monde, où est-ce que vous m’avez trouvé exactement ?”

Émilia : “Eh bien… On ne t’a pas vu dans le carrosse draconique ce matin, et on ne t’a pas trouvé non plus dans aucune des pièces du quatrième étage, alors on s’est beaucoup inquiété…”

La curiosité de Subaru fut piquée par l’expression “carrosse draconique”, mais il n’ouvrit pas la bouche de peur d’interrompre le récit d’Émilia. C’était peut-être le lézard de la Salle Verte――il y avait sûrement un rapport avec ce dragon terrestre. Il était du même type que les chevaux attelés à des charrettes. Il devait cependant repousser sa curiosité de vouloir voir la vraie chose.

Béatrice : “Betty n’était pas autant à bout de nerfs qu’Émilia, en fait. J’étais simplement ennuyée de ne pas savoir où toi, mon Contractant, tu te trouvais dans cette étrange Tour, je suppose. C’est pourquoi je suis allée avec elle pour te chercher dans la Tour, et après ça…”

Subaru : “…Et après ça ?”

Émilia : “Nous t’avons trouvé effondré dans la Bibliothèque blanche du troisième étage, puis nous t’avons amené dans la Salle Verte.”

Subaru expira un “Ahh”, après avoir entendu les explications communes d’Émilia et de Béatrice.

Julius : “Le troisième étage est l’un des nombreux étages de cette Tour. Nous sommes actuellement au quatrième étage. Nous les traversons pour essayer d’atteindre le premier étage, qui est l’étage le plus élevé. Si nous avons déjà dépassé le troisième étage… c’est grâce à tes connaissances.”

Subaru : “Merci pour l’explication… Grâce à mes connaissances, tu dis ?”

Julius compléta les détails manquants. Malgré tout, pour Subaru, le contenu semblait bien peu crédible. Néanmoins, en réponse à la réaction de Subaru, Émilia reprit là où il s’était arrêté avec un “Ouais”.

Émilia : “C’est vraiment comme ça que ça s’est passé. Nous n’avons entendu que du charabia, mais tu as été capable de le résoudre tout seul Subaru… tu as été vraiiiiment incroyable.”

Subaru : “Hahaha, merci… Hey, plus personne ne dit “charabia” de nos jours.”

Émilia : “――――”

Subaru : “Est-ce que j’ai dit quelque chose de bizarre ?”

Bien que Subaru ait essayé de complimenter maladroitement Émilia, celle-ci resta silencieuse comme si quelque chose ne tournait pas rond chez elle. Pendant une fraction de seconde, il pouvait voir les traces d’une forte émotion dans ses yeux, mais il n’avait aucune idée de ce que cela signifiait.

En tout cas, il n’arrivait pas à les comprendre, comme s’il s’agissait de vaguelettes ondulant dans un étang.

Subaru : “Au fait, tu as dit que je m’étais effondré et que tu m’avais amené dans cette pièce herbeuse…”

Béatrice : “Cette salle est protégée par un Esprit spécial. Cet Esprit a le pouvoir de guérir les blessures des gens… C’est pourquoi nous y avons déposé Rem, en fait.”

Subaru : “D’accord, d’accord, pigé. C’est donc pour ça que vous m’avez aussi amené là-bas… Au fait, quelles sont les chances que j’aie perdu mes souvenirs à cause de cette salle ?”

Émilia : “Eh bien, umm…”

Subaru ferma l’un de ses yeux tandis qu’Émilia vacillait en réponse, semblant ne pas y avoir pensé.

Même si ce n’était qu’une intuition, concernant les intentions de cet Esprit ou quoi que ce soit d’autre, bien qu’elles soient inconnues, s’il prenait la forme d’une plante, alors il ne pouvait pas écarter le fait qu’il avait une nature cruelle.

Les fleurs étaient jolies et remplies de nectar sucré pour que les insectes transportent leur pollen. Mais elles pouvaient aussi être des plantes carnivores qui se camouflaient pour attraper les insectes et leur arracher la vie.

Il aurait pu aspirer ses souvenirs au lieu de le guérir――c’était une possibilité.

“Anastasia” : “C’est une idée assez saugrenue, mais j’en doute fortement. Dans ce cas, quelque chose de bizarre me serait arrivé en premier bien plus vite, vu que je suis restée dans cette pièce bien plus longtemps que toi.”

Subaru : “…Cette chose étrange n’a rien à voir avec le fait que le propriétaire du corps original ne se réveille pas ?”

“Anastasia” : “En ce qui concerne Ana, c’est arrivé avant que nous n’arrivions dans la Tour. Son état n’a rien à voir avec la Salle Verte. Et également, c’est exact… le dragon terrestre dans la salle ne t’a pas oublié, n’est-ce pas ?”

