02 — Sa façon d’offrir un accueil chaleureux

Bien que ce soit dit tardivement, la base du camp d’Émilia avait été déplacée vers la résidence principale du territoire Mathers, différente du manoir qui avait été réduit en cendres par le passé.
Cependant, la disposition du manoir ne différait pas de celle qu’il possédait par le passé, car il était structuré de manière familière ; le bâtiment principal était placé au centre, et les bâtiments des ailes ouest et est étaient établis à gauche et à droite. La configuration était également conçue de manière à ce que l’espace soit à peu près le même, de sorte qu’il était rare de s’y perdre.
Le seul problème tenait au fait qu’il était un peu trop similaire, rendant plus facile d’oublier que le village d’Arlam n’était plus situé à proximité. Il était arrivé à plusieurs reprises que Subaru se réveille énergiquement, cherchant à faire de la radio-gymnastique dans le village, puis, quelque part sur cette longue route, il réalisait qu’il ne savait pas de quel côté tourner.
(Note de Traduction : La radio-gymnastique est une gymnastique d’échauffement exécutée sur de la musique et sous la direction d’émissions de radio. Cette pratique est populaire au Japon.)
Béatrice le rattrapait alors en trombe, et elle était très en colère.
Quoi qu’il en soit, ils étaient arrivés au manoir Roswaal, avaient été accueillis par les mêmes vieilles Pétra et Ram, et étaient entrés dans le salon où Roswaal, le propriétaire du manoir, les attendait, mais――
Roswaal : “Ohhh~, soyez les bieeeenvenus~. C’est super que vous soyez reeeeentrés~ sains et saufs.”
Roswaal était assis sur le canapé et tapait dans ses mains, leur souhaitant la bienvenue pour leur retour. Subaru et Émilia furent surpris par réflexe devant l’accueil souriant de Roswaal.
Ils observèrent son sourire excessif et amical, puis ils se regardèrent mutuellement.
Subaru : “…Émilia-tan, il y avait quelque chose de bizarre dans la lettre ?”
Émilia : “J-je ne sais pas, d’accord ? De plus, ce n’est pas toi qui a été jusqu’à préparer un cadeau bizarre ? Parce que, tu sais, Subaru et Roswaal ont parfois des discussions secrètes, alors…”
Subaru : “P-pas du tout ! Et même si je prévoyais d’offrir un cadeau à Rozchi, je ferais preuve de ma gratitude habituelle et je consulterais Émilia-tan, Béatrice, Pétra, Frédérica, Patrasche, et peut-être même Ram pour m’aider à trouver un moyen de réduire la quantité de temps et d’argent nécessaire pour le cadeau.”
Béatrice : “Ce n’était que des noms de filles, je suppose.”
Subaru : “N’est-ce pas embarrassant pour moi de demander à des personnes comme Otto et Garfiel de me renseigner sur un cadeau d’un homme à un autre homme ?!”
Subaru avait répondu à Béatrice, mécontente, puis avait adressé un sourire en coin en réponse au regard méfiant d’Émilia.
Par ailleurs, il avait délibérément omis de mentionner le nom de Rem pour éviter d’inquiéter les autres, afin que personne ne se méprenne, et il s’en sentait coupable. De toute façon, Roswaal, qui assistait à l’échange, haussa les épaules.
Roswaal : “Queeeeelle~ réaction surprenante. Je m’inquiète pour votre sécurité, alors je me demande ce qu’il y a de bizarre dans le fait que je sois cooontent~ que vous soyez tous en sécurité. C’est naturel, non ?”
Émilia : “C’est vrai, mais… Roswaal, tu n’as pas vraiment montré cette facette de toi jusqu’à maintenant, alors…”
Roswaal : “Çaaaa~ veut dire que j’ai changé ma façon de penser au cours de l’aaaannée~ passée. Émilia-sama ne devrait-elle pas être ravie que je devienne coopératif ?”
Émilia : “Hmm, tu as raison.”
Émilia avait répondu au rejet effronté de Roswaal d’une manière typique de son caractère tolérant, acceptant son changement de mentalité. Il fit un signe de tête en direction Émilia, et rien que de la voir agiter ses paumes de mains d’avant en arrière rendait Subaru incapable de laisser les choses à ce niveau de confiance inadéquat, mais――
Béatrice : “Même si tu essayais de comprendre sa façon de penser, ce ne serait pas possible parce que c’est trop étrange, en fait. Subaru… Subaru est aussi un peu comme ça, mais il l’est davantage, je suppose.”
Subaru : “Tu es trop vague avec tes mots.”
Caressant la tête de Béatrice, qui semblait avoir choisi de mettre des mots vagues et séniles dans sa remarque, Subaru entra à présent dans le salon, à la suite d’Émilia.
Le joyeux Roswaal――ils étaient sceptiques à son sujet, mais étaient en quelque sorte conscients de son arrière-pensée. En réalité, il venait lui-même d’en parler il y a un instant.
