13 — Fin et commencement
Arc 1 — Chapitre 13 : Fin et commencement
Subaru: “Abandonnez donc! Il y a une limite à l’incorrigibilité!” Subaru en avait assez de voir ces types et donna un coup de pied au sol par frustration. C’était leur troisième rencontre, et c’était à nouveau un trois contre un dans une ruelle. Malgré l’échec de leur première et deuxième tentative, ils avaient continué à le poursuivre, il était vraiment surpris par cette ténacité. Si la situation n’était pas ce qu’elle était, il aurait même pu les applaudir. Subaru: “Je n’ai pas le temps pour vous. Je vous affronterai quand les choses se seront calmées, alors dégagez de mon chemin.” Il était un peu mal à l’aise, mais il avait réussi à les battre en solitaire la dernière fois, alors il garda son calme. S’il les intimidait un peu, il y aurait probablement une ouverture. C’était ce qu’il attendait, mais, Bandit: “S’écarter de son chemin, hein? Et puis quoi encore?” Bandit: “Je n’aime pas son attitude, pas du tout. On dirait qu’il ne comprend pas qui va donner les ordres ici.” Subaru: “Vous avez pathétiquement perdu à trois contre un, pourquoi vous essayez encore de jouer les durs bordel…? Même le plus triste des perdants montrerait plus de honte.” Pour être honnête, Subaru ne pouvait pas s’empêcher de se sentir lui-même comme un mauvais perdant
en ce moment-même. En d’autres termes, cet endroit s’était transformé en un rassemblement de perdants. Subaru: “C’est bien trop négatif! Je pensais être un personnage plus optimiste!” Bandit: “Ça craint, il est complètement dérangé dans sa tête. On a décidé de le cibler à cause de sa tenue bizarre, mais peut-être que c’est…” Les hommes se mirent à se parler, visiblement agacés par son monologue bruyant. Celui qui avait les mains vides et celui qui portait le nata semblait se désintéresser de Subaru, mais la plus grande menace, celle qui portait le couteau, avait toujours un regard aiguisé. Ses yeux semblaient avoir renoncé à sa valeur de portefeuille, mais un autre désir sombre vacillait cruellement en eux. Le regard de l’homme fit marmonner Subaru: “Ça pourrait être dangereux”. Après les avoir affrontés à deux reprises, Subaru avait conclu que l’homme au couteau était le plus gênant d’entre eux. En plus de sa létalité, il était aussi celui qui avait le tempérament le plus rapide. Sans même parler d’un combat, il serait sage d’éviter de s’approcher. Subaru: “Compris. Je ne résisterai pas. Exposez simplement vos exigences.” Subaru déclara cela en levant les mains, soulignant qu’il n’avait pas l’intention de les combattre. Il avait complètement abandonné son attitude confiante, et était plutôt passé à une attitude de conformité. La raison étant qu’il avait décidé de donner la priorité à la sortie de ce lieu, et qu’il voulait garder l’homme au couteau calme. Il avait jugé que certaines blessures ne pouvaient être évitées et qu’il valait mieux partir d’ici pour l’instant. ――Il y avait aussi la fâcheuse possibilité qu’ils chercheraient à se venger et qu’ils le réduiraient en bouillie.