Subaru : “Hein ?”

“Anastasia” : “Ce dragon terrestre est terriblement attaché à toi. Supposons, pour les besoins de l’argumentation, que l’Esprit dans la pièce ait la mauvaise habitude d’aspirer les souvenirs des gens, ne penses-tu pas qu’elle t’aurait probablement ignoré ?”

Suite aux paroles d’Echidna, Subaru se souvint du dragon terrestre qui s’était blotti contre lui juste après qu’il se soit réveillé de sa torpeur.

Il est certain que ce dragon terrestre s’était montré extrêmement amical envers lui. Si la raison en était qu’elle avait été à l’origine son dragon terrestre, alors c’était tout à fait logique. Cependant, ce qu’elle avait mentionné l’avait également surpris.

Subaru : “Ce dragon terrestre est une femme… ?”

“Anastasia” : “Revenons au sujet. Les chances que cette pièce t’inflige une telle malveillance ne sont pas très élevées. En ce qui me concerne, c’est la salle dans laquelle tu t’es effondré qui pose le plus de problèmes. Vous avez tous dit qu’il était entré dans la Bibliothèque de Taygète, au troisième étage, pas vrai ?”

Émilia : “Ouais, c’est exact. Subaru s’est effondré sur le sol blanc, dans cette salle…”

Alors qu’elle réfléchissait à ce moment, Émilia serra fermement son propre poignet.

Émilia : “Je t’ai portée dans cette pièce dans la précipitation, puis j’ai essayé de prévenir tout le monde, mais…”

Béatrice : “Subaru s’est réveillé à ce moment-là et s’est retrouvé dans cet état, en fait. Il serait donc difficile d’imaginer que la Salle Verte ait fait ça, même au niveau temporel, je suppose… Ça s’est déroulé dans cette Bibliothèque, comme je le pensais.”

Si quelque chose s’était produit, alors cette Bibliothèque ou quoi qu’elle soit en était la source.

Il semblait qu’ils avaient atteint un consensus, mais Subaru ne comprenait pas vraiment. Peut-être parce qu’il avait du mal à imaginer quel genre de salle était cette section qu’ils appelaient Bibliothèque.

Subaru : “Euh, Taygète ? Quel genre de salle est cette Bibliothèque de Taygète ? Le nom me dit quelque chose…”

Julius : “Cette Bibliothèque est une pièce contenant les Livres des Morts.”

Subaru : “Les Livres des Morts… Hey, ça ressemble aussi à un truc de chuuni.”

(Note de Traduction : “Chuuni”, également connu sous le nom de “chuunibyou” (中二病), se traduit littéralement par “maladie du collège” ou “maladie de la deuxième année du collège”. Il s’agit d’un terme bien connu pour décrire les enfants du collège qui ont la folie des grandeurs, comme des pouvoirs spéciaux. Ce terme a même sa propre page Wikipédia en anglais ici.)

Mettant de côté son intérêt pour le nom “Taygète”, Subaru s’enfonça dans l’utilisation du terme “Livres des Morts”. Voyant sa réaction, Julius hocha brièvement la tête, puis continua à parler : “Nous n’avons pas de confirmation concrète…”,

Julius : “Mais dans cette Bibliothèque, il y a des myriades de livres portant les noms de personnes du monde entier qui sont maintenant décédées. Pour lire ces livres, il faut être habilité à le faire. C’est probablement le genre de chose où tu ne peux lire que les livres sur les personnes décédées avec lesquelles tu avais un lien.”

Subaru : “Encore de mauvais goût… Qu’est-ce qui est écrit dans ces livres ?”

Julius : “La vie du défunt en question, plus ou moins. Des pensées intenses traversent ton esprit, comme si elles étaient gravées à l’intérieur. Ce n’est vraiment pas une situation à laquelle on a envie de se confronter encore et encore, délibérément.”

L’explication de Julius avait un poids qui n’aurait pu être exprimé que par quelqu’un qui avait personnellement expérimenté cette sensation.

Pour Subaru, les souvenirs des morts n’étaient pas quelque chose qu’il souhaitait voir graver dans son esprit. Pour dire les choses franchement, il n’avait pas envie de subir ce genre de choc. Et puis, s’il s’était effondré dans une Bibliothèque où de telles expériences étaient possibles――

Subaru : “Est-ce que je lisais un de ces livres quand je me suis effondré ? Pas possible, alors est-ce que quelque chose comme ça aurait pu endommager mon esprit ?”