Roswaal était très heureux que Subaru et Émilia soient revenus sains et saufs.
Maintenant que le Livre de la Sagesse n’était plus en sa possession, être aimable était la meilleure ligne de conduite pour mener à bien le dessein qu’il n’avait pas encore révélé. Son seul objectif était de faire en sorte que les actions de Subaru brisent les obstacles qui se dressaient sur son chemin.
Subaru : “Si tu le prends comme ça, alors c’est bien. Mais il serait utile que tu sois un peu plus coopératif.”
Roswaal : “Tu atteindras ton but avec ou sans mon aide. C’est pourquoi je pense que ma coopération est une partie inutile de ton pouvoir. Ce n’est vraiiiiment~ pas une relation égalitaire.”
Subaru : “J’ai l’impression de subir un arrangement dans un RPG où je ne peux pas utiliser un personnage de soutien normalement.”
C’était un arrangement où le personnage de soutien extrêmement puissant faisait tout sauf participer à la bataille.
Roswaal évitant de participer aux batailles ressemblait beaucoup à une telle condition ; dans son cas, il se divertissait de plus en plus tout en continuant à s’asseoir et à observer Subaru, quelqu’un qui croyait en son propre pouvoir de changer le destin avec sa capacité de Mort Réversible, qui prenait des mesures désespérées, qui continuait à s’enfoncer de plus en plus dans des situations difficiles.
C’était un homme rusé, ce qui donnait à Subaru l’envie de faire claquer sa langue.
Anastasia : “――N’est-il pas temps de nous présenter également ?”
Subaru : “Désolé de vous avoir fait attendre. Roswaal, ce sont nos invités. Permet-leur de s’asseoir.”
Roswaal : “Entendu. Néanmoins, ce sont des visages intéressants.”
La fille qui attendait dans le couloir avait parlé aux personnes qui discutaient à l’entrée. Subaru leur présenta de légères excuses, puis fit un geste de la main vers Roswaal, qui était assis sur le canapé, lui faisant signe de les laisser entrer.
Roswaal se leva et se rassit sur le fauteuil du chef dans un silence de mort, puis dirigea les deux invités vers le canapé des visiteurs. Subaru et les autres prirent lentement place sur le canapé qui faisait face à Roswaal.
Roswaal : “Bienvenue, vous venez de si loin. La dernière fois que nous nous sommes parlé en face à face comme ça, c’était à la Cérémonie de Reconnaissance.”
Anastasia : “C’est vrai. En outre, ce n’est pas comme si nous nous étions déjà parlé dans une vraie conversation auparavant… Ça ressemble essentiellement à la première fois que nous nous parlons.”
La Cérémonie de Reconnaissance qui avait été évoquée au cours de cette conversation était la reconnaissance officielle de l’élimination de la Baleine Blanche, accomplie par une combinaison du Camp d’Émilia, du Camp d’Anastasia et du Camp de Crusch, où ils avaient été évalués.
Comme la cérémonie à petite échelle avait été réalisée dans le Château Royal situé dans la Capitale Royale, naturellement, tous les membres disponibles immédiatement après la résolution des affaires du Sanctuaire avaient été présents, puisque les représentants de chaque camp devaient se réunir.
Il se souvenait parfaitement d’Otto au visage tendu et pâle, du château qui brillait dans les yeux de Garfiel, et de Roswaal qui avait nonchalamment décidé de participer, même après tous les ennuis qu’il leur avait fait subir. Un sacré bonhomme.
Il avait été nerveux, oui, mais Émilia n’avait pas été meilleure que lui en matière de nervosité et d’agitation. C’était logique, vu la façon dont elle avait été félicitée pour des réalisations dont elle n’avait même pas le souvenir.
Quoi qu’il en soit, c’était une rencontre du passé. Les salutations mutuelles avaient été effectuées de manière précipitée.
Et ainsi, la conversation passa immédiatement au sujet principal, un rapport sur la ville de Pristella――
Roswaal : “――Et comme le disait la lettre, Otto-kun et Garfiel se sont retirés à cause de leurs blessures. Je vois, je coooomprends~. Ces accomplissements sont vraiment prometteurs.”
Un soupir d’admiration s’échappa de Roswaal, après avoir entendu le rapport. Émilia haussa alors les sourcils et lança un “Hey” d’un ton légèrement sévère.
Émilia : “Ils étaient si gravement blessés qu’ils ne pouvaient même pas revenir. Et pourtant, tu le présentes toujours comme ça. Qu’est-ce que tu essaies de dire ?”
Roswaal : “Évitons de tirer des conclusions trooooop~ hâtives. Oui, il est déchirant qu’ils aient été blessés de la sorte, et oui, leur retrait forcé et temporaire n’est pas moins déchirant que leurs blessures. Toutefois, d’un autre côté, personne dans le camp n’a subi de dommages mortels. Si vous considérez les autres camps, et prenez en compte le fait que vous avez rencontré de multiples Archevêques du Péché… En effet, ce résultat est vraiment miraculeux.”