Si les choses semblaient aller dans ce sens, il s’enfuirait avec tout ce qu’il avait avant qu’ils n’aient l’occasion de le poignarder. S’il parvenait à se rendre dans la rue principale, ils ne pourraient probablement rien faire de flagrant. Alors que Subaru élaborait avec vigilance des plans pour assurer sa sécurité, l’attitude des hommes à son égard se détendit. Ils parlaient comme pour se moquer de sa lâcheté, car il était prêt à accepter leurs exigences, Bandit: “Allez, si tu avais si peur que ça, tu aurais dû le dire dès le début.” Bandit: “Espèce de bâtard. Tu parles beaucoup pour une poule mouillée.” Bandit: “C’est pas génial? Vous l’avez entendu dire qu’il ne ferait rien, non? Quel lâche.” Leurs paroles l’agaçaient, mais Subaru força un sourire et les fit rire. Il trouva une certaine satisfaction à les nommer “Ton, Chin et Kan” dans son esprit. (Note de Traduction: Tonchinkan = idiot, sans importance.) Subaru: “Eh bien, juste pour savoir, qu’est ce que vous comptez faire de cet idiot?” Bandit: “Pour l’instant, poses tout ce que t’as. Même ces vêtements et ces chaussures bizarres. Tu peux garder tes sous-vêtements, nous ne sommes pas des diables après tout!” Ils se moquaient impitoyablement de Subaru qui s’était humilié devant eux. Ils ont donc le concept de diable ici aussi hein, et avec des pensées aussi peu pertinentes, leurs paroles suscitèrent un fort sentiment de malaise. Tout ce qu’il avait, même ses vêtements et ses chaussures, cette demande était assurément―― Subaru: “Les gars, vous êtes vraiment allés vous cogner la tête quelque part, pas vrai?” C’était exactement la même chose que ce qu’ils avaient demandé la première fois qu’il les avait rencontrés. Peut-être qu’ils s’étaient cogné la tête, ou peut-être que ces pauvres bâtards n’avaient même pas le
cerveau pour se souvenir de ce qu’ils avaient dit auparavant, il se pouvait même qu’ils aient tellement utilisé ce schéma qu’ils ne se souvenaient même pas à qui ils l’avaient dit. Ils étaient irrécupérables jusqu’à la moelle, mais leur attitude envers Subaru, qui les avait autrefois vaincus, était étrange. Compte tenu de cela, il y avait une autre possibilité. Subaru: “Il y avait également Felt, on dirait que les problèmes de mémoire sont fréquents par ici…” Bandit: “Arrête de claquer des dents. Tu ne veux pas suivre les directives? Ou tu n’as pas le cerveau pour les suivre?” Subaru: “Vous êtes les derniers qui devraient parler de cervelle…” Ce dernier murmure s’arrêta dans sa bouche, et Subaru montra qu’il était prêt à faire ce qu’ils disaient. Alors qu’il se demandait s’il devait au moins essayer de garder ses vêtements, ou peut-être s’en occuper d’un seul coup maintenant qu’ils s’étaient rapprochés, il mit sa main dans son sac―― Subaru: “Hein―?” Il fronça les sourcils, c’était son expérience la plus troublante à ce jour dans ce monde. Subaru: “Pourquoi…?” Il marmonna comme s’il gémissait, alors qu’il vérifiait lentement le contenu de son sac en plastique. Il y avait son gobelet de ramen shoyu tonkotsu, son portefeuille et son téléphone qui étaient trop encombrants pour être gardés dans sa poche, et enfin, un en-cas doré d’une saveur qu’il affectionnait particulièrement. C’était bien ça, le snack doré――le snack aromatisé au potage de maïs. C’était la première chose qu’il avait mangée depuis qu’il était arrivé dans ce monde, et il s’était également avéré très utile pour calmer la rage de Rom dans la maison du receleur, après quoi la plus grande partie était censée avoir été consommée. ――Mais actuellement, il était complètement rempli et de retour dans son sac.
Subaru: “Je pensais qu’on avait mangé ça… Il n’en restait plus beaucoup.” Ils avaient consommé au moins les deux tiers de son contenu. Et pourtant, il était revenu à son état initial. Il n’y avait aucun signe que le sac ait été ouvert. C’était étrange, peu importe la façon dont il y réfléchissait. La disparition de ses blessures pouvait s’expliquer. Il avait vu la magie de Satella. Il pouvait donc conclure que quelqu’un les avait guéries à la suite des deux tragédies. ――Mais même s’il supposait qu’un guérisseur de si grande classe existait, serait-il vraiment possible de restaurer quelque chose qui n’existait plus? Subaru: “Oui, la magie de duplication…” Il se souvenait que Rom avait mentionné une chose de ce genre. La magie de duplication――une magie qui permettait non seulement de copier l’apparence d’une chose, mais de la reproduire entièrement. Si quelqu’un utilisait cette magie, même ce… Subaru: “Mais alors, qu’en est-il de l’ouverture du sac. Ne me dites pas que la magie guérisseuse peut même restaurer la colle ou quelque chose comme ça…” Il ne trouvait pas cela très réaliste. Et comme ce monde semblait avoir sacrifié le développement technologique au profit du développement magique, il semblait douteux qu’ils aient les connaissances nécessaires pour recoller le sac. Ses pensées étaient complètement bloquées de tous côtés. Mais dans ces pensées bloquées, Subaru commença à croire que ce n’était pas de la magie de guérison. Mais ce fut là que ça s’arrêta, car l’autre possibilité à laquelle il avait pensé était trop absurde, son sens de la raison l’avait rejetée, la croyant impossible. Bandit: “Hey, qu’est-ce que tu fous?” Subaru: “Ah?”
