Re:Zero Lore FR
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Web Novel • Arc 04

01Avènement

Artiste du fan-art : かず

ANNEXE – « Avènement »

――Des bruits de pas résonnaient dans la chambre froide et sombre.

Pas une once de lumière n’entrait dans l’espace, ce qui rendait le chemin équivalent à une charge à travers l’obscurité ou l’ombre.

Mais les pas retentissaient sans hésitation, traversant la chambre rance d’une démarche désinvolte. Avec une telle aisance qu’ils pourraient tout aussi bien traverser leur propre chambre.

??? : “――――”

De l’eau gouttait. Des insectes se tortillaient.

La boue et le gravier crissaient sous ses pieds. Cet endroit n’inspirait que de l’inconfort, mais la silhouette n’émettait pas le moindre murmure de mécontentement.

Des hordes d’insectes se frayaient un chemin en fuyant la silhouette, leur forteresse dérangée. De l’eau coulait sur ses pieds, la douce pente descendante la guidant dans sa marche.

Finalement, la silhouette s’arrêta, ses longs cheveux flottant derrière elle tandis qu’elle levait les yeux.

Comme avant, il n’y avait pas de lumière. Mais ses yeux brillaient d’une lueur appelée conviction.

Des lumières tamisées dansaient tandis que le vent fouettait les pieds de la silhouette.

Ses longs cheveux roses et sa robe à manches longues flottaient dans la brise. À ses pieds, à l’endroit d’où soufflait le vent, un cercle se dessina sur le sol.

??? : “L’algorithme de démarrage fonctionne donc toujours.”

Avec ce murmure, la silhouette au sommet du cercle lumineux, la fille, se mit à léviter.

Elle s’éleva comme sur un plancher invisible, se précipitant vers le toit de l’obscurité. À cet instant, comme si elle avait traversé la roche, la jeune fille fut projetée à l’extérieur.

La lumière du soleil lui brûla les yeux. La fille ferma ses paupières.

Il lui fallut exactement dix secondes pour rouvrir les yeux. Les rayons du soleil transpercèrent ses paupières et pénétrèrent dans ses globes oculaires. Par rébellion et par impatience, elle garda les yeux grands ouverts.

――Ce qu’elle vit, c’était le soleil qui se levait à nouveau.

Fille : “…C’est beaucoup moins émouvant que ce à quoi je m’attendais.”

Face à la lumière du jour, la fille pencha la tête.

En effet, pas une once d’émotion n’était apparue dans ses yeux apathiques. Après tout ce temps passé sous un faux soleil, elle avait espéré que revoir le vrai la toucherait, mais le résultat n’était pas au rendez-vous.

Fille : “Quoi qu’il en soit, j’ai quitté la barrière en toute sécurité. Ce qui veut dire que cette chose a réussi à défaire l’Épreuve, ce qui est frustrant. Je vais la remercier pour ça, et rien d’autre.”

Si ce n’était pas arrivé, il aurait été excessivement difficile de quitter le Sanctuaire. Elle se serait fait prendre à son propre jeu. Lorsqu’elle repensa à la fille qui s’était occupée de ce désordre, elle sentit germer dans son cœur quelque chose qui ressemblait à du mécontentement.

Fille : “Eh bien, ça n’a pas d’importance. Je ne peux pas être trop téméraire dans ce corps, et je pourrais tout aussi bien me promener un peu pour combler les vides.”

La jeune fille ouvrit et ferma ses mains, vérifiant l’état de son corps.

Des doubles d’un corps géniteur servant de réceptacle et une âme absorbée de même nature. Elle y avait adapté son âme et s’y était ancrée, mais la familiarisation prendrait du temps.

Fille : “Il m’a déjà donné un nom, après tout. Je pense que je vais m’appeler Oméga.”

Elle sourit en foulant l’herbe, se faufilant entre les arbres pour sortir de la forêt.

Le voyage était quelque peu éprouvant pour les jambes de la jeune fille, mais ce n’était pas important. La fatigue et la douleur prouvaient que son âme et son corps étaient liés. Elle devait profiter de la vie qu’elle avait perdue depuis longtemps, abondamment.

Oméga : “Béatrice a quitté la Bibliothèque Interdite et Roswaal a perdu son Évangile. Cependant, compte tenu de l’homme qui a empoché les restes brûlés et de la rage persistante de Garfiel, le feu couve toujours. Comment fera-t-il face à ce qui l’attend ? Peut-être veillerai-je sur lui, dans l’ombre et au soleil.”

Excluant volontairement la fille qui l’agaçait, elle commença à marcher.

Il y avait un monde vers lequel elle allait. Ce qui ne l’ennuyait jamais, en abondance, assouvissait sans cesse sa curiosité, une montagne de trésors pour la défunte Incarnation de la Soif de Connaissance.

Oméga : “Si je suis comme ça, peut-être qu’un jour je comprendrai.”

Sur son chemin, la fille aperçut un cercle de fleurs et sourit. Elle cueillit un pétale de fleur, en huma le parfum et le mit dans sa bouche.

Même les belles fleurs fanaient. Pourquoi les fleurs devaient-elles faner ?

Même les beaux souvenirs partagés entre les individus étaient-ils destinés à s’estomper ?

Oméga : “――Ahh, pourquoi l’amour doit-il se ternir ?”

En marmonnant cela, avec ses longs cheveux roses qui se balançaient, la jeune fille s’avança.

Une fois de plus, la Sorcière avait été relâchée dans le monde.


-=Fin de l’Annexe=–

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