Émilia : “――――”
Roswaal : “Naturellement, les cicatrices causées par les Archevêques du Péché doivent être traitées rapidement, mais Émilia-sama et tous ceux qui se sont efforcés de protéger la ville ont fait de leur mieux pour que les dégâts soient limités au strict minimum. Je pense que vous devriez le reconnaître par vouuuus-même~.”
Émilia : “…Oh, merci.”
Avec le visage de quelqu’un qui n’avait pas été convaincu, Émilia lui adressa ses remerciements.
En réalité, ses mots auraient dû sonner comme un argument solide. Cependant, il était important de considérer l’impression que l’on avait de celui qui parlait. Subaru avait le sentiment qu’il était louche, et donc tous les autres avaient probablement pensé de même.
Roswaal : “Eh biiiien~, en mettant de côté la question de l’opinion des individus à mon égard, passons à autre chose――accessoirement, la personne qui a convoqué Émilia-sama à Pristella où un tel grabuge s’est produit était Anastasia-sama, n’est-ce pas… ? Qu’avez-vous à dire à ce sujet ?”
Anastasia : “C’est inexcusable qu’elle ait été entraînée dans ce brouhaha. Si vous voulez que je m’excuse, je le ferai correctement, car je suis mentalement préparée à le faire.”
Roswaal : “Et si vous inclinez sincèrement la tête, ça se terminera sans que vous ayez à rembourser une seule pièèèèce~… Oh, mais vous n’avez pas besoin de vous excuser auprès de moi. Émilia-sama a déjà refusé votre offre, c’est exact ?”
Émilia : “La faute ne devrait-elle pas être rejetée sur le Culte de la Sorcière s’ils sont à l’origine de ce désordre ? Anastasia ne devrait pas être responsable de quoi que ce soit, car elle nous a simplement invités. De plus, ce n’est pas comme si nous n’avions pas atteint les objectifs pour lesquels nous avons été convoqués à Pristella…”
Roswaal avait jeté un regard en coin, ce à quoi Émilia avait répondu en touchant le pendentif qu’elle portait au cou.
Une grande Pierre Magique toute neuve était attachée au pendentif. En ce moment même, un Grand Esprit en sommeil rapide attendait tranquillement son réveil. Obtenir ce cristal très pur, qui deviendrait l’Ancre de Puck――c’était l’objectif que le camp s’était fixé, et il avait été atteint.
Émilia : “De surcroît, n’est-il pas possible que le Culte de la Sorcière ait été repoussé simplement parce que nous étions là ? Si on y réfléchit de cette façon, ça devrait être vu comme l’accomplissement d’Anasta…”
Anastasia : “Penser de cette façon serait trop favorable à un autre camp, donc je vais t’arrêter là.”
Pour une raison quelconque, Anastasia était secourue par les mots d’optimisme d’Émilia.
Néanmoins, l’interrogation actuelle de Roswaal n’était qu’une tentative de garder les autres sous contrôle. En fait, il était plausible que la plupart des cibles du Culte de la Sorcière aient été amenées à Pristella par Subaru et compagnie. Si ceci devait être souligné, il ne faisait aucun doute que l’atmosphère deviendrait lourde à cause de la malveillance du Culte de la Sorcière.
Ainsi, il serait dans leur meilleur intérêt de consolider l’opinion, “Travaillons ensemble. Le Culte de la Sorcière se déchaîne !”.
Subaru : “Les trois autres camps sont déjà d’accord sur ce point. Un Archevêque du Péché a été tué, et un autre a été capturé… La vache, une chose arrive après l’autre avec le Culte de la Sorcière.”
Roswaal : “Leurs capacités d’organisation sont un peu douteuses. Dans leur cas, il s’agit d’un groupe de hors-la-loi qui n’a rien à voir avec des mots comme “coopération” et “unité”. Même si l’un d’entre eux était le dernier à rester debout après avoir perdu touuuus~ ses alliés, le moral de ce fou solitaire ne serait pas affecté le moins du monde.”
Subaru : “…Je suis d’accord sur ce point.”
L’opinion de Roswaal était la même que celle de Subaru, donc c’était probablement la bonne.
La soi-disant “organisation” du Culte de la Sorcière était maintenant plus une bande de fous qu’une véritable organisation. Ils ne pouvaient pas se résoudre à être naïfs maintenant qu’ils étaient convaincus de leur manque d’organisation ; ils ne seraient plus dociles à partir de maintenant, c’était aussi simple que cela.
La brutalité de la Gourmandise et de la Luxure ne serait jamais arrêtée.
Subaru : “C’est pourquoi nous devons trouver un moyen de leur résister. La prochaine chose dont je vais parler est liée à ça.”