Un appel soudain provenant de son voisin lui fit émettre un bruit sourd. Un des hommes――le troisième à mains nues, qu’il appelait “Kan” dans son esprit. Subaru fronça les sourcils quand il réalisa que l’homme s’était approché de lui. Subaru: “Pourquoi tu t’approches de moi comme ça? Laisse-moi te dire que je n’ai pas besoin de ton aide pour me déshabiller.” Bandit: “Comme si quelqu’un allait t’aider à faire ça! C’est toi qui as titubé jusqu’ici!” Ce n’est qu’après qu’on lui ait crié dessus que Subaru se rendit compte qu’il était passé de l’intérieur de la ruelle jusqu’au bord de la route. On aurait dit qu’il se déplaçait inconsciemment, tout en étant absorbé par ses pensées. Mais pour les hommes, ses actions irréfléchies avaient fini par ressembler à une conduite hostile. Bandit: “S’il ne fait pas ce qu’on lui dit, pourquoi ne pas le frapper un peu?” Bandit: “Ou plutôt, c’est déjà un vrai emmerdeur. Finissons-en ici.” Subaru voyait que les hommes étaient sur le point de faire quelque chose de précipité, alors il arrêta sa profonde réflexion pour le moment. Ce dont il avait besoin maintenant, c’était―― Subaru: “Tiens, attrape ça!” Bandit: “Quoi?!” Il souleva le sac en plastique dans sa main, puis le jeta au fond de l’allée. Il dessina un arc en volant à grande vitesse dans l’obscurité. Naturellement, les hommes qui avaient l’intention de le piller le suivirent également des yeux. Voyant une ouverture, Subaru se précipita énergiquement devant eux. Comme il l’avait conclu à plusieurs reprises, le plus important était de s’éloigner d’eux en toute sécurité. Ensuite, il devait se rendre à la maison du receleur et trouver les réponses aux doutes qui s’étaient
installés en lui. Lui-même estimait que ce qu’il pensait était insensé. Un utilisateur de magie de guérison, qui était incroyablement compétent à la fois en magie de restauration et en magie de duplication, était tombé par hasard sur la scène tragique de la maison du receleur et, par bonté d’âme, il y avait soigné tout le monde gratuitement, puis avait laissé Subaru seul devant ce stand, après quoi il était simplement parti sans même se présenter. Même cette histoire complètement fantaisiste était plus facile à accepter. Subaru: “Eh bien, c’est assez difficile à accepter aussi.” Voilà ce qui était le plus logique. Du moins, comparé à la folie sans fondement qui lui avait traversé l’esprit. Avec deux idées contraires en lui, Subaru se précipita hors de l’allée obscure. S’il se rendait jusqu’à la rue principale et courait en faisant beaucoup de bruit, même ces types ne le poursuivraient probablement pas. Il était malheureux de perdre le contenu du sac, mais il avait sorti quelques affaires juste avant, donc les seules choses qui restaient dedans étaient le paquet de snacks et de la petite monnaie qui n’était qu’un poids mort――ses pertes n’étaient pas significatives. Ce fut dans cet esprit qu’il s’enfuit, mais soudain, son pied manqua largement son but, ce qui le fit paniquer. Son corps était instable et la jambe qu’il était censé avoir mise devant trébucha. La force quitta alors ses jambes et il tomba à genoux. Il tendit les mains pour arrêter sa chute, et se réprimanda pour avoir été idiot au point de tomber dans un moment pareil. Néanmoins, Subaru: “Hein, c’est bizarre…” Il essaya de rassembler ses forces pour se relever, mais ses bras tremblaient. Il était totalement incapable de soulever son corps. Il avait aussi laissé tomber les objets qu’il tenait avant cela.