“Anastasia” : “Je ne peux pas complètement exclure cette possibilité. Sage, qu’en penses-tu ?”

Shaula : “…Peut-être t’adresses-tu à moiiii ?”

Tout en acquiesçant à la supposition de Subaru, Echidna se tourna vers Shaula avec un regard significatif dans ses yeux. En plus de ce regard significatif, Sage était une façon vraiment disproportionnée de se référer à elle.

S’il parlait sans retenue, Shaula aurait l’air d’être la chose la plus éloignée d’un Sage dans cette pièce.

Shaula : “Vous aurez beau le répéter, ma réponse ne changera pas ! Je ne sais rien de la Tour, à part ses rèèèègles ! On m’a juste dit d’être stricte avec les contrevenants. Peu importe ce que le Maître fait dans la Tour, je n’ai rien à voir avec ça !”

Subaru : “Je ne sais pas pourquoi Shaula m’appelle Maître, mais…”

Ram : “Sois soulagé. La réponse de Barusu est la même qu’avant la perte de ses souvenirs. Tu l’utilises sans rien dire parce que ça t’arrange… Tellement dégoûtant.”

Subaru : “Tu ne peux pas sauter sur une conclusion aussi commode !”

Face au regard de Shaula qui sans exagération démontrait un niveau d’affection MAX, Subaru ne pouvait s’empêcher d’exprimer sa perplexité

Bien sûr, il serait agréable de se rapprocher d’une beauté aussi glamour en y réfléchissant normalement, mais ne pas savoir d’où venait sa sympathie ne faisait que créer plus de confusion en lui.

De plus, cette affection et cette sympathie le mettaient étrangement mal à l’aise. C’était quelque chose de fondamentalement différent des sentiments sincères que lui témoignaient Émilia et Béatrice.

Bien qu’il ne sache pas encore si c’était un effet néfaste de la disparition de ses souvenirs.

Subaru : “En tout cas, la Bibliothèque que vous avez mentionnée semble suspecte. Si vous dites qu’il pourrait y avoir des indices pour retrouver mes souvenirs, alors je pense que ça vaut la peine d’y aller pour vérifier.”

Julius : “Oui, nous devrions. Notre situation est telle que même dans les meilleurs moments, nous avons eu un problème après l’autre. Les problèmes qui nous assaillent ont rarement été peu nombreux. De plus, avec de telles circonstances, tu dois honnêtement réaliser…”

Subaru : “Réaliser quoi ?”

Julius : “――À quel point tu faisais des efforts pour nous.”

L’œil toujours fermé, Subaru laissa échapper un petit grognement aux paroles de Julius. Son rire n’était pas dû à une gêne, mais était plutôt un rire tendu qui provenait du plus profond de ses sentiments. Ils le surestimaient vraiment. L’Armageddon devait être proche pour qu’ils se fient autant à Natsuki Subaru.

Les mauvaises choses vont par trois, et une fois de plus Subaru se rendit compte de la gêne qu’il représentait, une chose face à laquelle il avait détourné les yeux ; c’était comme s’il disait : “Tu es devenu un fardeau considérable”.

Subaru : “Quoi qu’il en soit, j’aimerais aller à la Bibliothèque après avoir fini de manger et si les souvenirs que j’ai perdus sont éparpillés là-bas, alors j’aimerais aller les chercher et les remettre dans mon esprit.”

Émilia : “Bon sang, c’est une drôle de façon de présenter les choses… C’est tellement à l’image de Subaru.”

Subaru : “Je suppose que la façon dont tu le dis n’est pas vraiment un compliment, pas vrai ?!”

Émilia adressa un petit sourire à Subaru, qui s’était senti déstabilisé, en disant cela. L’atmosphère autour de l’endroit se détendit un peu lorsqu’il reçut ces mots.

Ils avaient établi un programme et il semblait qu’ils avançaient un peu, dans le vrai sens du terme.

“Anastasia” : “Je suis désolée de vous interrompre dans une telle ambiance, mais il y a encore une chose que je voudrais demander à Natsuki-kun.”

Subaru : “Eh bien, tu peux poursuivre maintenant que tu en as dit autant. Qu’est-ce qu’il y a ?”

“Anastasia” : “Eh bien, il s’agit simplement d’une curiosité de ma part qui n’est pas du tout liée à tes souvenirs, ou à la capture de la Tour, mais malgré ça…”

Echidna commença à caresser ses cheveux ondulés, et avec un air adorable sur son visage, doublé d’une profonde intelligence dans ses yeux turquoise, elle demanda :

“Anastasia” : “Que signifie ce terme que tu évoques très souvent, “monde parallèle” ?”

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