Roswaal : “…Entrer en contact avec le Sage Shaula, hmm~.”
Subaru : “Je sais que ça ne va pas être facile. Mais il n’y a pas d’autre choix que d’essayer tant que nous ne pouvons pas trouver d’autres mesures. Enfin un être omnipotent et omniscient… Ou plutôt, disons omniscient. Si le Sage est vraiment comme ça, il n’y a pas de mal à essayer de parler à la personne, non ?”
Roswaal : “Cepeeeendant~, tous ceux qui ont essayé de le faire au cours des dernières centaines d’années ont fini par le payer de leur viiiie~.”
Il avait présenté cette connaissance commune, et c’était certainement une vision inquiétante de la situation. Toutefois, ils avaient quelque chose sous le coude pour cette raison.
Lorsque Subaru échangea un regard avec elle, Anastasia répondit d’un geste de reconnaissance léger du menton. Puis,
Anastasia : “C’est là que j’interviens. Par chance, j’ai obtenu la possibilité de nous rendre à la Tour de guet du Sage en toute sécurité. Il n’y a donc aucune raison de s’inquiéter de se perdre. Est-ce que ça calme vos inquiétudes ?”
Roswaal : “Eh bien, dois-je vraiment croire vos paroles sous prétexte que~… ? Tout d’abord, si vous possédez cette méthode, nombreuses sont les personnes qui paieraient une grande somme pour l’obtenir. Alors pourquoi êtes-vous la seule à la connaître ?”
Anastasia : “L’argent est certainement important pour moi, en tant que marchande――cependant, il y a des choses dans ce monde que l’argent ne peut remplacer. Ceci est l’une de ces choses.”
La main sur sa fine poitrine, Anastasia――Eridna proclama cela pompeusment.
Malgré le fait qu’elle se faisait passer pour Anastasia, ses mots avaient un pouvoir merveilleux, un pouvoir qui étonnait même Subaru, qui était conscient qu’il ne s’agissait pas de sa véritable identité à ce moment-là.
Face à cette Anastasia, Roswaal répondit en fermant un de ses yeux. Il la regarda pendant un bref moment avec un seul œil jaune,
Roswaal : “Ohhh~ là là~. C’est pourquoi il est difficile de traiter avec ceux qui savent à la fois se battre et parier. De plus, je suis sûr qu’Émilia-sama a déjà donné son accord, de toute faaaaçon~.”
Émilia : “Je suis désolée de prendre ces décisions toute seule, d’accord ?”
Roswaal : “Mais vous n’arrêterez pas de prendre ces décisions de votre propre chef. Toutefois, c’est très bien. Vous osez poursuivre en choisissant ce chemin épineux. C’est là aussi qu’il entre en jeu.”
Roswaal rétorqua cela à demi-mot, bien qu’il s’intéressait à la manière dont ils allaient y parvenir.
La hauteur de l’obstacle que Subaru devait franchir serait d’autant plus grande en fonction de la difficulté de la route qu’Émilia avait choisie. Et ce, parce qu’il était maintenant l’espoir qui remplaçait le Livre de la Sagesse aux yeux de Roswaal.
Subaru : “Quoi qu’il en soit, selon les informations d’Anastasia, nous allons être confrontés à une sorte de désert. Bien que ça prenne quelques jours.”
Julius : “Ce n’est pas “une sorte de désert”, ce sont les Dunes de Sable d’Augria. On t’a corrigé cette erreur tellement de fois jusqu’à présent, alors pourquoi ne pas te dépêcher de t’en souvenir avec précision ?”
Julius présenta sa propre contribution en laissant échapper un soupir en réaction à la mémoire vague de Subaru.
La personne qui avait observé silencieusement en étant assise sur le canapé à côté d’Anastasia, dirigea son regard intellectuel vers Roswaal, et continua,
Julius : “Je comprends que ce soit une proposition très difficile à accepter pour Roswaal-sama. Néanmoins, dans la ville de Pristella, il reste beaucoup de personnes qui ont été exposées à la barbarie du Culte de la Sorcière, et le nombre de personnes qui sont encore blessées mentalement et physiquement est vaste. Si nous pouvions d’une manière ou d’une autre entreprendre une action qui pourrait représenter un salut, alors je souhaiterais avoir la permission de le faire.”
Roswaal : “Vous avez une façon trèèès~ gracieuse de manier les mots. Il semblerait que vous soyez doté de capacités extraordinaires… Mais ça n’a aucun sens car je n’en ai aucun souvenir. Ce qui implique ceci. N’eeeeest-ce pas~ ?”
Julius : “――――”
Roswaal avait compris la situation grâce à ses souvenirs inexistants de la personne de Julius. Le regard de Julius se baissa, et Roswaal posa son menton sur la main du bras qu’il avait positionné sur l’accoudoir.