Bandit: “C’est pour ça qu’on t’a dit de nous écouter, idiot.” Il entendit une voix méprisante juste derrière lui, et tourna la tête vers elle. L’homme qui se tenait derrière lui était le second, qu’il avait surnommé “Chin”, un nom extrêmement humiliant. Avec cette attitude vulgaire, l’homme montra du doigt Subaru alors que les bords de sa bouche se courbaient. Suivant son doigt pointé, Subaru comprit pourquoi il s’était effondré. ――Il y avait un couteau incrusté dans le bas de son dos. Subaru: “Goah… Gga…” Au moment où il réalisa cela, une douleur terriblement vive le traversa et lui bloqua la gorge. Cette douleur extrêmement pure et primitive le priva même de la capacité de se contorsionner d’agonie. ――J’ai été poignardé! Poignardépoignardépoignardépoignardépoignardépoignardépoignardé. Contrairement aux deux autres, Chin qui brandissait le couteau n’avait pas été distrait par le sac. Ce qui signifiait qu’il devait être plus concentré à blesser Subaru qu’à voler quelque chose de valeur. Comme on pouvait s’y attendre, Chin était le plus important à affronter, plus que Ton ou Kan. C’était le résultat d’une négligence. Au cours de ces quelques heures, il avait déjà rencontré de nombreux types de douleurs horribles. Mais peu importe le nombre de fois qu’il en avait fait l’expérience, il lui serait absolument impossible de s’y habituer. Bandit: “Hey, tu l’as sérieusement poignardé?” Bandit: “Je n’avais pas le choix. Et s’il s’était échappé dans la rue? Ça aurait été une vraie galère pour nous.” Bandit: “Aaah, ça craint. Tu l’as frappé aux tripes donc il va probablement mourir… Ça trempe même ses vêtements.”
C’est tout ce à quoi on pense quand on poignarde quelqu’un, une plainte à travers l’horrible douleur. Il ne pouvait pas se permettre de penser à autre chose, il souffrait tellement qu’il était difficile de rester conscient. Et à en juger par ce que Ton avait dit, sa blessure était telle qu’il ne se relèverait pas. Il devait au moins faire quelque chose tandis qu’il était encore conscient. Il décida donc de rassembler toutes les forces qui lui restaient, les accumulant au fur et à mesure qu’il se préparait à crier. En la portant à sa langue, il essaya de crier, Bandit: “D’accord, en voici un deuxième avant que tu partes et tentes quoi que ce soit!” Un deuxième couteau lui fut enfoncé sans pitié en plein milieu du dos. Subaru: “――Ough.” La torpeur qui le traversa comme un choc électrique annula son cri. Il était déjà bien au-delà du point où il pouvait supporter la douleur ou tenter de faire quelque chose comme crier. Il n’y avait plus rien qu’il puisse faire. Les dommages causés à son dos semblaient avoir atteint ses poumons. Même s’il répétait ses respirations rauques et rudes, ses poumons ne se gonflaient pas et sa respiration devenait de plus en plus douloureuse. La privation d’oxygène l’affectait gravement, il devenait si faible qu’il semblait sur le point de perdre même sa capacité à penser. Il perdit la sensation dans ses membres et ne sut plus s’il était tourné vers le bas ou vers le haut. Même si ses yeux n’étaient pas lacérés cette fois-ci, il ne voyait toujours rien car sa vision était devenue noire. ――Qu’est-ce que tu veux dire par “cette fois-ci”?