Puis desserrant les lèvres avec un air de gaieté, il――
Roswaal : “Vous avez été oublié par tout le monde à cause de l’Autorité de la Gourmandise. Vous avez l’impression d’avoir été abandonné par le monde. Afin de sortir de l’impasse dans laquelle vous vous trouvez, vous cherchez à poursuivre la mince quantité d’espoir qu’est le Sage Shaula. Vous n’avez pas besoin de vous justifier en disant que c’est pour le bien de tous les autres, vous saaaaavez~.”
Julius : “――Kh. En aucun cas je ne fais ça pour des raisons égoïstes !”
Roswaal : “Je ne vous blââââme pas~. C’est en fait une chose naturelle, et donc, je trouve cette façon d’être préférable. En règle générale, on se bat bien plus désespérément pour soi-même que pour autrui. Même si, au final, d’autres sont sauvés, il n’y a aucune raison de nier le fait que, dans ce processus, on se sauve soi-même, et qu’on en tire satisfaction, accomplissement… voire un sentiment de supériorité.”
Le visage de Julius se raidit alors que Roswaal continuait à lui asséner mot sur mot.
Sous son maquillage de clown, le sourire sur son visage devenait encore plus profond.
Roswaal : “Et plus encore, si vous vous sauvez vous-même, alors il y a de fortes chances que d’autres personnes soient également sauvées. Vous avez même une cause juste sur laquelle agir, alors vous n’avez pas besoin d’éprouver la moindre culpabilité, n’eeeest-ce pas~ ?”
Julius : “Je…”
Anastasia : “――Margrave Mathers, puis-je vous demander de vous arrêter là ?”
Anastasia retint Julius avec sa voix, prenant sa place dans la confrontation avec Roswaal. Elle laissa échapper un élégant sourire, avant d’incliner sa jolie tête. Et puis,
Anastasia : “Je n’ai pas non plus de souvenirs de lui, mais… quand bien même, ce garçon semble être mon Chevalier. C’est pourquoi ça ne me semble pas très agréable de le voir se faire malmener sans pouvoir rien faire.”
Roswaal : “Vous dites que le lien entre un maître et un serviteur existe toujours entre vous deux, même s’il a disparu de vos souvenirs… ?”
Anastasia : “Je me le demande. Je n’en suis pas très sûre non plus. Bien qu’il m’ait semblé naturel et agréable que Julius s’occupe de moi au cours du voyage… De plus――”
Anastasia leva doucement le doigt, pointa en direction du canapé qui lui faisait face et,
Anastasia : “Je veux vous empêcher de déchirer votre camp si vous continuez à agir ainsi, d’accord ?”
Roswaal : “――Eh bien, eh bien…”
En réponse à la remarque d’Anastasia――il jeta un coup d’œil à Subaru, qui était au bord de l’éruption, puis haussa promptement les épaules. Subaru était sur le point de crier. Naturellement, Émilia et Béatrice étaient également sur le point de le faire.
Levant les deux mains en signe de reddition, Roswaal fit sa déclaration.
Roswaal : “D’accord, d’accord. Je suis désolé pour tout ça. Maaaalgré tout~, je pense que je ne faisais que souligner la possibilité d’un certain aspect.”
Subaru : “Ce n’était pas nécessaire. Il faut vraiment que tu arrêtes de déconner.”
Roswaal : “Était-ce le cas ? Tu rencontreras très probablement des individus qui ne se soucient pas du nombre de personnes qui bénéficieront du résultat, et des camarades méfiants qui te rabaisseront avec des plaintes abusives. Tu ne semblais pas conscient de cette possibilité, alors j’ai pensé devoir te conseiller de l’aaaanticiper~.”
Ne pas le faire pour le bien d’autrui, mais pour le sien.
En fait, Subaru avait déjà expérimenté le fait d’être réprimandé pour de telles actions, ce qui demeurait une plaie douloureuse.
Autrefois, au Château Royal, Subaru s’était vu répondre par Émilia que tout ce qu’il avait fait pour elle n’était, en réalité, que pour lui-même. La douleur ressentie ce jour-là était difficile à oublier, et, au bout du compte, c’était sans doute vrai.
Mais que cela ait été vrai ou non, le dire dans l’intention de blesser était une chose qui arriverait toujours. Et pourtant, cela ne signifiait pas pour autant que――
Subaru : “Ce n’est pas comme si son sentiment d’accomplissement diminuait en fonction du nombre de personnes qui approuvaient ses actions. Tu crois vraiment que ce type est comme ça ? Ne te fous pas de moi.”
Roswaal : “On ne peut rien y faire, paaaaas vrai~ ? Parce que contrairement à toi, je ne connais pas sa personnaaaalité~. …Cela dit, ta relation avec lui ne ressemble pas à celle qu’une personne pourrait avoir après quelques jours de voyage.”
Roswaal se tourna vers Subaru, qui était sur le point de perdre son sang-froid. À cet instant, les yeux de Roswaal, bordés de ses longs cils, s’assombrirent d’un sentiment de tragédie. Puis,
Roswaal : “Ça signifie que tu es le seul à te souvenir à nouveau. Tout comme dans le cas de Rem.”
Subaru : “Drôle de karma, ouais.”
Roswaal : “C’est la preuve que ton existence est spéciale. Tu devrais en prendre soin. Tu devrais la chéééérir~――beaucoup de personne aimeraient posséder quelque chose comme ça, sans jamais pouvoir l’obtenir.”
La fin de sa réflexion fut trop basse pour être clairement entendue par quiconque d’autre que Roswaal lui-même.
Subaru jugea inutile d’insister : même en le pressant de questions, il n’en tirerait rien. L’essentiel avait été dit.
La prochaine étape était――
Subaru : “Comme le disait la lettre, la Salle de Confinement et…”
Roswaal : “Et tu comptes emmener avec toi la Beauté Endormie, oui. Voilà une décision audacieuse. Alors que tu refusais catégoriquement de la toucher jusqu’à présent.”
Subaru : “On pourrait trouver un moyen de la réveiller, alors je vais essayer. N’est-ce pas une évidence ?”
Roswaal : “Ce qui m’a surpris, c’est que tu choisisses de tenter cette méthode sur cette fille en premier. Tu te donnes des airs d’égoïste invétéré, mais dans les faits, tu es terriblement porté à l’autopunition. Au fond de toi, quelque part dans un coin de ton esprit, tu ne penses pas que ce soit toi qui doive être sauvé en premier, n’est-ce pas ?”
Subaru : “――――”
Il avait fait mouche, et par réflexe, Subaru sombra dans le silence.
Depuis qu’ils avaient commencé leur voyage vers la Tour de guet des Pléiades et jusqu’au moment où ils étaient arrivés au manoir, Subaru s’était constamment demandé si le fait d’emmener Rem comme l’une des victimes de la Gourmandise était vraiment la bonne approche.
Bien sûr, il n’était pas opposé à l’idée de réveiller Rem, pas du tout. S’il y avait une possibilité qu’elle se réveille, il souhaitait qu’elle se réveille le plus vite possible, même si ce n’était que pour un jour, même si ce n’était que pour une seule seconde.
Mais la question de savoir si Natsuki Subaru devait être sauvé par ce moyen était tout autre
Tous ces individus dans la ville de Pristella souffraient du même genre de dommages que Rem. Une situation où ceux qui dormaient n’étaient pas pris en compte par leurs propres familles, qui ignoraient que leur existence avait été volée.
Plus Subaru y songeait, plus il ressentait le percement d’un étrange coin de son cœur.
La culpabilité d’être sauvé avant tant d’autres. C’est pourquoi il avait hésité cette fois-ci à emmener Rem, mais――
??? : “J’ai déjà convaincu Subaru, donc il n’y a pas de problème.”
Roswaal : “…Eh bien eh bien, c’est assez surprenant.”
À la place de Subaru, silencieux et accablé, la personne qui avait répondu à Roswaal était Émilia.
Tournant son regard vers Émilia, dont la poitrine était gonflée de fierté, Roswaal ferma un de ses yeux avec perplexité,
Roswaal : “Pardonnez-moi de le dire ainsi, mais son réveil n’est-il pas gênant pour vous, Émilia-sama ? Subaru-kun a des sentiments forts pour cette fille, peu importe la façon dont vous le voyez. Selon les circonstances, ils pourraient même rivaliser avec ceux qu’il a pour vous…”
Émilia : “Oui, je pense que c’est vrai. Si Rem se réveille, Subaru va sûrement passer tout son temps avec elle pendant un moment, et peut-être que moi, je deviendrai secondaire à ses yeux.”
Subaru : “Non, en aucun cas ça…”
N’arrivera. Ça n’arrivera pas.
Ses sentiments envers Émilia n’avaient jamais faibli, et il avait juré qu’ils ne diminueraient jamais.
Néanmoins, une autre partie de lui possédait des sentiments intenses pour Rem. C’était un fait, et comme Émilia l’avait dit, si elle se réveillait, il serait inévitablement accaparé par elle.
Toutefois, Émilia se tourna vers Subaru avec un “Ça me va”, puis reprit ses paroles,
Émilia : “Et si jamais Subaru finit par me tourner le dos à cause de ça, alors je ferai simplement de mon mieux pour qu’il se tourne à nouveau vers moi. Maintenant, imaginer un monde sans Subaru me poserait vraiment problème. Alors, peu importe à quel point Rem est adorable et à quel point il pourrait être absorbé par elle, je ferai en sorte qu’il vienne aussi vers moi.”
Subaru : “Eh ? Émilia-tan ?!”