Il était pitoyable de s’accrocher à une idée qu’il avait déjà rejetée comme absurde. S’il devait s’y accrocher, autant qu’il le fasse à fond. ――Ne penses pas à ta mort imminente. Avant de mourir, analyse le monde qui t’entoure. Ses yeux étaient morts. Tout comme ses membres. Il ne lui restait plus que son nez et ses oreilles. Dans ce cas, il devait les utiliser pleinement. N’importe quelle odeur persistante lui conviendrait, il ne craignait pas d’entendre toutes sortes d’abus. La puanteur de la saleté dans l’allée. L’odeur métallique montante du sang. Son nez venait de mourir. Il avait disparu. Ses oreilles étaient aussi aux portes de la mort, et fonctionnaient à peine. Bandit: “――Prenez… objets…” Bandit: “――ca! Les gardes… Co…!” Bandit: “…Un! C’est la merde! …Si on arrive à…!!” Il ne put capter que ces fragments de conversation. C’était bien, mais son cerveau était trop endommagé pour qu’il puisse comprendre ce qu’il avait entendu. Comme il était mort, il ne pouvait qu’entendre. Il ne savait pas s’il se souviendrait de ce qu’il avait entendu. Que voulait-il dire exactement par se souvenir? Que voulait-il faire en se souvenant? Que voulait-il? Qu’est-ce que―― Comme si elles suivaient les parties qui avaient succombé en premier, ses autres fonctions disparurent progressivement, et à la toute fin, dans un bruit de grattement comme si quelque chose était arraché de son corps, Natsuki Subaru perdit la vie pour la troisième fois. ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ Quand sa conscience revint, Subaru était dans l’obscurité. Réalisant que c’était une obscurité de sa propre création, il ouvrit doucement les yeux――et les fit brûler par le soleil éblouissant, ce qui le fit gémir alors qu’il utilisait sa main pour se les couvrir. ???: “Alors, et la pamme?” Une voix familière lui posa une question familière juste devant ses yeux.
Ses oreilles étaient opérationnelles. L’agitation de la rue était aussi forte que d’habitude, complètement différente du silence épouvantable qu’il avait connu dans cette ruelle. Malgré le fait que, s’il tenait compte de la distance, il n’était qu’à un virage de là. Subaru: “Je ne pouvais même pas passer cette rue, c’était assez pathétique…” Le propriétaire de l’étal, marqué par la cicatrice, avait tenu des propos d’autodérision, mais il commença à froncer les sourcils, mécontent de ne pas recevoir de réponse. Subaru savait par expérience personnelle que bien qu’il ait l’air intimidant, c’était en vérité un homme très gentil. Naturellement, le commerçant n’en avait probablement aucun souvenir. Alors qu’il songeait à tout cela, Subaru lui fit à nouveau face, Subaru: “Dis, combien de fois m’as-tu vu?” Marchand: “Combien de fois? Tu es nouveau ici, mon gars. Je n’oublierais pas une apparence aussi distinctive.” Subaru: “Quelle est la date d’aujourd’hui?” Marchand: “C’est le quatorzième jour du mois de Tammuz.” Subaru: “Merci. ――Je vois, le mois de Tammuz, hein.” Il n’avait aucune idée de ce que c’était. Pour commencer, il ne savait même pas comment ils consignaient le calendrier de ce monde, mais ils semblaient utiliser les jours et les mois, et il pouvait probablement supposer qu’ils utilisaient un calendrier solaire. C’était vraisemblablement connu de tous, mais il hésitait à poser des questions à ce sujet. Surtout à quelqu’un comme le propriétaire de ce stand, qui était complètement concentré sur la vente de ses marchandises. Le propriétaire de l’étal était très patient avec lui, mais comme prévu, il semblait penser qu’il perdait
beaucoup trop de temps juste pour vendre un seul fruit. Tenant cette pomme ou quoi qu’elle soit dans sa main, il demanda une énième fois, Marchand: “Alors, la pamme?” Il avait fait de son mieux pour cacher sa colère avec un sourire. Sa cicatrice blanche tremblait, et son sourire forcé ressemblait plus à une expression qui ferait fuir les enfants. En réponse, Subaru plaça ses mains sur ses hanches et gonfla sa poitrine, Subaru: “Désolé, mais je suis totalement et absolument fauché!” Marchand: “Fous moi le camp d’ici――!” Ce cri de colère le fit reculer instinctivement, après quoi il s’enfuit. Je ne peux pas y retourner pendant un moment, pensa-t-il, avec deux significations en tête.