Émilia : “C’est ma résolution et c’est ce que j’ai décidé. Et puis, personne n’ira reprocher à Subaru d’avoir été sauvé――donc tout va bien. Réveillons Rem.”
Émilia avait soutenu la décision de Subaru avec des mots forts.
Ces mots sonnaient un peu comme une confession. Cela étonna Subaru et fit trembler ses genoux. En de nombreuses occasions, Émilia lui avait dit des choses qui ressemblaient à de l’affection. C’était en effet arrivé, mais à aucun moment elle n’avait dépassé le niveau de l’affection profonde――
Émilia : “Moi, Rem, Béatrice, Pétra, Patrasche, Otto-kun, Garfiel, nous voulons tous que tu sois vraiiiiment vraiiiiment heureux !”
Subaru : “Bien que tu aies mélangé un dragon terrestre et des hommes dans la dernière partie de ta déclaration.”
Elle avait aussi mélangé une loli au milieu.
Quoi qu’il en soit, il l’accepta, puis Béatrice, qui était assise à côté de lui, lui donna un coup d’épaule. Un “Oh, eh” s’échappa des lèvres de Subaru, regardant sur le côté juste après. Béatrice avait son habituel regard indigné sur le visage.
Béatrice : “Ce n’est pas comme si j’allais me plaindre de la tendance de Subaru à s’amuser avec des filles… Mais une de ses mains devrait toujours être libre, je suppose. C’est le privilège exclusif de Betty, en fait.”
Subaru : “…Tu es ridiculement mignonne.”
Béatrice : “C’est une évidence, je suppose. Le charme de Betty résonne jusqu’aux dieux du ciel et de la terre, en fait.”
Il n’allait pas jusqu’à se soucier de ce que les dieux du ciel et de la terre pensaient de la question, mais cela résonna dans le cœur de Subaru.
Soutenu par Émilia et Béatrice, Subaru s’efforcerait de réveiller Rem.
――Il n’hésitait plus à le faire.
Subaru : “Ainsi soit-il, Roswaal. Désolé d’avoir été tant aimé. Rem va être emmenée ailleurs.”
Roswaal : “Tu vas juste surprendre Émilia-sama et Béatrice-sama en les faisant passer pour des substituts. C’est bon, fais ce que tu veux. Je n’avais pas prévu de t’arrêter de toute faaaaaçon~.”
Subaru : “D’accord, alors qu’en est-il du discours de tout à l’heure ?”
Roswaal : “Je me sentais concerné et je voulais juste m’assurer que tu comprenais la signification de ces actions. J’ai également blessé ton incroyable Chevalier sans nom, alors je m’excuse.”
Subaru : “C’est bon.”
Roswaal avait parlé d’une manière qui ressemblait à du badinage jusqu’à la fin. Julius, quant à lui, inspira légèrement et échangea tour à tour des regards avec Anastasia et Subaru,
Julius : “Je suis Julius Juukulius. Ça demeure seulement dans sa mémoire pour l’instant, mais je suis un Garde Royal du Royaume de Lugnica. Je ne suis pas inepte au point que mon coeur serait perturbé par quelque chose de ce calibre.”
Il avait fait sa déclaration de cette manière, un travail splendide pour écarter le harcèlement du mage maléfique.
Subaru : “…Pas très convaincant.”
Julius : “De quel côté es-tu, au juste ? J’ai l’impression d’avoir été poignardé dans le dos à l’instant.”
Il s’était faufilé dans sa dernière déclaration juste après que leur conversation ait été amenée à sa conclusion.
La conversation avait pris fin, et Subaru et les autres avaient quitté le salon.
Ils se dirigeaient vers la Salle de Confinement qui se trouvait dans l’aile est du manoir. Là-bas, ils allaient entrer en contact avec une personne qui était peut-être l’un des facteurs clés pour atteindre les Dunes de Sable d’Augria.
Un an plus tôt approximativement, une personne avait été emmenée lors de la migration des résidents du manoir et avait été gardée dans la Salle de Confinement depuis lors.
Ce n’était vraiment pas le genre de fréquentation avec laquelle on souhaitait entrer en contact, et ce n’était pas vraiment sans danger de le faire, mais――
Roswaal : “Je me demande vraiment quel genre de résultats ils vont apporter. En me faisant avoir ce genre d’attentes, je me demaaaaande~ s’ils ne m’ont pas déjàààà~ influencé.”
Roswaal reposa le poids de son dos sur le canapé, s’y enfonçant de plus en plus alors que ces mots s’échappaient de lui.
Il restait une personne dans le salon. Le sorcier repensa au souvenir persistant de la discussion précédente, eut quelqu’un en tête, et laissa échapper un léger rire. Puis,
Roswaal : “Ça veut dire que je deviens aussi un de ses adhérents préférés ? Qu’en penses-tu ?”
Béatrice : “…Je me disais justement que tu allais sortir quelque chose de répugnant, en fait. Dans ton cas, comme ce n’est pas forcément une plaisanterie, ça ne peut qu’être effrayant, je suppose.”
Roswaal : “Tout de même, je n’ai pas l’intention d’aller le séduire avec ceeee corps-ci. Je ne suis pas à ce point dénué de retenue.”
Béatrice : “Tu as déjà été une femme, en fait. Betty va donc rester sur ses gardes, je suppose.”
Roswaal afficha un sourire de plus en plus joyeux, puis la petite fille qui avait répondu à sa déclaration――Béatrice, commença à jouer avec ses propres cheveux en les tirant, tout en gardant une expression composée.
C’était peut-être parce qu’elle s’ennuyait, ou peut-être était-ce une habitude qu’elle prenait quand elle commençait à être irritée.
Roswaal : “Subaru-kun et les autres vont aller dans la Salle de Confinement, tu sais ? Tu ne crois pas que c’est dangereux sans toi àààà~ ses côtés ?”
Béatrice : “Un chien errant auquel on a arraché les crocs est moins gênant qu’un chien de compagnie qui les aiguise, en fait. Voilà pourquoi je me suis dit que je ferais bien de mettre les points sur les i, je suppose.”
Roswaal : “Me qualifier de chien de compagnie est vraiment cruel. Mais être le chien du Professeur serait quelque chose que je désirerais ardemment.”
Béatrice : “Tu es un pervers irrécupérable. …Roswaal, évite de trop mettre Subaru à l’épreuve. Les stimulations inutiles, Betty ne les tolérera pas, je suppose.”
Roswaal laissa échapper un sourire contenant un soupçon d’obscénité, et fut réprimandé comme il se devait par Béatrice et son visage amer. Roswaal retira son sourire par la suite, et comme toujours, il ferma un seul œil――son œil bleu, retournant le regard de Béatrice uniquement avec son œil jaune.
Roswaal : “Toi et moi voyons les choses différemment. Contrairement à toi qui vas où le vent te porte, je suis d’une fidélité absolue.”
Béatrice : “Et vu que tu n’as même pas effleuré Mère, je suppose que Betty, qui peut tenir la main de Subaru, est plusieurs centaines de fois meilleure que ça, je suppose.”
Roswaal : “Eh bien, tu as appris à réééépliquer. Toi qui te donnais des airs de Gardienne de la Bibliothèque Interdite, je te souhaite, au minimum, d’êêêêtre heureuse.”
Béatrice : “C’est bien normal, en fait. Et c’est pour ça que je me permettrai également d’agir pour protéger ce bonheur, je suppose.”
Roswaal, toujours assis sur le canapé, et Béatrice debout juste devant lui ; leur champ de vision étant à la même hauteur, des étincelles fusèrent dans toutes les directions. Roswaal plissa les yeux, comme pour sonder le cœur de cette fille aux yeux ronds, et,
Roswaal : “Avec la mort d’un des Archevêques du Péché, un deuxième a dû pénétrer dans Subaru-kun.”
Béatrice : “…Il devrait y avoir d’autres candidats que Subaru, en fait.”
Roswaal : “Mais aucun n’est aussi proche, ni aussi compatible que lui. Entre celui qui ne fait qu’effleurer et celui qui se superpose, le choix est évident. Cesse donc ces faux-semblants inutiles.”
Béatrice : “――Je ne te laisserai pas en dire davantage, je suppose.”
Béatrice répondit à l’argument de Roswaal d’une voix enrobée d’une détermination qu’elle avait jusqu’alors cachée.
Elle s’agrippa fermement à la manche de son bras, puis lança un regard furieux à Roswaal.
Béatrice : “Betty appartient à Subaru, en fait. Donc, Subaru restera Subaru, je suppose.”
Roswaal : “Je ne veux pas entraver teeees~ efforts. Plus leur nombre est faible, plus c’est pratique pour moi. C’est touuuut~.”
Béatrice : “――Tch.”
À la fin, Béatrice envoya un regard cinglant à Roswaal et se dirigea vers la porte.
C’était la fin de la discussion.
Roswaal : “Béatrice.”
Roswaal interpella la jeune fille par derrière alors qu’elle s’éloignait.
Béatrice s’arrêta de marcher, mais ne se retourna pas.
Roswaal : “Je veux que tu sois heureuse, du moins beaucoup plus que les autres. Tu es… comme une petite soeur pour moi, c’est pour ça.”
Béatrice : “――C’est une façon de parler qui donne la chair de poule, en fait. Et encore, ce n’est pas au niveau de Mère, je suppose.”
Roswaal : “N’est-ce pas ce qu’eeeest~ l’amour ?”
Il n’y eut pas de réfutation.
Il y eut simplement le son de la porte qui s’ouvrait et se fermait, résonnant silencieusement dans le salon.
Et après cela, il n’y eut plus aucun bruit.

